INTRODUCTION
Des milliards de créatures humaines n’auraient pu, depuis la création, vivre et se renouveler sur la terre sans une continuelle et très-abondante reproduction des végétaux; aussi les forces reproductives de la végétation sont-elles d’une puissance merveilleuse.
Néanmoins tout le bien que l’homme peut en attendre n’est assuré qu’autant qu’elles sont modifiées et équilibrées par d’autres forces, dont nous avons parlé dans une étude précédente (1) et que nous avons appelées forces de X élimination.
« L élimination complète d’un végétal ou d’un animal comprend trois opérations : la mise à mort, le déplacement et la transformation en humus. Ces trois opérations ne sont pas toujours pratiquées par le meme éliminateur. La gelée fait périr une plante, mais sans la déplacer ni la transformer. Au contraire, le corbeau, en mangeant un animal en putréfaction, ne fait que le déplacer et le transformer. Le moineau, en prenant et en avalant une chenille, l’élimine complètement.
(1) Les Oiseaux dans les Harmonies de la Nature , 2 e édition. Uez Bailllère et Palmé, éditeurs, à Paris; et Firmin-Marchand, éditeur, h Saint-Dizier.
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« A la différence de la moisson, de la fenaison, du défrichement, de la coupe de bois, de la cueillette des fruits, qui sont autant de destructions générales nécessaires à la consommation, l'élimination ne s’attaque qu'à une faible partie des genres ou espèces des végétaux ou des animaux qui sont groupés dans le même lieu, ou même, par voie d'amputation, à un seul de leurs membres.
« L’élimination est doublement extensible. Elle peut : 1° attaquer une partie très-limitée d’un être ou un nombre plus ou moins considérable de végétaux ou d’animaux de différentes espèces d’un même groupe ; 2° ne pas rester concentrée en un même lieu et au contraire se propager de contrée en contrée, d’une région à l’autre. Une gelée frappe ordinairement plusieurs territoires. Les semences des végétaux sont emportées par le vent ou par les animaux. Les invasions lentes, mais progressives, des insectes deviennent régionales. L’action des oiseaux s’étend à d’immenses surfaces.
« Par suite de cette force d’extension, l’élimination s opère ainsi plus ou moins rapidement, selon les circonstances.
« L élimination détruit tantôt un végétal ou un animal plein de vie, tantôt un être débile, tantôt enfin elle décompose un corps organique qui a été frappé de mort.
« Dans ces diverses circonstances, son but principal n est pas, comme celui de la moisson, de pourvoir avant tout à la consommation de l’homme.
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mais de faire disparaître, dans une sage mesure, les végétaux et les animaux qui languissent ou surabondent dans un lieu quelconque et les corps organiques qui se trouvent privés de vie, afin de favoriser par un certain déplacement de forces de la production le complet développement des êtres qu’elle y laisse ou qui doivent succéder à ceux qu’elle enlève.
« Une autre conséquence de l’ élimination, c’est que les produits qu’elle détruit sont convertis en produits nouveaux.
« Et il arrive ainsi que, si l’élimination, dans le moment où elle intervient, prive l’homme d’une partie, d’ailleurs très-faible et de peu de valeur, des végétaux et des animaux qui existent, elle lui prépare pour plus tard des ressources beaucoup plus précieuses.
« L’énumération des nombreuses espèces d’éliminateurs et de leurs moyens si variés d’action nous a déjà fait connaître sa puissance.
& Tantôt par l’action de la chaleur, du froid, de l’humidité et du vent, elle opère de véritables razzias, mais seulement dans telle ou telle contrée, telle ou telle région, et par intermittence ; tantôt, quand les végétaux sont très-rapprochés, elle fait succomber les plus faibles sous l’action des plus vigoureux. Le plus souvent, elle se porte d’un point à un autre pour produire en détail et d’une manière avantageuse tous ses efforts.
« ,Les insectes, les petits animaux et les oiseaux
iS
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qui sont chargés de ce dernier travail de répartir l’élimination sur tous les points, de la pratiquer en détail, mais quelquefois aussi en grand où elle devient particulièrement nécessaire, sont conformés et outillés de façon à attaquer, dans certains pays ou certaines parties de territoire, tels ou tels êtres, telles ou telles parties de ces êtres, pour les détruire et les transformer immédiatement.
« C’est pour accomplir la partie la plus difficile et la plus importante de cette tâche, que les oiseaux ont le privilège de faire des déplacements très- multipliés, très-rapides et très-éloignés, malgré tous les obstacles.
« Quoique puissante, l’élimination n’est que secondaire par rapport à la production ; mais elle est à cette force principale, dont elle est inséparable, ce que le frein et l’aiguillon sont pour l’animal de trait, ce que sont le frein, le volant et le régulateur par rapport au moteur d’une machine.
« Or, nous savons que le régulateur d’une force est, malgré ses faibles proportions, capable de grands effets. Un enrayoir, une guide, si petits en comparaison d’une voiture, d’un cheval, suffisent pour les arrêter.
« Il pouvait donc arriver que les éliminateurs vinssent bouleverser la production végétale et animale, produire le désordre, le chaos et rendre la terre inhabitable pour l’homme.
ais Dieu a tout combiné si merveilleusement dam cette partie de la mécanique terrestre, que
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d’immenses bienfaits nous sont assurés quand nous n’y mettons jp as obstacle « .
Nous croyons avoir ensuite démontré qu’il existe toujours une parfaite concordance entre les forces de la production et les forces de l’élimination, et que la puissance de la seconde se proportionne à la puissance de la première, de manière à pouvoir, selon les circonstances, la modérer ou l’activer.
Il est surtout à remarquer que les éliminateurs de l’ordre des animaux se reproduisent de telle sorte, qu’ils assurent cet équilibre entre la production et l’élimination.
Les questions qui se rattachent à ces matières ont donc une très-grande importance, et il est particulièrement intéressant de rechercher et d’exposer quelques principes essentiels touchant la reproduction des oiseaux.
De l’œuf et du nid. — De leur raison d’être.
Ou sait que la vie animale n’est possible qu’au moyen d’une chaleur corporelle variable selon les espèces (1).
Si un animal ne peut vivre sans une certaine chaleur corporelle, à plus forte raison, il ne peut naître, se former et se développer que dans des conditions de température à peu près égales à celle de ses parents.
Aussi est-ce une règle sans exception , que le premier germe d’un animal se produit dans le corps d’un être de son espèce. 11 naît dans un œuf.
(1) On peut en juger d’après quelques exemples donnés par John Davy.
Température du corps en degrés centig.
Canard commun
Grive
Chien
Chat commun...
Ecureuil
Tortue
Serpent.
Requin
Truite commune.
Limaçon
Ecrevisse
Guêpe
Grilîon
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L’œuf a la forme arrondie des corps qui en pénétrent d’autres. Cette forme est celle d’une circonférence un peu allongée, si bien caractérisée parles variétés d’œufs, qu’on l’a appelée ovalaire, du nom de l’œuf (1).
Les insectes, les crustacés, les mollusques, les poissons, les amphibiens, ayant une température corporelle plus basse que les mammifères et les oiseaux, ont pu placer leurs œufs sur la terre nue et dans l’eau. Au dedans et au dehors de ces œufs les petits atteignent leur premier développement sous l’influence de la chaleur atmosphérique, à la façon des végétaux.
Chez les mammifères dont la température se rapproche beaucoup de la chaleur humaine, à en juger par les exemples cités , le premier germe devait se développer dans le corps de la mère, et non à la température trop froide de l’air et de l’eau (2).
Pourquoi n’en est-il pas de même chez l’oiseau, dont la chaleur corporelle est plus élevée que celle
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du nord-est, ^ne^con^vmU^alo ^ U } statl0nnent en lliver dans nos villes
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de toutes les autres espèces d’animaux ? On saisit aisément la raison pour laquelle le principe de la reproduction des mammifères devait être ici modifié dans ses applications.
Supposons, en effet, une perdrix obligée de loger dans son corps les vingt petits d’une couvée; une perdrix, du poids de trois cent trente grammes, a quatre cent soixante-dix centimètres cubes. Vingt petits, au sortir de la coquille, forment un cube de trois cent quarante centimètres et pèsent au minimum deux cent trente-cinq grammes.
Une hirondelle rustique, du poids de vingt grammes, a un cube de vingt centimètres; ses cinq jeunes présentent, au sortir de la coquille, un cube de quinze centimètres, et ont au minimum un poids de neuf grammes cinquante centigrammes.
Le chasseur sait avec quelle vitesse la perdrix le fuit, quand il l’épouvante ou quand elle est poursuivie par un oiseau de proie.
L’hirondelle rustique fait généralement deux mille mètres à la minute. Elle peut plus que doubler cette vitesse. Une mère prise au nid, et lâchée à huit mille huit cent quatre-vingt-deux mètres, l’a regagné en deux minutes.
Un roitelet est sans cesse en mouvement depuis la pointe du jour jusqu’à la nuit. L’autruche échappe à l’Arabe monté sur son cheval.
Tous ces faits, qui prouvent la nécessité de la ponte, sont d’ailleurs bien en rapport avec ce que nous avons dit de l’oiseau, de son rôle de régulateur dans les forces de l’élimination, des déplacements continuels, rapides et souvent très-longs qu’il est obligé de faire dans les airs à tire d’ailes
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et en franchissant les obstacles pour suffire à sa tâche. Mais, d’autre part, les oisillons, ayant besoin pour leur premier développement d’une très-grande chaleur , ne pouvaient naître à la température ordinaire de notre atmosphère.
De là la combinaison : 1° des œufs pondus successivement à un jour et quelquefois à plusieurs jours d’intervalle (Ij, contenant, sous une mince enveloppe de calcaire, le germe de l’oiseau et la nourriture dont il a besoin pendant qu’il y séjourne, et trouvant au contact de l’abdomen, de la poitrine et des plumes de la mère, une température de quarante et quelques degrés ; 2° des petits réchauffés de la même façon jusqu’à ce qu’ils atteignent leur principal développement; 3° et du nid au moyen duquel et dans lequel se produisent ces diverses évolutions.
A cette règle générale, il y a quelques exceptions, qui du reste ne font que la confirmer.
L autruche ne couve pas son œuf; mais elle le dépose dans le sable échauffé de la région des tropiques ; et dans les parties moins chaudes elle le couve. Il en a été ainsi dans les essais de reproduction en captivité faits à Marseille.
(1) Des faits qu’à ce sujet j’ai constatés, il en est un qu’il est bon de signaler aux ornithologistes : .
Le 3 mars 1869, j’ai trouvé sur un vieux nid de buse :
1° Cinq moyens-ducs pesant, le 1 er 250 grammes .
leTamarfetTn^^ d ?° Dt naissance à' 7n sixième petit
septième le 14. Le troisième était infécond.
le nid était enlevé.* 6 ^ COnt,nuer “es observations ; mais, le !■' avril,
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D’après M. Gould, le talegalle de la Nouvelle- Hollande placerait ses œufs dans un amas de feuilles vertes, de manière à assurer l’éclosion des petits au moyen de la chaleur du soleil et de la fermentation (1). Ce fait est maintenant très-connu.
Les oiseaux de proie, les gallinacés, les palmipèdes et beaucoup d’échassiers ne font pas de nids chauds, parce que leurs petits naissent emplumés. Le héron ne se préoccupe guère que de la solidité du sien, parce que ses petits naissent robustes.
De ces considérations il résulte évidemment que le nid et l’œuf doivent être étudiés, quand on veut apprécier la puissance reproductive de l’oiseau et son rôle dans le mécanisme des forces de ce monde. De cette étude on peut d’ailleurs tirer d’autres enseignements aussi utiles que variés.
(1) Cet oiseau aurait un mode de nidification des plus singuliers, selon M. Gould. Il réunirait sur le sol une grande quantité de branches vertes avec leurs feuilles, de manière à en former un monceau de cinq à six pieds de haut, et même plus, auquel il donne une forme conique. C’est dans un petit enfoncement, étroit et assez profond, du sommet de ce cône, que la femelle pond deux ou trois œufs, qu’elle a soin de relever, avec son bec, et de placer perpendiculairement, les uns près des autres, de façon à ce que l’un des deux bouts soit en haut et l’autre en bas ; ensuite elle laisse au soleil et à la chaleur produite par la fermentation de cette masse de végétaux, le soin d’échauffer et de faire éclore sa nichée. ( Dictionnaire universel d' Histoire naturelle , par d’Orbigny, au mot Talegalle.)
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Etablissement du nid au centre des éliminations à, réaliser, sur la terre, sur l'eau, sur les plantes, sur les arbres et sur les constructions qui s’élèvent au-dessus du sol. — Superpositions d’étages nombreux et variés.
L’oiseau devait , pour l’élevage de ses petits, choisir, autant que possible, un lieu abondamment pourvu des végétaux ou des animaux qui conviennent le mieux à sa nourriture.
L’oiseau est essentiellement éliminateur; et, en se portant là où il y a surabondance d’êtres à éliminer, il ne sert pas moins les intérêts des hommes que les siens propres.
C’est, en général, la femelle qui fait cette élection de domicile.
Pour rendre moins pénibles les allées et l es venues que nécessitent le ramassage, la cueillette, la chasse ou la pêche, il s’établit au centre des opérations qu’il prévoit (1).
Plusieurs couples d une même espèce ont donc intérêt à éloigner leurs nids les uns des autres* Cependant, si sur un seul point ils trouvent l'aboi
leurs w S ° nt pa n comme ! es oiseaux, chargés de nou rril
œufs précisément là r ™ ervei Heux instinct les pousse à déposer l eurS SiCS: « trouver le P-
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dance, ou si, en raison de leur puissance de locomotion, ils peuvent facilement se porter au loin et s’y pourvoir largement, alors ils rapprochent leurs nids, quelquefois même ils les groupent comme nous groupons les exploitations agricoles , qui forment les villages.
Il s’ensuit que des oiseaux d’espèces différentes, et n’exerçant pas la même industrie , peuvent également se fixer et se fixent sur un même point.
Les groupements de nids offrent tous les avantages du voisinage ; aussi , quand un danger menace, il y a toujours quelques oiseaux assez vigilants pour donner l’alarme et faire décider à temps la résistance ou la fuite. Le plus souvent tous les habitants d’une colonie se mettent à crier et à voltiger de manière à effrayer et cà éloigner l’ennemi commun.
L’abondance ou la pénurie de la nourriture, la puissance ou la faiblesse de la locomotion , et surtout du vol, sont donc les principales causes de l’établissement, de l’agglomération ou de la dissémination des nids. À ces causes viennent s’ajouter, il est vrai, celles des sympathies et des antipathies naturelles , que quelques espèces ou quelques individus ont les uns pour les autres. L’abondance consiste elle-même en ce que l’oiseau trouve en grande quantité certains végétaux ou animaux, en ce qu’il peut se nourrir d’un grand nombre de leurs espèces, ou dans cette circonstance, qu’il mange peu.
Ceci établi, tous les nids d’oiseaux devaient-ils etre dé P° sés sur le sol? Dans les plaines, il n’en pouvait guère être autrement; mais, dans la plu-
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part des autres cas, il convenait qu’ils fussent répartis sur la terre, sur l’eau, sur les plantes, les arbres, les habitations qui se superposent à la surface du sol; delà sorte, ils pouvaient être dans un milieu très-favorable aux opérations et aux habitudes de chaque espèce d’oiseaux, et surtout n’être pas soumis aux mêmes risques, à des chances trop générales de destruction ou même de réussite. Il ne faut pas, dit un proverbe, mettre tous ses œufs dans le même panier : c’était encore un moyen de rendre plus sensible la distinction des nids. Ces divers principes ont donné lieu à une multitude de faits qui se produisent partout.
Dans telle contrée qui, l’année dernière, était en jachères, c’est-à-dire à peu près nue, on ne voyait que peu d’alouettes ; il y en a beaucoup plus cette année, parce qu’elle est cultivée en blé. Au fur et à mesure que la végétation, les insectes et les poissons croissent dans un étang, les oiseaux s’y reproduisent en plus grand nombre ; ils s’y multiplient surtout dans les dernières années de la mise en eau. Qu’une coupe soit faite dans un bois, les nichées y sont extrêmement rares ; elles reparaissent ensuite, quand les taillis poussent et grandissent, dans les jeunes et moyens taillis ; selon qu’une terme est ou n’est pas habitée, il y a ou il n’y a pas d hirondelles rustiques. Le nombre de ces nids
augmente dans la proportion du bétail, c’est-à-dire,
des fumiers qu’il produit et sur lesquels vivent les mouches.
Les oiseaux du genre de la fauvette, qui sont de joie ai e, et dune certaine spécialité comme éliminateurs, s’éloignent les uns des autres pour
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nicher, à moins qu’ils ne trouvent abondamment leur nourriture sur un même point.
On rencontre rarement clans un petit jardin plus d’un couple de fauvettes à tête noire et, dans un espace restreint des taillis d’un bois plusieurs nids de la fauvette des jardins. Au contraire, quand leur nourriture est très-variée, certains petits oiseaux nichent à côté les uns des autres ; de là les réunions de moineaux domestiques et de moineaux friquets. Les hirondelles se groupent aussi, parce qu’elles vont au loin chercher leur nourriture.
Les oiseaux de moyenne et de grande taille et qui, par cela même, consomment davantage, peuvent, mais surtout en raison de la variété de leur nourriture et de la puissance de leur vol, former également des groupes de nids, et pendant que les grives chanteuses s’isolent, les étourneaux, les corbeaux, les grands ramiers, les bizets, les hérons forment des espèces de villes.
Les plus grands de ces oiseaux, qui se perchent et volent haut, s'établissent ordinairement sur des arbres élevés.
Ainsi que nous l’avons dit, les oiseaux sont portés à rapprocher leurs nids, quand cela ne doit pas amener la disette ou une trop grande gêne, et quand il n’existe pas entre eux d’antipathie (1).
(1) A ce sujet je puis citer quelques faits curieux.
Le 6 mai 1873, j’ai trouvé, dans un petit bois situé au milieu d’une plaine, deux nids, l’un de corbeau-corneille et l’autre de pie. Ils étaient à peine à cent mètres l’un de l’autre. Ce voisinage donna lieu à des disputes continuelles, à des provocations et à des combats, qui eurent pour conséquence l’abandon des deux nids.
J’ai vu :
Sur un chêne, un nid de colombe-colombin, un de pic-vert, un d’étourneau et un de mésange charbonnière (9 mai 1867) ;
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Chacun sait que les hirondelles et les sternes forment de véritables colonies.
La héronnière d’Ecury est une ville habitée en un certain moment par huit cents, neuf cents hérons et plus.
Est-il donné à un petit oiseau de toucher le cœur d’un plus fort au point de se faire un protecteur d’un corbeau, d’un héron, et même de rapaces, tels
Sur un autre, un nid de pic-épeiche, deux d’étourneau, un de gobemouches à collier et un de grimpereau (29 mai 1868) ;
Sur un hêtre, un nid de pic-épeichette, deux d’étourneau et un de grive (6 mai 1868) ;
Sur un chêne, un nid de colombe-colombin et deux d’étourneau (10 juin 1868) ;
Sur un charme, cinq nids d’étourneau (18 mai 1868) ;
Sur un hêtre, deux nids d’étourneau, un de torcol et un de mésangecharbonnière (28 mai 1866) ;
Sur un chêne, un nid de mésange charbonnière et un de grive (10 mai 1870);
Sur une tête de saule, un nid de merle, et, dans un trou de cet arbre, un de mésange charbonnière (8 mai 1872) ;
Sur un chêne, un nid de merle et un de grive (14 avril 1870);
Sur un peuplier, un nid de .pinsonet un de merle (20 avril 1870);
Sur un poirier, un nid de verdier, un de pinson et un de chardonneret ;
Sur un chêne, dans le flanc d’un vieux nid de buse, un nid de grimpereau (trois œufs), et, à quatre mètres au-dessus, un nid de piegrièche grise, contenant cinq œufs de l’oiseau et un de coucou. Chose très-curieuse, le sixième œuf de pie-grièche était caché dans le pourtour du nid (14 mai 1873) ;
Sur un chêne, un nid de pie-grièche grise et un de gros-bec (2 mai 1871) ;
Sur un bouleau, un nid de pie-grièche rousse, et, sur un frêne, à nuit métrés de là, un nid de loriot (19 mai 1871) ;
, ‘- ur un buisson d’épine blanche, un nid de pie-grièche écorcheur, et, a sept mètres de là, sur terre, un nid d’engoulevent (12 mai 1871);
grive' (14 rtî 873) m<1 ^ gr0S ' bec ’ ct> à deux mètres P lus bas - u " de , in S ^T tî ang ’ ?“ nid de STèbe-castagneux, et, à trois mètres de là,
un nid de sterne-épouvantail (17 juin 1873)
l m r o l0 . g !s d ® canar( ïï er > un nid de eanard-nyroca, et* à un mètre ae la, à I extrémité, un de morelle (15 mai 1874) ■
detix r mMrps U ririi l0 Pi’ de .f a - nardier ’ deux nids de héron-blongios, et, à x mètres de là, à 1 extérieur, un de poule d’eau. (20 juin 1874.)
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que la buse, le milan et l’épervier-autour ? Cela est probable, car j’ai trouvé, dans le flanc d’un nid de corbeau-corneille, un nid de grimpereau (15 avril 1867) ; dans celui d’un héron, un de friquet (12 mai 1866) ; dans celui d’une buse, un autre de friquet (8 mai 1874) ; dans celui d’un épervier-autour, un de grimpereau (2 mai 1871) ; dans celui d’un milan royal, un de friquet (2 mai 1866), et dans celui d’un milan noir, un de grimpereau (20 mai 1874). Plusieurs fois aussi, j’ai vu sur le même arbre des nids de colombe-colombin et d’étourneau avec des frelons ou des abeilles. En résumé, chacun a pu voir des nids plus ou moins rapprochés sur tous les points de la surface terrestre, celui de l’alouette sur la terre, de la fauvette sur un buisson, de la grive sur les taillis, de corbeaux sur les arbres, de grèbe-castagneux sur l’eau, de la rousserolle sur les roseaux. Pour nicher, l’hirondelle de rivage et le martin-pêcheur pratiquent dans le sol des trous qui ont jusqu’à 80 centimètres et même 1 mètre 20 de profondeur ; dans le même but, les pics se creusent dans le tronc des arbres de véritables chambres.
Pour les nids d’une espèce, on remarque ordinairement les mêmes particularités de lieux; cependant quand certains oiseaux prévoient une grande abondance de nourriture sur un point où ils ne peuvent établir leurs nids comme à l’ordinaire, ils se résignent à sortir exceptionnellement de la règle qu’ils sont instinctivement portés à suivre.
Ainsi j’ai vu des œufs de chouette-hulotte sur la mousse du sol et sur le grenier d’une maisonnette des bois, des nichées de huppes sur terre et sous
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des fagots, de mésanges charbonnières dans un nid d’écureuil, de mésanges bleues dans des nids de troglodytes et de grives , de mésanges mouettes dans des nids de merles.
Or, ces oiseaux nichent toujours dans des trous d'arbre, quand ils en trouvent à leur convenance.
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En général, c’est l’oiseau qui construit son propre nid. Exceptions.
Le nid étant en général nécessaire pour la reproduction de l’oiseau, il fallait que celui-ci pût en édifier, mais cependant sans trop de fatigues et de peines. Ainsi la plupart des oiseaux, et surtout ceux de petite taille, peuvent se contenter, pour chaque reproduction, d’un nid relativement peu solide ; le travail long et difficile d’un logement destiné à durer plusieurs années est donc inutile. D’ailleurs, il eût été impossible à beaucoup d’entre eux d’aller chercher et de manier de gros matériaux, tels que des baguettes de bois ; de plus, les nids même trèssolides fixés sur la terre n’auraient pu résister aux intempéries de l’hiver ; enfin, les conditions de l’élimination se modifient souvent, et de manière à entraîner pour les oiseaux un changement correspondant de domicile.
Beaucoup d’oiseaux sont donc obligés, chaque année, de faire de nouvelles constructions.
Un certain nombre de ceux qui font plusieurs pontes en un été sont meme forcés de recommencer autant de nids que de pontes. Après l’élevage d’une première famille, la couche est au moins déformée, poudreuse, et souvent envahie par les insectes. Par cela même que le nid est très-simple, l’oiseau, avec les aptitudes dont il a été doté et que comportait sa constitution, peut en construire assez
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facilement un nouveau, quand le sien est détruit, ou qu’il le croit convoité par un ennemi. Il est des oiseaux qui en font plusieurs pour dépister les ravisseurs, et surtout les dénicheurs; et si, en apportant des matériaux, ils se voient observés, ils changent de direction.
Ne dirait-on pas qu’en pensant à leurs petits, les oiseaux sont effrayés de leur faiblesse et de leur impuissance? La lutte est souvent impossible, la fuite ne peut sauver les enfants, du moins les père et mère cacheront bien leur retraite.
En règle générale, le nid est terminé pour le jour où le premier œuf doit y être déposé ; cependant, quelquefois des oiseaux y font de légères augmentations, surtout quand l’incubation touche à la fin ou que les petits éclosent. Dans ces circonstances, des buse ont placé des feuilles et de nouveaux chiffons dans le fond de la cuvette, des tou terelles ont épaissi leur clayonnage en y ajoutant des baguettes.
Certains oiseaux utilisent les anciens nids, qui sont au centre des éliminations qu’ils trouvent à faire.
Les nids appartenant aux gros oiseaux , étant composés de matériaux solides, le plus souvent de baguettes enchevêtrées, peuvent durer plusieurs années. Ordinairement les rapaces s’en emparent et y font des réparations proportionnées aux avaries. De même les oiseaux qui nichent dans les trous n ont qu à reprendre possession des anciens et à les approprier.
Il se trouve de la sorte que quelques pères et meres profitent de constructions faites par d’au-
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lies oiseaux, ou par d’autres animaux, ou qu’ils utilisent celles qu’ils ont faites eux-mêmes une ou plusieurs années auparavant.
Non-seulement ils s’établissent dans un ancien nid qu’ils réparent, mais encore ils le démolissent quelquefois pour faire servir les matériaux à l’édification d’un nouveau.
Dans un jardin d’un de mes amis, le 9 avril 1872, un couple de pinsons nicha à l’extrémité d’une branche de lilas ; quatre jours après le vent souffla avec violence et le nid fut très-fortement ballotté.
Ces oiseaux comprirent alors que cette résidence n’olfrait aucune sécurité, et sur la même branche, mais à un mètre trente centimètres plus bas, ils en construisirent un second, en utilisant une grande partie des matériaux du premier.
De ce qui précède, il résulte donc que chaque oiseau fait usage d’un nid pour la reproduction, qu’en général il travaille plus ou moins à son édification. Il n’y a à cette règle que fort peu d’exceptions.
De même encore, et il a été facile de le voir, le nid n’a pour objet que d’assurer la reproduction : les oiseaux n'en construisent point dans le but de se poser ou de s’abriter. Nos sédentaires d’hiver, comme la perdrix, le moineau domestique et la chouette-chevêche, trouvent des abris, la première dans une touffe d’herbe ou un rebord de fossé, les autres sous nos toits, dans les greniers, dans les granges. Cependant le pic a l’habitude de se creuser une chambrette là où il se propose de résider, et, en hiver, la chouette-hulotte est souvent blottie dans un trou d’arbre ; mais cette retraite n’est point un nid.
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Confirmation par des exemples du principe de nidification.
Ces énonciations générales trouvent leur application et leur confirmation dans les exemples suivants.
Les fauvettes, les bruants, les grives, font autant de nids que de pontes.
Quand on donnne des inquiétudes aux oiseaux, souvent ils abandonnent leur nid et en font un autre : ainsi fait la bondrée. Il est vrai que quelques-uns agissent différemment. Des buses ont même recommencé à pondre dans les nids d’où on avait enlevé les premiers œufs.
Afin de tromper ses ennemis, souvent la pie en construit plusieurs. Le troglodyte fait quelquefois de même.
Les milans, les buses, l’autour, la crecerelle, 1 épervier, le moyen-duc viennent chaque année s établir dans leurs anciennes résidences, quand ils ont pu y élever leurs petits et que le champ de leurs éliminations n’est pas changé. Dans le cas contraire, ils cherchent un nid de corbeau ou d écureuil.
Ce n’est que lorsqu’ils n’en trouvent pas qu’ils en construisent.
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terre au milieu d’une pièce de seigle, dan
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contrées de la Champagne éloignée des bois. Les père et mère avaient arraché le seigle à un mètre à la ronde pour se donner plus d’aisance.
Le corbeau-corneille , qui est un très-habile constructeur, utilise quelquefois des matériaux qui ont déjà servi.
Le 20 avril 1873, j’ai vu un nid de cet oiseau dont la base se composait des restes d’un nid de pie de 1872.
Deux jours plus tard, j’en ai trouvé un de corbeau de l'année 1872 et qui avait été parfaitement restauré en 1873.
Le 5 juin 1865, deux hippolaïs polyglottes ont fait une seconde ponte dans un nid, qui avait servi à l'élevage de la première nichée. En 1875, deux rubiettes tithys ont agi de même.
Le 10 juillet 1873, deux gobe-mouches gris ont repris possession d’un nid, dans lequel ils venaient d’élever cinq jeunes ; le 12, il y avait deux œufs.
Le 4 juillet 1874, à six heures du matin, cinq jeunes pinsons ont quitté leur nid, et le 8, leur mère y a déposé le premier œuf d’une seconde ponte.
Le 10 juin 1874, cinq rossignols sont sortis d’un nid dans lequel les père et mère en avaient élevé cinq autres à la même époque de 1873.
Un nid a suffi, avec quelques réparations, à deux linottes pour élever leurs petits, en mai 1873 et en avril 1874.
En 1875 et 1876 deux gobe-mouches gris ont élevé trois nichées dans un même nid ; il est vrai qu’il était à couvert et parfaitement encaissé dans les baguettes d’un treillage.
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J’ai également vu des nids de grives et de merles établis sur d’anciens nids de geais, de grives et de merles.
Les étourneaux, les mésanges, retournent aussi à leurs trous, les hirondelles à leurs nids, quand les conditions de nourriture sont les memes. Souvent il faut faire des réparations ou des augmentations: les sittelles et quelquefois les étourneaux en font de très-remarquables.
Si les trous ont disparu sous la cognée du bûcheron, ou sous l’action du temps, ou s’ils sont occupés par des oiseaux plus forts, ils en cherchent d’autres,
et généralement ils en trouvent. Le pic, dont le nom indique assez la force du bec, a été chargé d’en construire pour la plupart des oiseaux. Il se creuse ordinairement un trou pour chaque ponte; déplus, pour aller atteindre les insectes et se procurer plusieurs résidences, il établit chaque année une douzaine de trous.
Il arrive de la sorte qu’il en fournit à beaucoup d’autres oiseaux
L effraie retourne dans les mêmes combles d’une maison, d’un édifice ou d’un clocher.
Il a été donné à un petit nombre d’oiseaux de pouvoir déposer leurs œufs sur le sol.
En Champagne, on trouve les œufs de l’œdicni me ciiard sur de petits morceaux de crayon, ceux du petit pluvier à collier sur les grèves de la arne, ceux de l’engoulevent sur le sol des forêts ; mais ces œufs arrivent quand la chaleur est in-
a , r nornbleux exemples, nous venons devoir que les oiseaux reviennent au lieu où ils ont niché
et même reprennent leurs anciens nids ; c’est la règle générale. Voici à ce sujet ce qui se passe. Le père et la mère, ou Fun ou l’autre d’entre eux, en raison sans doute de leur autorité, s’y établissent, et leurs enfants vont ailleurs.
Probablement aussi que ceux-ci y reviennent assez souvent plus tard, quand surtout les père et mère sont morts. Je pourrais, à l’appui de cette assertion, citer beaucoup de faits. Deux pinsons très-adultes, par conséquent très-colorés et reconnaissables, ayant niché sur un poirier de mon jardin, sont revenus l’année suivante camper sur la même branche. Un couple de pic-épeichette a creusé un trou dans un hêtre de la forêt de Saint- Dizier, le 19 avril 1868. Pendant quatre ans, et dans toute cette forêt, je n’ai jamais connu que cette famille de cette espèce d’oiseaux. Des mésanges bleues, après s’être établies dans une de mes statues en fonte, ont emmené leurs petits et sont revenues pondre huit jours après. Chaque année elles recommencent.
On sait aussi que des hirondelles, aux pattes desquelles on avait attaché des fils rouges, sont revenues l’année suivante à leurs nids.
Assurément, ces diverses opérations dénotent chez l’oiseau la mémoire, et surtout la prévoyance. Quand il commence à construire, il y a quelquefois en perspective plusieurs mois de travaux à accomplir, et il lui faut alors calculer si les ressources du voisinage pourront suffire.
Du reste, l’oiseau fait acte de prévoyance dans beaucoup d’autres cas.
Par exemple, qu’une chouette effraie ait l’occa-
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sion de capturer beaucoup de souris et de rats, elle apportera près de son nid ceux qui sont destinés à la nourriture du lendemain ; si le lendemain la chasse est également fructueuse, et si les jours suivants la même chance se continue, ces mammifères s’amoncellent; aussi on en a quelquefois trouvé plus d’un double décalitre.
La pie-grièche écorcheur attache à une pointe d’épine ou d'une autre essence de bois les coléoptères et les petits oiseaux dont elle fait provision.
J’ai connu un corbeau qui faisait le bonheur d’un de mes voisins ; aussi celui-ci aimait à le gâter, et il lui donnait du sucre. L’oiseau était très-sensible à cette marque d’amitié ; mais, très-sobre de sa nature, il n’en mangeait jamais qu’un tout petit morceau ; si, selon lui, il y en avait trop, il cachait pour plus tard ce qu’il ne voulait pas manger tout de suite. Un jour on s’amusa à lui voler ce qu’il avait mis en réserve sous un paillasson. Grand fut son émoi quand il vit qu’il n’y avait plus rien. Il ouvrit de grands yeux, tourna et retourna le paillasson, eut l’air de beaucoup réfléchir et sembla aussi désappointé qu’étonné.
Chez la pie, l’instinct de mettre en réserve est tellement grand que cet oiseau prend quelquefois 1 habitude de cacher, et que, pour cela, elle s’est fait souvent appeler Pie- Voleuse.
Il est certain que dans bien des cas, et surtout «à 1 occasion de son nid, l’oiseau fait acte de prévoyance.
La nidification est bien faite pour donner une haute idée de l’intelligence de l’oiseau.
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J’ai une collection de nids qui intéresserait les hommes les plus indifférents. Il en est quelquesuns qui sont restaurés avec beaucoup d’art, par exemple un nid d’hirondelle rustique approprié par et pour un troglodyte, un nid de fauvette à tête noire restauré et surmonté d’une coupole en mousse par une mésange à longue queue. Un nid de gobemouehe gris bien encaissé dans un nid d’hirondelle rustique. Un autre nid d’hirondelle rustique approprié et complété l’année suivante par des hirondelles de fenêtre, occupé ensuite et garni de plumes à l’intérieur par des moineaux domestiques.
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Epoques de la nidification. — Raison de l’avance et du retard.
Ce paragraphe aurait pu être l’objet de nombreux développements ; j’ai pensé néanmoins que les principaux faits qui s’y rattachent seraient déjà trèsinstructifs s’ils étaient simplement exposésetclassés dans l’ordre du tableau suivant :
Oiseaux de la vallée de la Marne (section de Chaumont à Châlons). Échelle des pontes d'une centaine d'espèces.
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