‹ Étude sur les Mutillides du Muséum de ParisChapitre 9 sur 52 · Mutilla penicillata André · texte numérisé non relu

Mutilla penicillata André

Mut ilia penicillata André, Ann. Soc. eut. Fr., 1894. p. (576. 9.

9 Les individus qui ont servi de types à ma description axaient la tète noire, mais, sur deux exemplaires possédés par le Muséum, l’un est conforme au tx pe, tandis que l’autre, sans indication do proxenanee. a la tète rouge comme h* thorax. Le surplus des caractères étant d’ailleurs identique, nous sommes en présence d’une xariété de couleur, assez fréquente chez les Mutilles, et que je me borne à signaler à titre de renseignement.

LL Mutilla continua Fabr.

Mutilla continua Fabricius, Syst. Fiez.. 1 804, p. 4*10. 9.

9 Cette espèce, répandue dans l'Europe orientale, en Asie Mineure et dans la majeure partie île l'Afrique, est, par le fait même de sa grande dispersion, très variable de taille, de coloration et même de sculpture. Elle est reconnaissable à la forme particulière de son thorax dont le prothorax est notablement dilaté sur les cotés, beaucoup plus large que le mésothorax qui est étranglé, tandis que le métatborax se dilate de nouveau, sans atteindre toutefois la largeur du prothorax.

Une autre particularité consiste en ce que les trois segments thoraciques sont nettement séparés par des sutures lden distinctes, ce qui est très rare chez les femelles de Mutilles. Les mandibules présentent au bord externe, près de leur base, une forte dent, plus accentuée chez les grands exemplaires de l’Afrique tropicale, plus effacée chez ceux des régions tempérées. Cette conformation, qui se rencontre assez fréquemment chez beaucoup de males de Mutilles, esl Lien plus insolite chez les femelles, et n’avait, je crois, pas encore été signalée. Les bandes ou les franges apicales des segments abdominaux sont formées de pubescence passant du blanc pur au fauve rouge, sans que ces variations de teinte présentent rien de caractéristique. La J/, uuroa Klug, dont je n’ai pas vu le hpe, est probablement une simple variété de continua à ornements jaunes, tandis que la M. incerta Rad.. du Caucase, dont je possède un exemplaire typique, que je dois au général Radoskowsky, ne me paraît rien autre chose qu'une continua dont les franges abdominales et la pilosité sont d’un blanc de neige. Enfin, la 1/. subcontinua Sich. Rad.. dont le type existe dans les cartons du Muséum. n’est également qu’une continua à bandes blanches, et les principaux caractères donnés par les auteurs de la monographie, des Mutilles. c’est-à-dire « la présence d’ocelles sur le vertex et le partage visible du corselet », sont sans valeur, puisque tons les individus de continua présentent, comme je l’ai dit, les sutures thoraciques très accentuées, et que, chez les grands exemplaires de toutes les variétés, on peut reconnaître des ocelles à divers degrés de développement. Il n’en est pas moins très remarqua! de que de véritables femelles réunissent ainsi plusieurs des caractères propres à l’autre sexe et se rapprochent de la conformation de ces mâles aptères qui se rencontrent chez certaines espèces du sous-genre Myrniilla.

L’un des individus existant dans les cartons du Muséum, et recueilli par M. Delafosse à la Côte-d’hoire, est accompagné d’une note signée de l’explorateur et ainsi conçue : « Cet insecte vit dans la campagne, au milieu des hautes herbes. En frottant l'un contre l’antre deux des anneaux de son abdomen, U produit un bruit analogue, comme son et comme intensité, à celui qu’émet le grillon de France. »

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