RAI PAPA
situation de la 2° fente branchiale dans sa portion buccopharyngée, mais faisons remarquer de suite que dans aucun d'eux nous ne nous occuperons de la situation de : l'orifice externe; cet orifice n'étant qu'une dépendance partielle du sinus précervical.
Serre à vu une injection colorée sortir dans l’arrièregorge au-dessous des amygdales.
Larrey, Berkley Hill et Lesser ont noté que l’orifice interne se trouvait à droite à côté de la langue.
Koslowsky à pu faire pénétrer une sonde jusqu'au pilier postérieure : mais n'a pu franchir l'orifice interne, seule une injection de lait pouvait y passer.
Katholicki a constaté une petite fente à la partie supérieure du pilier postérieur.
Neuhofer, Schrôtter, Watson ont signalé sur le cadavre des cas de fistules branchiales venant s'ouvrir au niveau d’une petite fossette située au niveau du pôle supérieur de l’amygdale, fossetle désignée sous le nom de fossette sus-amygdalienne.
D’après Kostanecki, ce serait là le siège le plus fréquent des fistules branchiales.
La 3° fente branchiale, ou pour mieux dire la 3° poche endodermique branchiale, n'aurait jamais donnné lieu à des fistules, vestiges de son existence antérieure. C’est nous le savons, aux dépens de cette poche que se développent les ébauches du thymus. His, nous l'avons déjà dit, a montré que toute la portion de la fossette pharyngée siluée au-dessus du Plica nervi laryngii était un vestige de la troisième fente branchiale. Que désigne-t-il
sous ce.nom ?
RE Re
C'est un repli que détermine le nerf laryngé supérieur en soulevant la muqueuse pharyngo-laryngée; d’après Henle il est obliquement étendu de la base du cartilage thyroïde, jusqu’au sommet de la grande corne de los hyoïde.
En ce qui concerne la 4° poche, His considère la fossette située au-dessous du pli fdu laryngé supérieur comme le vestige de cette 4° fente. Là encore aucune observation de fissure pharyngée n’a pu permettre d’en fixer exactement le siège.
La réunion de tous ces faits tant embryologiques que pathologiques nous permet d’esquisser le schéma suivant({r)}; auquel il suflira de se rapporter pour se rendre compte aux dépens de quel arc branchial se sont développées nos tumeurs dans les différentes observations que nous relatons à la fin de notre thèse.
C'est en effet aux dépens des arcs branchiaux qu'il faut admettre que ces tumeurs se développent. On doit, croyons-nous, séparer complètement leur pathogénie de celle des tumeurs complexes qui peuvent se montrer au même niveau ; sous le nom de tumeurs complexes nous voulons comprendre avec MM. Lannelongue et Ménard, les tératomes des cavités de la face, depuis les kystes dermoïdes compliqués, jusqu’à ces cas désignés encore sous le nom d’épignathies par Geoffroy Saint-Hilaire, et où l’on trouve des fragments de fœtus bien constitués
venant s'insérer à une portion quelconque de la cavité
(1) Nous tenons à remercier ici notre ami et collègue le Dr Cunéo, qui à bien voulu nous aider de ses conseils et revoir avec nous ce schéma.
use pharyngée. Ce sont là des monstruosités parasitaires pour l'explication desquelles il faut faire intervenir soit la théorie de la diplogénèse de His et Geoffroy Saint-Hilaire, soit la théorie de l’enclavement de Verneuil.
L origine de nos tumeurs nous parait beaucoup plus
LRU ten,
LD
1. Tracé schématique de la première fente branchiale, étendu de la trompe d’Eustache à la partie postérieure du V lingual.
2. Même tracé de la deuxième fente, étendu de la fossette de Rosenmuller à la fossette sus-amygdalienne.