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sinie, les C. Schimperi, Sleud. ; dans l’Inde-Orienlale, le C. Tora, L.; au Brésil, le Cassia cathartica, Mart., appelé sena do campo ; au Pérou, le C. Peruviana, Vog.; le C. Ligustrina, L., qui croît de Cayenne à la Virginie; le C. Obtusifolia, L., des Antilles.
On connaît dans le commerce plusieurs sortes de sénés, désignées surlout par le lieu de leur provenance.
1°Séné d'Alexandrie ou de la Palie. — Il est toujours composé d’un mélange des deux variétés du C. lenitiva (environ 9 parties), des variétés genuina et oblusata du C. obovata (environ 4 parties) et d'environ 2 parties de feuilles d’une apocynée, le cynanchum (solenosiemma, Hayne). Arghel, Del. On y trouve loujours aussi des fragments de pétioles (bächeites), des follicules, divers débris (grabeaux) et des feuilles étrangères, en particulier celles du Tephrosia apollinea (galego apollinea, Del.).
Dans le commerce il présente rarement ces proportions, souvent les feuilles d’arghel et les büchettes ou grabeaux en constituent la plus grande part; les feuilles sont alors plus ou moins brisées pour dissimuler la sophistication.
Nous allons, en quelques mots, rendre compte de celle composition. Il existe, en Egypte, deux entrepôts, celui de Bicharié où l’on apporte le séné (C. obovata, Coll.), cueilli principalement dans la vallée du même nom, avec l’arghel qui croît
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à côté, el celui d'Esné, autre ville de la Haute-Egypte, sur la rive gauche du Nil, où l’on amasse le séné (C. lenitiva, Bisch.) qui vient de l’Abyssinie, de la Nubie et de Sennaar; cette récolte se fait à la maturité des follicules, vers le milieu du mois de septembre. On embarque ensuite tout le séné sur le Nil pour le faire passer au dépôt général à Boulacq, près du Caire. Là, on reçoit encore par Suez et les caravanes du mont Sinaï, du séné du C. obovata. On monde le séné des corps étrangers et des branches; on met à part les follicules livrés séparément au commerce, el on concasse légérement les feuilles, surtout celles du C. obovala et de l’arghel, pour mieux les confondre entre elles ; on fait un mélange du tout. C’est ce mélange qui nous arrive en balles du poids du 400 à 150 kilos, nommées fardes, sous le nom de séné de la palte, à cause d’un impôt nommé palte dont il élail frappé.
On le prive à la main des feuilles du cynanchum, parce qu’elles sont plus purgatives el plus âcres que le séné, suivant l'observation de Nectou, confirmée par le D' Puget. On sépare les follicules parce qu’ils exercent, au contraire, une action plus faible; quant au büûchelles, on les enlève par habitude, car Bergius, Bouillon-Lagrange et Sivilgué ont démontré qu’elles sont aussi purgatives que les feuilles.
2 Séné de Tripoli. — Il en a déjà été parlé dans l’introduction. Aujourd’hui cette sorte est formée des deux variétés de C. lenitiva et parfois aussi du €. obovata, bien qu'’autrefois il en ait été exempt. Dans l’histoire naturelle de Guibourt et G. Planchon, il en est parlé comme d’une espèce tout à fait
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pure ne contenant ni folliculle palte, ni séné à larges feuilles (C. obovala), ni arghel. Cependant, outre la présence du C. 0bovala, celle du Senna angustifolia, ainsi que les feuilles, fleurs et fruits du Teph. apollinea ont été constatés par Baika. Voici ses caractères :
Feuilles plus petites, moins aiguës, plus verles, plus brisées que celles de la sorte précédente; une grande abondance de büchetles avec des débris de follicules.
3° Séné de Moka, de la Mecque ou de la Pique. — Comme nous l'avons déjà dit, il a été attribué longtemps au C. lanceolata, Forsk: d’où lui vient son nom de pique. En réalité, il esL fourni par le C. medicinalis Bisch. (Var. genuina et Ehrenbergiü), contenant parfois des folioles du C. Schimperi, Steud.
Les folioles sont longues, très-étroites, jaunâtres par l’action de l’air humide. Cetle sorte est assez rare dans le commerce.
Il y à, en outre, quelques sénés assez peu importants et tresrares dans le commerce que nous ne ferons que mentionner :
Séné d'Alep à feuilles étroiles (C. medic., var. Ehrenbergü), qu’il ne faut pas confondre avec cette sorte que l’on appelle plus habituellement séné d'Alep ou de Syrie, fournie par le C. obovata, Collad., var. genuina, Bisch. et oblusata Th. Vogel.
Le séné d'Italie, rapporté au C. obovala, var. genuina.
Le séné du Sénégal dû, paraît-il, au C. obovala, var. platycarpa, Bisch.; cependant il est probable que les deux autres variétés du même cassia, croissent aussi au Sénégal.