I. — Espèces de la Région palé arctique
Mutilla cxuinquemaculata Cyrill. var. melanaria nov. var.
Je crois devoir rapporter à cette espèce, comme variété, un exemplaire provenant probablement d'Égypte ou de Syrie, et présentant avec le t\pe des ditl'érencos assez remarquables, tout. en ni 1 me paraissant pas suffisantes pour établir une espèce, surtout d’après un seul individu. Cette variété, (pie j’appellerai melanaria , olTre les particularités suivantes :
? La tète est entièrement noire, a peine un [jeu rouge-marron sur les côtés, et ornée en dessus d’une grande tache de pubescence d’un jaune soyeux qui occupe la presque totalité du front et du vertex; le thorax est également d’un brun noir très foncé, un peu rougeâtre en dessus et revêtu sur le dos d'une pubescence analogue à celle de la tète mais moins abondante. La bande postérieure du premier segment abdominal est moins rnaculifnrme et plus étendue (pie chez les exemplaires ordinaires. Le second segment est orné à son sommet, non de deux taches, mais d’une large bande plus étroite sur les côtés, angulousement échancrée au milieu de sa partie antérieure, et le troisième segment est entièrement revêtu de pubescence d'un jaune soveux. comme celle des autres ornements, formant une. bande non ou très indistinctement interrompue en son milieu. La taille de cet (exemplaire.
Ernest André.
est grande et atteint 18 millimètres; les antennes et les pattes sont d’un brun noir, un peu rougeâtre.
Cette variété rappelle tout à fait les variations analogues qui se remarquent chez bm'baru L.
'). Mutilla dichroa Sich. Had.
Mutilla bicolor Olivier. Eneycl. méthod. Insect., VIII. 1811. p. 37, nec Pallas. — Mutilla dichroa Sicliel et Radoszkovvsky, Horae Soc. ent. lloss., VI. I8G9, p. 300. — Mutilla quinquedentata Moravvitz, llorae Soc. ent. Ross., XXIV. 1800, p. 038.
c5 Cette espèce, dont le type d'Olivier existe dans les cartons du Muséum, (‘St insuffisamment décrite par l’auteur ainsi que par Sichel et Radoszkowsky qui l'ont figurée dans leur Monographie ( loc . ci t . , pl. XI. lig. 7) d'une façon tout à fait méconnaissable, puisque l'abdomen est représenté comme pétiole, tandis qu'il est sessile. Il est aussi simplement cilié de longs poils grisâtres au lieu d'ètre nettement fascié de blanc comme l'indique à tort la ligure. Mais ce mâle étant le même que celui décrit postérieurement par F. Morawitz sous le nom de qui tique dontata, je me contente de signaler cette synonymie et de renvoyer à la description de Morawîtz qui est très exacte et très complète.
G. Mutilla (Dasylabris) italica Fabr.
Mutilla italica Fabricius, Entoin. syst., 11. 1793, p. 370. < 5 .
La M. italica Fabr. o, dont la M. regai is Fabr. est sans doute la femelle. oltre, comme chez plusieurs mâles de Dasylabris, les ailes pourvues tantôt de trois cellules cubitales, tantôt de deux, sans que cette particularité coïncide avec d’autres différences de structure. Chez les individus t\ piques, les segments trois et suivants de l'abdomen sont entièrement noirs, hérissés de poils de même couleur, et sans trace de bande claire. 11 existe dans la collection Siebel un exemplaire paraissant provenir d’Olivier et chez lequel l’abdomen est entièrement rouge. O n’est évidemment qu'une variété du type qui a le second segment seul en majeure partie rouge.
Une variété inverse, c’est-à-dire avec l’abdomen entièrement noir, me parait être la M. layubris Fabr., considérée jusqu’à présent comme espèce particulière, mais (pie j’incline à rattacher à italica , sans cependant avoir la certitude de son identité, puisque la femelle en est encore inconnue.
Très voisine aussi à' italica. à laquelle il faudra peut-être un jour la réunir, est la rubrosignata Rad., dont un individu de Dax (Landes)
Les Mutillides du Muséum de Paris.
exista dans la collection Sichel, et qui ne me parait se distinguer de Y italien que par le troisième et le quatrième serments de son ahdom *n revêtus de bandes do pubescence d’un doré pâle. Deux exemplaires d ma collection, l'un de Sarepta Russie 1 méridionale) et l’autre dellvères, présentent la même particularité.