‹ Étude sur les phénomènes observés du côté sain chez les hémiplégiquesChapitre 12 sur 28 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

De l’état de la sensibilité du côté sain.

Escarre fessière.

Gette recherche nous a été inspirée surtout par l’examen des observations que nous devons à l’obligeance de M. le professeur Teissier. Nous avons remarqué que, sur les 73 observations qu’il a bien voulu nous confier, trois fois il avait noté de l’anesthésie du côté sain et deux fois de l’hyperesthésie.

Nous avons cherché dans les classiques et dans les index bibliographiques, il nous à été impossible de trouver aucune étude, aucun aperçu même sur l’état de la sensibilité du côté non paralysé.

Dans nos observations personnelles, nous avons d’abord fait une tentative d'étude esthésiométrique, mais nous arrivions à des résultats si discordants, nous pouvions voir tel malade nous signaler aujourd’hui deux pointes à

4'centimètres écartement qui, le lendemain, ne nous en signalait deux qu'a 7 centimètres ; ou bien les réponses du malade varier pour la même région observée deux fois à l'ésthésiomètre à un quart d'heure d’intervalle, que nous avons renoncé à pousser plus loin cette étude dans le milieu nosocomial, qui ne se prête pas à une étude aussi délicate où le point de repère principal réside dans l'intelligence et la bonne volonté du malade.

Nous nous sommes donc décidé à rechercher la sensibilité électrique du côté sain à l’aide du chariot de Du Bois -Reymond. La sensation alors plus massive, plus brutale même est plus facilement enregistrée par le malade et même le plus souvent contrôlée par nous au petit soubresaut douloureux que l’on observe quand le patient sent Je passage du courant.

Nous nous sommes servi constamment de la même pile (pile au bichromate) et du même chariot du service de M. le professeur Teissier, nous avons employé toujours les même fils conducteurs, les mêmes électrodes en charbon de cornue trempés dans l’eau.

Nous avons commencé nos expériences en établissant une moyenne sur quinze sujets pris dans le service parmi les convalescents de rhumatismes, de fièvre typhoïde, de cardiopaihie, etc., nous attachant surtout à ne pas prendre de nerveuses.

Nous tenons d’ailleurs, pour bien établir la véracité de cette moyenne d’électro-sensibilité, à donner dans le tableau suivant les résultats que nous avons obtenus sur ces quinze sujets que l’on peut regarder comme sains ; de plus, nous tenons à faire remarquer que, pour établir

Page 1