‹ Étude sur les modifications du testicule consécutives à l'interruption du canal déférent: Rôle pathogénique des kystes à spermatozoïdesChapitre 14 sur 30 · JE · texte numérisé non relu

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Nous ne crûmes plus longtemps, cette fois, à de simples collections de pus. D'une part, leur développement si lent et à une époque si éloignée de l'intervention, d'autre part, l'absence totale d'adhérence et toute réaction inflammatoire nous inspirèrent des doutes sérieux sur la nature réelle de ces abcès et nous engagèrent à en examiner au microscope le contenu. Nous l'avons trouvé uniquement formé de spermatosoides intacts et tassés les uns sur les autres en nombre énorme.

Quant aux testicules, is étaient sensiblement normaux. Voici d'ailleurs ce que révéla l'examen microscopique.

Rat 11. — (0) Testieule gauche. Complètement normal.

D) Testieule droit. La plupart des tubes sont normaux; un très petit nombre {1/10° environ) sont réduits au syncytium et disposés en 3 ou 4 groupes ; il existe Là trois tubes spermatiques à parois très épaissie contenant un bouchon de spermatozoïdes fortement safranophailes, et qui occupent précisément les régions des tubes infertiles. La grande intestitielle et conservée.

Rat 12. — (x) Testicule gauche. Presque tous les tubes sont normaux, très peu (1/28 environ) ne renferment plus que le syncytium ; ils occupent le centre de l'organe et parmi eux 1l en est un qui se trouve réduit à sa simple membrane propre hypertrophuiée contenant un bouchon de spermatozoïdes tassés les uns sur les autres et dégénérés.

Les cellules interstitielles sont normales.

D\ Testicule droit en partie conservé. Ici encore nous trouvons un certain nombre (1/12) de tubes seminifères absolument normaux et contenant des spermatozoïdes. Les autres sont réduits au syneytium et se trouvent disposés par groupes ; nous retrouvons encore parmi eux trois tubes analogues à ceux précé-

demment décrits, dont la lumière est absolument obstruée par un amas de spermatozoides.

Le tissu conjonctif intertubulaire est normal.

Rat 13. — (à) Le testicule gauche est absolument normal.

D) Le testicule droit au contraire ne présente plus un seul tube sain ; presque tous sont réduits à leur paroi doublée du syncytium ; les moins altérés contiennent quelques spermatogonies. |

La grande interstitielle est conservée.

C'est le seul testicule qui, malgré la coexistence d'un kyste, ait présenté des lésions si accusées et si généralisées. Nous verrons plus loin comment il convient d'interpréter ce cas anormal.

Remarque. — Xn résumé, si l’on se rappelle que les testicules sont privés de leur déférent depuis 19 mois, on peut s'étonner avec Juste raison de Îles trouver dans cette série d'expérience aussi peu altérés (cf. Rat 9). Deux sont parfaitement normaux ; trois présentent parmi une forte majorité de tubes sains, quelques-uns qui sont stériles ; un seul enfin possède des tubes séminifères tous altérés profondément.

Et cette coexistence de kystes à spermatozoïdes avec l'intégrité parfaite ou relative du testicule ne peut être mise sur le compte d’une simple coïneidence. Elle est même plus fréquente que nous ne lavons cru tout d'abord, car nous avons observé antérieurement des faits du même ordre sans leur attacher leur véritable signification : tels ces testicules des Rats 5 et 7, dont l'intégrité anatomique coexistait avec la formation de kystes analogues pris alors pour de petits abcès. Nous nous sommes souvenus du cas plus récent du Rat 10, dont l'ab-

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domen distendu nous avait fait croire au dévelop

pement d’une fumeur; mais qui, sacrifié, ne nous

présenta qu’un kyste énorme, — dont nous méconnûmes la nature, — coexistant avec des testicules en apparence intacts.

Ces faits sont intéressants. Retenons-les : nous verrons plus loin quelles conclusions il faut en déduire.

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