IGNIS
Nous continuons à citer la légende antique.
« Saisis de crainte alors, les Juifs livrèrent Judas, disant: « Voici un juste et le tils d'un prophète qui a une parfaite cormaissance de la loi, et il t'indiquera tout ce que tu demandes. »
« Alors Hélène les renvoya tous, et elle garda seulement « Judas et elle lui dit : Je te propose la mort ou la vie : « choisis ce que tu préfères. Montre-moi l'endroit qui s'ap- « pelle Golgotha, où le Seigneur a été crucifié, afin que je (( puisse trouver la Croix. » Judas répondit : « Comment (( puis-je connaître cet endroit, puisque deux cents ans et « plus se sont écoulés et je n'étais pas encore né ? » La reine répliqua : « De par Jésus-Christ je te promets que je
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» le ferai mourir de faim, si tu ne me dis pas la vérité. » Elle ordonna donc qu'il fut jelé dans un puits desséché, et qu'il y fut livré aux angoisses de la faim. Et après qu'il y fat resté six jours sans prendre de nourriture , il demanda le septième jour qu'on le délivrât, et il promit d'indiquer où était la Croix. Il fat donc retiré et conduit à l'endroit qu'il désigna ; et lorsqu'il eut prié, la terre trembla soudainement, et une odeur de parfum admirable se répandit si bien que Judas, étonné, se mit à applaudir des deux mains, et à s'écrier ; «En vérité, Jésus-Christ, tu es le « Sauveur du monde. »
« Ensuite Judas se ceignant le corps, poursuit la légende, se mit à creuser vigoureusement ; et quand il eut creusé dans un espace de vingt pieds, il trouva trois croix enfouies sous terre, et il les porta aussitôt à la reine )>.
On trouva aussi, dit la tradition, le titre de la vraie croix , la lance et les clous.
Notre légende dit que plus tard, « comme la bienheureuse Hélène n'avait pas les clous qui avaient attaché le Sauveur, elle pria Judas, (qui avait été baptisé, sous le nom de Gyriaque, et était, à cette époque, devenu évoque de Jérusalem, après St-Macaire), d'aller à l'endroit où avait été la Croix et de chercher les clous. Quand il fut venu, et qu'il se fut mis en oraison , les clous lui apparurent aussitôt sur la terre, resplendissant comme de l'or. Et il les prit et les porta à la reine, to '
« Sl-Ambroise dit que l'on reconnut la vraie croix à l'inscription qu'y avait fait placer Pilate. »
Mais on croit généralement que le titre était détaché et
fut trouvé en terre à côté de trois croix sans qu'on pût dire à laquelle il avait appartenu ; détail que notre artiste a perdu de vue et méconnu ne rennarqnant pas, dans sa naïveté, qu'en maintenant le titre attaché à la sainte croix , il rendait inutiles les miracles terminant ki légende qu'il continue â suivre dans son œuvre.
La découverte fait le sujet du troisième médaillon ou lobe inférieur de la quarte-feuilles. Il représente la fouille et la découverte des trois croix.
Judas , indiqué par l'inscription :
« IVDAS »
est occupé à déterrer la troisième croix entouré de curieux et d'ouvriers juifs , dont l'un tient déjà sur son épaule les deux autres croix exhumées, on 'y lit l'inscription :
« CRVX. INVENTA »
« Mais, continue la légende, comme on ne savait pas distinguer la croix de Jésus-Christ de celle des deux larrons, on les mit au milieu de la ville , et voilà qu'alors vers l'heure de none , il vint à passer un jeune homme que l'on portait au cimetière. Judas fit arrêter le cercueil, et il mit la première et la seconde croix sur le corps du défunt , mais il ne bougea pas ; et lorsqu'on posa la troisième croix, il ressuscita aussitôt. »
Ce miracle est représenté au quatrième et dernier médailloaou lobe supérieur, on y ht Tinscription :
« sel CRVX »
et plus bas :
« .DEFVNCTVS. SVSCITATVS »
La légende ajoute : « On lit dans les histoires ecclésiastiques qu'une femme du premier rang , dans la ville , gisait à demi morte, et Macaire, évoque de Jérusalem, apporta la première et la deuxième croix, mais il n'en retira aucun effet ; il apporta la troisième , et la femme se leva aussitôt complètement guérie » \
Nous terminons par une dernière citation de la légende, qui semble en quelque sorte en exprimer la moralité ou plutôt la signification mystique , et qui lui donne la portée même que nous lui avons donnée en la commençant:
« Et le diable vociférait dans l'air disant: « Oh Judas « qu'as tu fait? Judas que tu m'as fait de mal ! Un autre « Judas, écoutant mes conseils avait accompli la perdition , ft et toi, tu me renies et lu as fait découvrir la croix du « Christ. 11 m'avait fait gagner beaucoup d'àraes, et tu vas me « faire perdre tout ce que j'avais gagné. Grâce à lui, je « régnais sur le peuple , et tu es cause que mon empire « va être détruit. Mais je me vengerai de toi et je susce citerai contre toi, un roi qui, abandonnant le culte de la « Ciroix, te fera à force de tourments abandonner la loi du « crucifié. » Ce qui désignait l'empereur Julien, qui plus tard se saisit de Judas, devenu évêque de Jérusalem, et lui fit endurer de grands supplices et enfin le fit périr martyr, Judas entendant le diable qui hurlait ainsi, n'eut aucun etfroi, mais il maudit le diable et lui dit: « Que « Jésus-Christ te condamne à l'abime du feu éternel. »
^ La croix , renreirnée dans une eliasse en argent fui donnée à l'évêque de Jérusalem , qui ne la montrait au peuple que le vendredi. Saint-Hélène en emporta cependant une portion pour Constantin qui voulut bien la partager avec Piome.
Ensuite Judas fut baptisé ; il reçut le nom de Cyriaque ; et l'évêque de Jérusalem étant mort, il fut ordonné à su place. »
L'œuvre d'émail.
Quand on étudie de près le travail de l'artiste, on constate qu'il est de bonne main. Les figures ont du caractère; celle de Judas est marquée d'un cachet d'originalité et d'identité qui la fait reconnaître partout. Les poses sont bonnes en général et le geste est naturel. Les draperies et surtout les vêtements sont bien traités. Toutefois le dessin, les ornements, l'ensemble enfin, porte le cachet artistique du XI"' et XIP siècles et est entaché de certaines difficultés inhérentes au travail diémaillure.
Les défauts de l'artiste sont les défauts de son siècle.
Voici à ce point de vue quelques remarques qui, sans, ôter du mérite du travail, sont intéressantes à noter.
Ou sent que dans cette œuvre naïve., l'artiste voulant enfermer son sujet dans quatre petits médaillons d'une dimension déterminée et exigiïe, s'est trouvé mal à l'aise. Jl n'a su se décider à diminuer la proportion de ses figures et à les mesurer h son cadre, souvent son œuvre déborde ; c'est ainsi que diverses parties et notamment la tête de la reine Hélène, et l'auréole qui l'entoure dépassent le bord. Dans tous les médaillons , l'un ou l'autre personnage appuie son pied ou sa main sur le cadre.
Il en est ainsi dans le médaillon inférieur du bras et du
pied de deux croix qu'un Juif doit porter sur son épaule et qu'il porte réellement derrière sou dos , parce que l'artiste, ne pouvant présenter ces objets de profil , les a placés de face. Pour montrer la tête des personnages qui ne travaillent pas à côté de celui qui fouille et dont par conséquent , il fallait faire voir les pieds et la bêche , l'artiste , se trouvant embarrassé , s'est décidé à mettre le dernier à un niveau beaucoup plus élevé, c'est-à-dire à une hauteur de plus de la moitié de son coi'ps au-dessus du niveau de ses compagnons.
Dans le médaillon supérieur, le personnage qui porte la croix semble juché sur quelque chose , pour être à portée du ressuscité assis sur une civière à dos d'hommes ; et ayant trop peu de place pour se placer à l'aise entre la civière et le bord du cadre, il se tient courbé, se trouvant à la gêne et serré sous le cercle de la bordure.
Mais une naïveté admirable et d'une force qu'on rencontre rarement, même au XIP siècle, le siècle des naïvetés artistiques, c'est le Juif qu'on jette dans la fournaise, au médaillon de gauche. On le pousse , on le tire par la tête et les cheveux , il résiste de toutes ses forces avec désespoir , et n'ayant rien autre sous la main, il se cramponne fortement au bord du cadre pour ne pas tomber au feu.
On remarquera que l'artiste du XIP siècle a déjà coiffé ses personnages de bonnet juif pointu si commun dans les œuvres datant de deux ou trois siècles plus tard.
Quant au travail d'émaillure proprement dit, il est parfait. C'est l'émail incrusté en taille d'épargne du XIP siècle, connu plus tard sous le mom de champ levé.
Toutes les figures des personnages sont épargnées et ressortent en belle dorure sur fond vitrifié. Les traits et la chevelure se détachent en fine gravure dont les entailles sont remplies d'émail bleu. En un mot tous les contours de personnages, de figures, de draperies, de flammes, etc., etc., sont en cuivre épargné par l'artiste et doré pour séparer les émaux, ou en fine gravure niellée d'émail bleu pour séparer les parties dorées.
Les inscriptions sont aussi traitées en émail bleu. On sait qu'elles caractérisent les émaux rhénans et maestrichtois des XII« et XI1I° siècles.
L'étude qui précède ne laisse aucun doute et il s'agit ici d'une œuvre remarquable de l'école dite liégeoise ou maestrich toise.
Ce qui caractérise nos émaux nationaux de fépoque, ce qui leur donne leur brillant et distingue sûrement ces œuvres des produits français, limousins et autres, c'est l'emploi de l'émail purpurain très-vif, la profusion de bleu lazulite, de vert foncé et blanc pur, le tout se nuançant et s'harmonisant pour donner diverses teintes, dessiner et draper gracieusement les tissus et les vêlements, etc., donner enfin des transitions du blanc aux teintes pâles qui sont du plus bel effet.
On peut joindre à ces caractères le grand soin et la net-. teté du coup de burin pour dégager les lignes de taillf:; de garde dorées^ qui délimitent les formes et les ti'ails des ligures niellées ; ou émaillées de bleu puis l'abondance même des personnages aussi nombreux et aussi grands que possible, et enfin l'importance, la complication des
sujets dans cliuque médaillon, le tout traité en émail sauf les figures des personnages qui ne sont que niellées d'émail.
Il s'agit ici d'un ouvrage du pays ; car il porte tous les caractères que nous venons de détailler.
La Dorure.
I.e revers du reliquaire ne porte pas d'émail; c'est un travail de dorure spéciale avec fond de cuivre bronzé, sur la nature duquel je reviendrai plus loin. La bordure est très simple et sans relief ni ornement, ni collier de perles, comme à l'avers.
Les quatre grands lobes sont eux-mêmes plats et sans reliefs. Ils portent une ornementation identique, abondante et riche. C'est une arborescence soutenant une pomme au sommet et se ramifiant en quatre volutes latérales qui se subdivisent de cent façons et vont projeter de toutes parts des feuillages légers, des fleurons élégants, des veiles tortueuses , etc.
Les quatre petits lobes circulaires qui séparent les précédents, que nous avons dit dater probablement d'une époque postérieure, portent chacun, sur fond de bronze foncé ou plutôt noir, une grande et élégante fleur de lys étampée et dorée, entourée de fleurons , pommes, épis et feuillage, de mêmes motifs que les ornements des grands lobes, mais portant un autre style et un autre cachet.
Le compartiment carré qui forme le centre est tout travaillé en relief, et présente, sur un champ quadrillé, le symbole mystique de Dieu le Père : la main divine étendue, ou la droite du Très-Haut, sortant d'une large
manche de vêtement et entourée d'un nimbe lobé crucifère, l.es ombres sont formées par le cuivre épari^mé par le doreur et passé au bronze foncé.
Ce genre de dorure, comme l'émail qui précède, est tout à fait spécial aux XIP et Xin** siècles. Plus que cet émail encore , il caractérise un genre d'orfèvrerie propre à nos contrées.
Archéologie.
Le moyen-âge et surtout -le néo-moyen-âge, ont laissé dans le pays wallon belge un grand nombre d' œuvres d'orfèvrerie artistique et surtout d'objets d'église, reliquaires , chasses , etc.
Ceux qui sont en cuivre ou en or émaillé , et surtout en cuivre doré, ont attiré l'attention. C'est qu'en effet cette catégorie d'objets dont je veux parler portent d'ordinaire un cachet propre, qui empêche de les confondre avec les produits de l'orfèvrerie étrangère.
Ce sont des œuvres dues aux mains d'artistes des monastères qui longeaient le Rhin, la Meuse, la Sambre, etc. Maestrlcht est surtout renommé pour la production d'objets d'émaux spéciaux à nos contrées et leur a donné son nom.
Ce qui distingue spécialement ces objets d'orfèvrerie , c'est une dorure en dessins d'un genre spécial et caractéristique sur champ épargné de cuivre rouge brun, teinté de bronze, plus ou moins noirâtre. C'étaient des branchages
on spirales, feuillages, grappes, vrilles, épis, fleurs de lys, etc. etc.
Ce genre de dorure , est tout à fait propre aux bords du Rhin et de la Meuse , et est limitée à la dernière moitié du XIP siècle et à la première du XIIP. M. Becquet appelle avec raison l'attention des orfèvres sur ce procédé, aujourd'hui abandonné et même peu connu , qui semble avoir réuni les qualités de solidité et de beauté.
Cette dorure se faisait par un procédé particulier que le moine Théophile fait connaître. Voici comment cet auteur en décrit l'application à la pièce de cuivre rouge, préalablement mise en état, martelée et polie ou ciselée. Il décrit d'abord la manière de communiquer au métal une teinte rouge brun ou bronze sombre, et même noire dans quelques compartiments, sur laquelle la dorure l'essort admirablement :
«Prenez, dit l'auteur, de l'huile de semences de lin, et du bout du doigt, imbibez légèrement, mais complètement la pièce; rendez alors la couche parfaitement égale au moyen d'une plume d'oie. Tenez l'objet sur des charbons ardents, au moyen d'une pince, jusqu'à ce qu'elle s'échauffe modérément et que Thuile soit liquifiée ; égalisez-en de nouveau la couche au moyen de la plume et remettez au feu. Il faut renouveler cette manœuvre jusqu'à dessication et durcissement complet de l'enduit.
D Quand la pièce sera refroidie spontanément, sans qu'on l'ait surtout trempée à l'eau , on y dessinera en grattant et comme en rasant avec soin les fleurons et les or-
nemenls désirés, au moyen de lames d'acier fort aiguës,
tout en épargnant les champs qui doivent rester noirs
» Aussitôt que la plaque métallique aura été convenablement ornée par ce rattissage artistique , on la décapera aussitôt au moyen d'une composition de pierre de vin ^ et de vif argent et l'on procédera sans retard à la dorure. Lorsque celle-ci sera exécutée , on laissera refroidir spontanément l'objet sans le tremper à l'eau; puis on le polira et on le colorera comme nous l'avons indiqué. » ^
Nous venons de voir que ce procédé artistique appartient à peu près à la même patrie et au même âge que rémail dont nous venons aussi de parler.' Ces deux genres d'ornementation se rencontrent du reste assez souvent sur un même objet.
L'émail spécial qui nous occupe a été nommé émail de Maestricht et il a été admis assez longtemps que tous les objets de ce travail étaient originaires des ateliers de cette ville, mais comme on Fa prouvé, on rencontre certaines va-
1 Crème de tartre brute.
2 « Quomodo denigralur cuprum. — « Deinde toile oleum, quod fit de semine Uni , et cum digito superlinles per omnia tenue , atque cum penna anseris œquabis; et tenens cum forcipe, pones super prunas ardentes. Cumque modicurn incaluerit , et oleum liquefactum fuerit, denuo cum penna œquabis, rursumque impones prunis , sicque faciès donnée exsiccetur
» Cum refrigeratum fuerit non in aqua sed per se , cum ferreis rasoriis valde acutis rade diligenter llosculos, ità ut campi remaneant nigri..... Cum vero lamina diligenter rasa fuerit , statim invivabis eam cum confectione vinieii lapidis et vivo argento , et mox deaurabis ; deauratamque non exslingues in aqua , sed perse refrigerabitur/poliesque sicut supra dictum est, et eodem moda colorabis. »
iHEOPHiLipresbyteriet monachi libri III seii diversorum arlium scliedula , m. m cap. LXXl.
riétés dé ces prdduUs qui proviennent d'autres sources; MiBecquet, le savant àrcihêologuë qui a fait une étude Fëitiarquable de reliquaires analogues a celui qui nous Occupe * àittribue une partie de cette production artistique d'émaux et siinout ie dorure spéciale, aux moines de Waulsortsur Meuse , près Cinant. Cet auteur fait remarquer éii effet qlié le musée clé ÎSlilmûr renferme plusieurs de ses objets précieux qui viennent dé Dinant et des énviroris.
J'ai des raisons de croire que l'exécution de ce genre d'orfèvrerie artistique , chargée d'émail et surtout de cette dorure sur cuivre bronzé que l'on dit spéciale à la haute Meuse n'était pas seulement originaire de cette source, mais qu'elle fleurissait aussi sur lès rives de la Sambré.
La Sambre , comme la Meuse et le Rhin , avait ses rnbnastères où plusieurs artistes travaillaient avec ardeur et talent et parfois même avec génie
A Oignies on s'occupait beaucoup d'orfèvrerie et le frère Hugo y a créé un grand nombre d'œuvres artistiques de haut prix et qui sont appréciées à leur juste valeur et dont beaucoup sont réunies dans le trésor du couvent des soeurs de Notre-Dame de Namur. Dans les abbayes de Lobbès, d'Aulne etc. , on pratiquait aussi les arts avec grand succès.
J'ai connu plusieurs de ces pièces d'orfèvrerie enéniàilet 'dorure sur cuivre i'ouge bronzé 5 qui devaient avoir cette origine , non seulement parce qu'on les a rétirouvées à proximité de ces monastères ; mais surtout parce qu'elles appartenaient à des établissements qiii avaient directement dépendu de ces grandes communautés.
Le musée royal de la porte dé Hal renferme plusieurs
1 Voir Ànnalci du Cercle àrchcolorjïqvc di: Namur, T. Xll, p. 151.
pièces d'orfèvrerie de cette nature qui viennent des bords de la Sambre et entre autres de l'abbaye de Floreffe.
Le phylactère qui a fait l'objet de ce travail est dans ce cas. Il appartenait au prieuré de Sart-les-raoines à Courcelles, et selon toute probabilité venait de l'abbaye de Lobbes. 11 resta dans les archives du prieuré lors de sa suppression et il tomba aux mains des successeurs à qui revint légitimement l'héritage des derniers moines.
Marcinelle, ce 17 décembre 4878.
{Extrait des Annales de l'Académie d' Archéologie de Belgique).
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