RAT EU
D'où :
V=K— (NV +o) (1)
Or, ce volume v est presque négligeable; il varie en général d’un tiers à un demi-dixième de centimètre cube. Il est facile à déterminer, puisque le trou du robinet est un petit cylindre. On pourrait le considérer comme égal à un demi-dixième de centimètre cube et alors, dans les opérations, on retrancherait du volume lu sur le tube mesureur le volume du réactif auquel on aurait ajouté un demi-dixième de centimètre cube.
Mais, il est plus simple, dans la graduation de re ment, de diminuer le volume réel de l’ampoule du volume v; autrement dit, le volume de l’ampoule marqué 12 centim. cubes n'aurait en réalité que (12 —)} centim. cubes.
L'égalité précédente peut d’ailleurs le montrer très nettement en la mettant sous la forme :
On n'aura plus alors qu’à retrancher du volume fourni par la lecture le volume du réactif. j = N'oublions pas que nous avons dans notre uréomètre une chambre à air, si petite soit-elle. Cherchons donc quelle peut être l'influence d’une élévation de température du
-gazogène sur la température de la cuve.
Nous savons que le volume du liquide du gazogène est de 25 centim. cubes environ et que celui de l’eau de l'éprouvette. est à peu près de 2,000 centim. cubes, c'est-à-dire 80 à 100 fois plus fort. Les chaleurs spécifiques de ces liquides étant peu différentes, il en résulte qu'une élévation de température dans le gazogène égale à 20°, par exemple, ce qui est
; énorme, ne produirait qu’une augmentation de un Je de degré environ-pour toute la masse d’eau.
En nous reportant à une formule établie plus haut, nous
ns
pouvons calculer l'augmentatien de volume correspondant à une différence de un quart de degré entre la température initiale et finale, pour une chambre à air de 25 à 30 centim. cubes. à
On a :
ENS VE Nal = 30 X 0,003665 X 7 = 0025
Dtoneiaon de volume est done deun ss de dixième de centim. cube. Or, un tel volume est à peine appréciable à la lecture, et cependant, nous nous sommes placés dans des conditions peu avantageuses. -
Dans nos essais avec cet uréomètre, nous n'avons pas constaté, entre la température initiale et finale, une variation supérieure à un quart de degré et, en général, il n'y a aucune variation appréciable, si l'on a pris des précautions.
En résumé, le nouvel uréomètre à eau que nous venons de décrire, nous offre les mêmes avantages que l'uréomètre à mercure : [est peu volumineux, beaucoup moins encombrant que les autres uréomètres et d’un maniement très simple ; toutes les parties ponee dans le même vase et sont à la même température ; il n’a qu ‘un seul robinet fermé hydrauliquement; il est entièrement en verre et composé d’une seule pièce; enfin, il est gradué en dixièmes de centim. cubes.
Il n’y a qu'une différence à signaler, c'est la présence d’une chambre à air qu'il n’est pas possible d'éviter, maissa capacité est réduite au minimun (25 à 30 centim. cubes environ), et nous venons de démontrer qu'elle ne pouvait avoir aucune influence appréciable sur les résultats.
Il présente, d’autre part, un avantage sur l’uréomètre à mercure en ce qu'il est beaucoup moins dispendieux, qu’il n'exige pas d’accessoires et qu'il peut être émployé plus facilement pour les usages cliniques. |
Il nous reste, maintenant, pour achever l'étude de cet . uréomètre, à comparer les résultats qu'il fournit à ceux obtenus avec l'uréomêtre à mercure sur des solutions titrées de sels ammoniacaux ou d'urée.
COMPARAISON DES RÉSULTATS OBTENUS AVEC LE NOUVEL URÉOMÈTRE A EAU ET L'URÉOMÈTRE À MERCURE SUR DES SOLU- TIONS TITRÉES DE SELS AMMONIACAUX ET DURÉE. — Nous avons fait successivement des essais sur des solutions titrées de chlorhydrate d'ammoniaque, de sulfate d'ammoniaque et d'urée purs.
Les tableaux suivants nous montreront non seulement que les résultats sont constants, identiques pour chaque uréomètre, ce qui indique clairement que ces instruments ne sont le siège d'aucune perte, — mais encore, en raison des conditions dans lesquelles nous nous sommes placés, ils établiront l'influence de la gkicose et du milieu réagissant sur le dégagement d'azote.
Dans le tableau E sont consignés les résultats obtenus en opérant sur 10 centim. cubes d'une solution de chlorhydrate d’ammoniaque contenant 60 centigr. de ce sel pour 100 centim. cubes de solution. Chaque prise correspond à 6 centigr. de chlorhydrate d'ammoniaque, ou, en volume d’azote à 0° et 760 millim., à 12 centim. cubes 53.
Les te premières parties du tableau: correspondent à des dosages sans addition de glucose; les autres essais ont reçu chacun 1 centim. cube de solution de glucose à 25 p. 100.
Taszeau I
que
Volume d'azote Température t Haut. barométrique Volume d’azote Vo Moyenne des résultats obtenus Différence
| Résultat théori.
s | Solution de glucose a le]
( mm
Len 1218 | 1253 | 0,36
Uréomètre à mercure
Nouvel
a LA # À Es + # N°] D A (]
Uréomètre
Nouvel uréomètre
Le tableau II nous donne les résultats obtenus avec une solution de sulfate d’'ammoniaque dont une prise de 10 centim. cubes correspond à 8 centigr. de sel, soit encore à 13 centim. cubes 51 d'azote. LE
Aucun des dosages faits sur le sulfate d’ammoniaque n’a reçu de glucose dont l’action est suffisamment mise en évidence dans les autres tableaux.
n° ble DE ds
re
TagLgau Il
Solution de glucose.
Volume d’azote Température OR Hauteur barométrique corrigée (LE — J) Volume d'azote (Vo) Moyenne des résultats Volume d'azote théorique Différence en cent. cubes
ne Qt Le]
à eau.
Re ND œ =
Nouvel uréomètre
A l'examen des tableaux Let II, nous constatons d’abord, qu’en l'absence de glucose, les résultats fournis par l’uréomètre à mercure différent de ceux obtenus avec notre uréomètre à eau ; la même remarque s'applique également d’ail-
- leurs au tableau If. — Mais qu'il y ait eu addition de glu-
cose, ou qu'on ait agi directement, les résultats, dans chaque
cas, offrent une coïncidence aussi parfaite que possible,
qui justifie la valeur pratique de ces deux instruments. Cette concordance permet d’aflirmer que dans les dosages exécutés en opérant comparativement sur une liqueur titrée et sur la solution à titre inconnu, on doit forcément obtenir
- des résultats exacts en valeur absolue.
Les essais au chlorhydrate d'ammoniaque avec addition de glucose donnent un résultat moyen que l’on peut considérer également comme exact en valeur absolue, puisque la
différence avec le résultat théorique est inférieure, dans les deux cas, à un demi-dixième de centimètre cube, quantité qui ne dépasse pas les erreurs possibles de lecture.
Si nous considérons, maintenant, les résultats obtenus sans glucose, nous voyons, dans les trois tableaux, que la
quantité d'azote retenue par le males réagissant est beau-
coup plus grande avec l’uréomètre à eau qu'avec l'uréomètre à mercure. Quelle est donc la cause de cette différence ? Voici ce qui doit se passer : quand on transporte l'uréomètre à mercure sur la cuve à eau, la liqueur hypobromique plus lourde que l’eau descend au fond de la cuve et se trouve
remplacée au fur et à mesure par de l’eau pure; mais dans
cette ascension et descente simultanées, dans ce remplacement des liquides, l'azote retenu mécaniquement dans le réactif est abandonné progressivement et vient se MAARSRE à l'azote dégagé. à Dans les uréomètres à eau, au contraire, la liqueur alca-
line de l'opération reste en contact avec l'azote dégagé ; les.
milieux ne changent pas. Peut-être, pourrait-on comparer cette absorption de l'azote par le milieu réagissant, à ce qui
se passe dans un liquide où le gaz carbonique se trouve
dissous sous pression (eaux gazeuses) : vient-on à mettre ‘ces liquides en contact avec l'air libre, on constate que, même après un temps fort long, il reste encore une quantité relati-
vement considérable d'acide carbonique en dissolution dans à le liquide. Il y a là, il nous semble, une résistance mécanique | qui fait obstacle au dégagement d'acide carbonique, ana-
logue à celle qui se produit avec l'hypobromite de soude ? Malgré ce remplacement du réactif par de l’eau (dans l'u-
réomètre à mercure), nous voyons, en ce qui concerne les sels ammoniacaux (tableaux I et 1), que tout l'azote n'a pas
: été dégagé, et que sa mise en liberté complète n° a été obte-
‘nue que par l'emploi de la glucose. “La glucose. at elle âgi
ici en qualité de réducteur pour empêcher certaines réactions secondaires de se produire comme cela se passe pour l’urée ? Nous ne saurions le dire. S'il n'y a pas d'action chimique, il faut admettre alors que la glucose agit par la chaleur déve-
Tagreau III | |
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loppée sous l'influence de sa décomposition par l'hypobromite de soude, chaleur qui suffirait à expulser du liquide la totalité du gaz: C’est peut-être là qu’il faut chercher la véritable action de la glucose dans le cas des sels ammoniacaux. Les expériences du tableau IIT ont été faites sur des solu- M. 20
ai © #
à eau
Nouvel uréomètre
La œ
tions d’urée pure. Chaque prise d'essai de 10 centim. cubes correspond à la quantité d’urée indiquée dans le tableau qui
est suffisamment explicatif par lui- même.
Nous ferons remarquer qu'ici, l'influence des actions chi-
miques est manifeste; il suffit, pour s'en convaincre, de considérer les résultats obtenus avec l’uréomètre à mercure, sans addition de glucose aux essais : tandis que pour l'urée ‘il y a une perte de 1°°28 d'azote sur le chiffre théorique, dans les sels ammoniacaux la perte est de 035 seulement. Néanmoins, bien qu'elle soit déjà considérable, puisqu’elle atteint 8,1 p. 100 de l'urée de l'essai, elle est encore
inférieure à celle fournie par l'uréomètre à eau dans les
mêmes conditions. C’est là un nouvel appui à l'hypothèse que nous venons d'émettre relativement au remplacement du milieu réagissant par de l’eau.
Si nous examinons maintenant les essais qui ont reçu 1 centim. cube de solution de glucose à 25 p. 100, nous voyons que les résultats correspondant aux solutions uréiques dont la concentration ne dépasse pas 40 à 50 centigr. p. 100 sont presque exacts en valeur absolue et se rapprochent davantage des résultats théoriques, que ceux obtenus avec 6 centigr. dans les mêmes conditions et avec la même quantité de liqueur hypobromique. La richesse en urée des solutions a donc une influence manifeste surle rendement en azote.
Si nous n'avions pas craint de surcharger le tableau, nous aurions pu montrer l'influence de la richesse en aleali du réactif sur le dégagement d'azote.
Nous devons retenir ceci : on ne devra jamais opérer sur des solutions contenant plus de 1 p. 100 d’urée, et il est.
préférable, ainsi qu'en font foi les résultats du tableau, d'agir sur CEA solutions ayant moins de 50 centigr. p. 10 d'urée.
Calculons l'erreur p. 400 en urée- correspondant aux
résultats du tableau IT obtenus sur des solutions dont la concentration ne dépasse pas 40 centigr. p. 100.
L'uréomètre à mercure nous donne une erreur de 0cc09 pour 4 centigr. durée. Par un calcul fort simple, nous trou vons que, pour 100 gr. d'urée, on aurait une perte égale à 60 centigr. seulement. En d’autres termes, les résultats de ces essais nous permettraient d'obtenir 99,4 p. 100 d’urée.
Le nouvel uréomètre à eau donne une erreur de 0cc07 pour 4 centigr. d'urée, c’est-à-dire 43 centigr. p. 100. On obtiendrait done 99,57 p. 100 d’urée.
On peut dire que ces deux résultats coïncident et que la perte en urée est insignifiante. D'ailleurs, il est difficile d'arriver à une plus grande approximation, puisque la différence entre les résultats trouvés et. le résultat théorique n’atteint pas un dixième de centimètre cube.
Remarque. — Nous avons supposé jusqu'ici que nous opé-
rions sur des solutions d'urée pure ou sur de l'urine débarrassée des matériaux capables de donner de l'azote sous l'influence de Fhypobromite de soude.
Le moyen communément employé pour déféquer l'urine, est le sous-acétate de plomb. On s'arrange de façon qu'une prise de 10 centim. cubes de liqueur corresponde à 2 centim. cubes d'urine.
Malheureusement, dans ce traitement, la créatinine, la guanine et les sels ammoniacaux ne sont pas précipités. Si la guanine peut être négligée, il n’en est plus de même des deux autres éléments. Les sels ammoniacaux donnent tout leur azote, comme nous le savons. Quant à la créatinine, tous les auteurs ne sont pas d'accord : Falk donne 37 p. 100, et nous avons trouvé nous-même 52,6 p. 100 en moyenne, en opérant sur de la créatinine provenant de l’une des meil- * leures maisons de produits chimiques de Paris.
-En se basant sur la quantité moyenne de ces corps con-
Fa. rs en TEEN S Ce 1 be + 4 PSS
tenue dans l'urine, on trouve, par le calcul, que le rendement | en azote uréique est augmenté de 3 p. 100 en moyenne. Ne Quelle que soit la façon qu’on emploie pour déterminer l'azote d’une telle liqueur, on aura toujours des résultats erronés. | ; :
Comme il n’est pas possible, en temps ordinaire, de doser séparément ces corps pour en retrancher leur azote, en raison du temps considérable que ces opérations nécessiteraient, nous avons pensé à utiliser la propriété qu'a l’acide phosphotungstique de précipiter de l'urine les matières extractives azotées autres que l'urée et à doser ensuite cette dernière au moyen des hypobromites. < Détermination volumétrique de l'azote uréique au moyen des -hypobromites alcalins après traitement de l'urine par l'acide phosphotungstique. — Nous avons vu DE déjà que Pflüger avait profité des propriétés de l’acidephosphotungstique pour perfectionner la méthode de Bunsen et ; la rendre précise.
Comme cette méthode n'est pas pratique et qu'ilest impossible de l'employer couramment, nous avons cherché à la modifier de façon à pouvoir faire agir directement l'hypobromite de soude sur la liqueur uréique provenant du traitement par l'acide phosphotungstique. Mais il est nécessaire de neutraliser préalablement la liqueur obtenue. ; Pflüger, qui avait déjà pensé à doser l'azote de l’urée par ce moyen, procédait à cette opération avec un lait de chaux. Nous croyons avoir donné à ce procédé une forme réellement commode, en opérant de la façon que nous allons indiquer et en effectuant la saturation de la liqueur acide par une > solution de soude en présence d’une goutte de solution de ‘ $ phénolphtoléine. On agit de la même façon que pour le dosage de l’azote total et on se sert du même dispositif. La saturation est ainsi rendue plus facile, plus rapide et plus précise; elle
peut se faire directement dans le ballon jaugé où nous ferons nos prises d'essai, — ce qui évite une seconde filtration.
Mode opératoire. — On détermine, par un essai préalable, comme on l'a fait pour la méthode de Bunsen, la quantité d'acide phosphotungstique nécessaire pour précipiter 10 centim. cubes d’urine additionnée de 1 centim. cube d’acide chlorhydrique.
On procède ensuite à la préparation de la liqueur sur laquelle on opérera :
On prend 10 centim. cubes d’urine filtrée qu'on introduit dans un flacon jaugé de 50 centim. cubes; on y ajoute 1 centim. cube d'acide chlorhydrique (D —1,12)et la quantité de réactif phosphotungstique reconnue nécessaire.
On achève de remplir jusqu’au trait de jauge avec de l’eau distillée. On ferme le vase hermétiquement et on l'abandonne pendant vingt-quatre heures à lui-même; on filtre sur un filtre sec.
On prélève 25 centim. cubes de ce liquide filtré que l'on remet dans le flacon de 50 centim. cubes; on ajoute une goutte de phénolphtaléine et on sature avec une solution de soude (D = 1,33) comme nous l'avons dit. On ajoute de l’eau distillée pour achever les 50 centim. cubes. On laisse la liqueur très légèrement acide. On en prend 10 centim. cubes qu’on introduit dans l’uréomètre; an agit, pour le reste de l'opéra-
tion comme nous l'avons indiqué autre part.
Si l'on veut que la prise de 10 centim. cubes corresponde à 2 centim. cubes d'urine, on n'aura qu'à doubler le volume de l'urine, de l'acide chlorhydrique et dun réactif phosphotungstique. Si le flacon de 50 centim. cubes n'avait pas une capacité suffisante pour opérer sur 20 centim. d'urine, on en
- prendrait un de 60 centim. cubes. On préléverait, après filtration, 30 centim. cubes de liquide acide que l’on introduirait
dans le flacon jaugé de 50 centim. cubes, et on continuerait comme plus haut. À à
Nous avons fait quelques dosages par ce procédé. Nous rapporterons le suivant, parce que nous avons également dosé l'azote de l’urée après défécation par le sous-acétate de plomb.
Le tableau ci-contre nous permet, sans autres explications, de nous rendre compte de la différence qui existe entre les résultats.
VOLUME D’AZOTE obtenu à 0 et 760mm dans l'air sec
& - MOYENNE des résultats