‹ Étude sur les sels organiques uraniquesChapitre 24 sur 48 · CH · texte numérisé non relu

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Propriétés. — L'isovalérianate à 2H?0 se présente sous forme de lamelles blanc jaunâtre, grasses au toucher, à odeur faible d'acide valérianique lorsqu'il est bien sec, se mouillant difficilement par l'eau et tournoyant rapidement à sa surface avant de se dissoudre. 100 ce. de solution aqueuse, saturée à la température de 14°, en contiennent 3 gr. 72. Il se dissout facilement dans l'alcool méthylique, moins dans l'alcool éthylique et l'alcool amylique, peu dans l’acétone. Il est complètement insoluble dans le chloroforme, dans l’éther de pétrole, la benzine, le sulfure de carbone. L’acide isovalérianique le dissout abondamment en donnant un sel acide que nous étudierons tout à l'heure.

Comme pour le butyrate dihydraté, l’éther mérite, dans

Re ere

ce cas, une attention spéciale. L'isovalérianate dihydraté est en effet assez soluble dans l’éther anhydre ct donne, avec lui, une combinaison parfaitement cristallisée, dans laquelle une molécule de valérianate dihydraté fixe une demi-molécule d'éther. Nous ne développerons pas, ici, l’action de l’eau sur une solution éthérée d’isovalérianate dans l’éther anhydre ; ce que nous avons dit à ce sujet pour le butyrate dihydraté, s’applique en tout point pour l’isovalérianate.

ETUDE DE LA DÉSHYDRATATION. — Nous avons alors étudié sa déshydratation à froid dans l’air et le vide secs, et à chaud à la température de 100.

Dans un dessiccateur à acide sulfurique, la déshydratation est complète au bout de 4 jours, ainsi que le montre le tableau ei-dessous :

4° 90 Poids amitiale ere 1,8710 1,6655 Après 24 heures... 1,7738 1:5792 TS joutst 1,7494 1,5586 — Gene re Je 4,7381 1,5472 — ET, : 1,7385 1,5470 Perte de poids ..... 0,1329 0,1185

SOUDE Ne ne 7,10 7,11

Ces deux échantillons, placés dans le vide sulfurique pendant une dizaine de jours, ont gardé un poids constant. La perte de poids due au départ de l'eau pour passer du dihydrate au sel anhydre est théoriquement de 7,080/,.

Nous avons étudié, comme pour les sels précédents, l’action de la chaleur à 100° sur le sel à 2H°0 comparativement au sel anhydre, et nous avons réuni ci-dessous les chiffres résumant la marche de la déshydratation et de la décomposition ultérieure :

M pe

Sel à 2H20 Sel anhydre

Poids 1italeee 1,7560 1,5470

Aprés 2iNeures "ererr 1,6309 1,5465

— 5 heures....... 1,6300 1,6460

— 10 heures....... 1,6295 1,5460

— 18 heures....... 1,6290 1,5455

— 30 heures....... 1,62838 1,5450

Perte de poids après 2 heures. 0,1251, soit 7,120/o

Ces résultats nous montrent clairement qu'après deux heures à cette température, le sel dihydraté donne le sel anhydre. Dans la suite, il se décompose si lentement qu'on peut considérer le sel anhydre comme stable à cette température.

ACTION DE LA LUMIÈRE ET DE LA CHALEUR SUR LES SOLUTIONS D’ISOVALÉRIANATE. — Les solutions aqueuses d'isovalérianate sont très stables à l’obscurité, de même qu'à la lumière diffuse ; mais elles se décomposent très rapidement à la lumière solaire. Comme pour les autres sels, l’isovalérianate se scinde d’abord en acide isovalérianique et oxyde violet, puis il se produit une décomposition plus complète de l'acide valérianique avec formation de gaz. C’est ainsi que nous avons exposé à l’action de la lumière une solution saturée à froid en la soustrayant complètement à l’action de l’air ; nous avons constaté très rapidement l'apparition d’un trouble dans la solution, puis la précipitation abondante d'oxyde violet dans la première journée d'exposition ; la réaction gazeuse est nulle dans cette première phase de la décomposition.

Les jours suivants, nous voyons apparaitre quelques . bulles gazeuses, pendant que la décomposition s’accentue pour aboutir à une décoloration totale du liquide. Dans la suite, la réaction gazeuse augmente lentement. L’oxyde violet ainsi obtenu, lavé à l’eau froide, se transforme, au

bout de quelques jours, en oxyde uraniqué dihydraté U0O*,2H°0.

L'analyse des gaz recueillis nous a montré qu'ils étaient formés par un mélange d’anhydride carbonique et de divers carbures d'hydrogène saturés.

Les solutions aqueuses sont facilement hydrolysées à chaud à la température du bain-marie ou à l’ébullition ; elles laissent déposer rapidement un ‘précipité jaune en même temps qu'elles perdent de l'acide valérianique.

Nous avons maintenu au bain-marie, pendant une demi-heure, une solution saturée à froid d’isovalérianate ; au bout de quelques minutes, elle abandonne un précipité jaune qui va en augmentant au fur et à mesure. Celui-ci, privé par décantation de la liqueur surnageante, puis lavé à l'alcool, et séché convenablement, a été analysé :

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