EXEMPTION DE SAINT-ÉTIENNE DE CAEN
vait les plus hautes fonctions : en 1067, à la mort de Maurille, il lui offrit le siège de Rouen, mais Lanfranc le déclina et y fit nommer son disciple et ami Jean d’Avranches ”. Il espérait et oblint mieux : en 1070, il devenait archevêque de Canterbury et primat d'Angleterre ?’, Désormais, et jusqu'à sa mort, il consacra ses efforts à assurer, outre-Manche, tant la réforme de l’Église que la pénétration de l'influence normande. À ce double titre, il entrait dans les vues du Conquérant. Les noms de Guillaume et de Lanfranc doivent être associés : leur œuvre est commune *. Elle est immense : c'est toute la réforme de l'Église anglo-normande, accomplie selon les directives grégoriennes de la lutte contre l’immoralité des clercs el l'appropriation des biens d'église par les laïques — le duc se réservant toutefois l'investiture des évêchés et des abbayes * —, réforme qu'il nous faut étudier au double point de vue des privilèges monastiques d’exemption et de juridiction.