‹ Étude sur les sénésChapitre 11 sur 26 · FALSIFICATIONS · texte numérisé non relu

FALSIFICATIONS

Le séné d'Alexandrie est falsifié avec les feuilles de l’arghel, du tephrosia apollinea, du baguenaudier, de la globulaire turbith, de l’airelle, du redoul.

On a signalé aussi la présence du cassia brevipes dans quelques sortes commerciales.

Le Cassia brevipes, D. C., plante de Panama, n’a aucune propriété purgative. Suivant Holms (Journal de pharmacie de Londres, 1875), celle espèce est facile à reconnaître par ses follicules, qui sont courts, poilus, jaunes d'or et droits.

Le principal caractère des folioles réside dans la nervation: On remarque trois nervures principales qui partent de la base, se dirigent avec une divergence très-faible vers le sommet qu'elles n’atleignent pas. Chaque nervure porte des veinules pennées, faisant avec elle des angles très-aigus.

Les deux folioles inférieures sont plus petites que les deux supérieures ; les stipules sont lancéolées.

Les feuilles d’Arghel ou arguel (Cynanchum solenostemma, Hayne), arghel, Del., sont équilatérales (les folioles du séné sont inéquilatérales), lancéolées, pointues, portées sur un péliole court et canaliculé (et non farrondi comme dans le séné); la nervure médiane est large, non saillante ; les nervures secondaires sont peu marquées. Ces feuilles sont épaisses, cas—

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santes, chagrinées à leur surface, d’un vert blanchâtre, plus longues en général que celles du séné, d’une saveur amère, avec un arrière-goût sucré.

Le genre Tephrosia, Pers. (légumineuses, papilionacées), offre quelques espèces purgatives. Ainsi l’on emploie, à cause de celle propriété, au Sénègal, les racines du 7. leptostachya, D. C. ; à Popayan, les feuilles du T. senna, Kunth ; les feuilles du T. apollinea servant à frauder le séné; elles entrent quelquefois dans le séne d'Alexandrie, plus souvent dans celui de Tripoli.

Ces feuilles sont soyeuses, entourées d’un bord cartilagineux, équilatérales, épaisses, assez dures, terminées par une forte épine recourbée. La nervure médiane est peu apparente vers le sommet, épaisse et saillante vers la base; les nervures latérales sont plus nombreuses et plus fortes que chez les cassia. Les feuilles sont ordinairement pliées longitudinalement.

Ces deux dernières substances sont ajoutées en Egyple même, les autres sont mêlées au séné par les droguistes de l'Europe.

Le Baguenaudier (Coluteaarborescens, L.,lég. papilionacées), est appelé séné indigène. Les feuilles sont purgalives, mais d’une saveur amère et désagréable; elles ne pourraient être confondues qu'avec les feuilles du €. obovala ; mais elles sont plutôt elliptiques qu’obovées, n'étant pas rétrécies à la base; douces au toucher, tronquées ou échancrées au sommet, qui n'offre pas de pointe comme dans le séné obové, plus vertes et plus minces que les feuilles de cette dernière espèce.

L’Airelle ponctuée ( Vaccinium vilis-idœa, L., Ericacées) est

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