‹ Étude sur les privilèges d'exemption et de juridiction ecclésiastique des abbayes normandes: des origines jusqu'en 1140Chapitre 38 sur 342 · IX° SIÈCLE · texte numérisé non relu

IX° SIÈCLE

\insi en recul sur l'époque précédente, l’exemption demeure au point mort pendant lout le IX° siècle. Les faussaires isidoriens lui sont hostiles ‘*, et Nicolas I ne l’a pas favorisée davantage. La lettre de Grégoire le Grand à Marinien est le modèle que proposent les colleclions canoniques ”, et, sauf exception‘, les privilèges qu'on trouve sont, comme au temps de Charlemagne et de Louis le Pieux, des privilèges de protection.

Jusqu'au milieu du IX° siècle, ces privilèges émanent du roi. Après 850, le pouvoir royal devenant plus faible et sa protection moins efficace, les monastères recherchent plutôt celle du pape. C'est à Nicolas I* que s’adresse Vézelay, en 863%, et le diplôme que Charles le Chauve lui donna, cinq ans plus tard (868), n’est qu'une confirmalion de la bulle. Vézelay, placé sous la tutelle du Saint-Siège, tombait en sa propriété et devait lui payer un cens recognilif. Cette forme nouvelle de la liberté, dont l’origine remontait à la fin du VIT siècle ?”, recevait, en 863, sa première application éclatante. Les circonstances politiques favorisèrent son développement, et Cluny, en l’adoptant (910), enseigna aux monastères que le pape était leur meilleur appui *”.

846 (ibid., LIT, pp. 204-207), — Saint-Florent-le-Vieil, 843 (ibid., LIIT, pp. 207-214).

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