‹ Étude sur les Mutillides du Muséum de ParisChapitre 26 sur 52 · Mutilla senex Guérin · texte numérisé non relu

Mutilla senex Guérin

Mutilla srne.r Guérin, lconogr. Règne anim., VU, Ins., 1843, p. 429, pl. 1)9. tig. ï, o = palliiUcpps Cresson, Proc. ent. Soc. Philadelphia, IV, 18t>3. p. 112. ç.

Les Mut Hlides du Muséum de Maris.

Le mâle seul de M. sene.r a été décrit par Guérin comme provenant de Cuba. Or. j'ai sous les veux un couple Ç> d'une Mutille recueillie dans la même île par Gundlacli et dont le mâle ne se distingue de sener que par le thorax entièrement d’un noir brun et les pattes ferrugineuses. Comme la forme de toutes les parties du corps, la sculpture et la Yostiture, particulièrement la belle pubescence d’un doré pâle qui orne la tète, sont identiques, il ne s’agit évidemment que d'une variété de coloration assez fréquente chez les Mu tilles. La femelle recueillie. selon toute probabilité, en même temps que le mâle et qui lui ressemble d’ailleurs à tel point qu’il ne peut rester aucun doute sur leur assimilation, répond tout à fait à la description de patlidiccps Cresson, et j’en conclus que les M. sene.r et pallidiceps ne sont que les deux sexes d'une même espèce et que le nom de sene.r doit être adopté comme ayant la priorité.

U). Mutilla holosericea nov. sp.

Ç Xiijrn, pnllidr anreo-serieea , Ihoruris srennditjur seijmenli abdamiuis disro anrantiaeo sériera. Captif Utoraee majustius , tlnnu.r l/revis, post medium modice caarriatus , postier anijnstaius , nnijuintlo srntrlluri parut iuslruetns. Abdomen pelitdalum , area pipjidiati distineta . Inngitndinaliler rngnsn . Caïeu rin viijra. — Long, il mill.

Tète noire, entièrement revêtue en dessus de pubescence serrée, d'un doré pâle, qui en cache entièrement la sculpture; sur les joues la pubescence est beaucoup plus éparse et plus blanchâtre; mandibules rougeâtres avec l'extrémité noire, antennes et tubercules antennaires noirs; thorax noir, revêtu d’une épaisse pubescence d’un jaune pâle, soyeux, devenant d'une belle teinte orangée sur le disque, sculpture également indistincte par suite de l'épaisseur de la vestiture qui recouvre même entièrement les lianes du thorax et les pleures: abdomen noir, entièrement revêtu de pubescence serrée d'un jaune pâle, passant à l’orangé sur le disque du second segment; en dessous, la pubescence est plus longue 1 , plus éparse, plus blanchâtre, et le bord apical des segments ventraux est cilié de longs poils pâles: cotés du corps et face postérieure du thorax hérissés d’une longue pilosité d’un blanc jaunâtre: pattes noires, hérissées d<* poils pâles, épines des tibias et éperons noirs.

Tête a peine plus longue que large, arrondie en arrière, pins étroite que le thorax: veux assez grands, en ovale très court, peu convexes, munis de facettes très lines mais distinctes, assez éloignés des mandibules; tubercules antennaires petits et arrondis; mandibules courtes.

Ernest André.

émoussées au sommet; second article du funieule des antennes à peu près de la longueur du troisième. Thorax court, obtusément piril'orme, très peu rétréci en avant, plus fortement en arrière, faiblement contracté entre le mésothorax et le métatliorax, perpendiculairement tronqué en arrière et pourvu d'un onglet scntellaire petit mais bien distinct; le bord antérieur du pronotum est rectiligne avec les angles marqués mais uon dentiformes; pleures assez concaves, couvertes de pubescence. Abdomen pétiole, premier segment beaucoup plus étroit que le suivant mais peu contracté 1 à son articulation postérieure, muni en dessous d’une carène saillante et obtusément dentiforme; second segment à sculpture indistincte en dessus à cause de l’épaisseur de* la vestiture, peu densément et superficiellement ponctué en dessous: dernier segment dorsal avec une aire pygidialo assez plane, mate et longitudinalement rugueuse.

Un exemplaire du Chili et un autre incomplet de Cusco (Pérou).

Par ses yeux en ovale court et pourvus de fossettes très Unes cette espèce semble former un passage au sous-genre Ephuta. Son épaissi» pubescence dorée parait la rapprocher iVaurariu Blake, de l’Amérique du Nord, que je ne connais pas en nature, mais qui. d’après la description, a les yeux ronds et polis comme les véritables Ephuta.

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