‹ Étude sur les privilèges d'exemption et de juridiction ecclésiastique des abbayes normandes: des origines jusqu'en 1140Chapitre 98 sur 342 · APPROPRIATIONS LAÏQUES TE · texte numérisé non relu

APPROPRIATIONS LAÏQUES TE

c'est en qualité de seigneur et non pas d'évêque, qu'il paraît intervenir *.

Cependant, le concile de Reims, en 1049, interdit aux laïques ces usurpations de coutumes”. Il faut voir là l'influence grégorienne naissante. La présence à cette autorise à croire que ses décisions n'ont pas été sans exercer d'influence sur le duché‘. En fait, dans les années suivantes, d'assez nombreux laïques renoncent aux coutu-

assemblée de presque tous les évêques normands *?

mes qu'ils ont accaparées; mais ils ne les restituent pas aux évêques: ils préfèrent les céder à des monastères. Dès 1049 ou 1050 et peut-être même un peu auparavant, Raoul Taisson, fondant l’abbaye de Fontenay-sur-Odon, lui donne les coutumes épiscopales qu'il avait sur douze

églises ”*. En 105%, Guillaume de la Ferté-Macé gratifie les moines de Saint-Julien de Tours de celles qu’il possédait sur trois églises du diocèse de Sées ”. On a déjà vu Guillaume, fils de Giroie, agir de même, vers 1050, en faveur

de l’abbaye de Saint-Evroult **.

Page 1