CHAPITRE XXXVII
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On voit de suite que la dépense se partage en deux éléments : r La dépense des reboisements. ( Cest ainsi que je nommerai dorénavant l’ensemble des travaux qui ont pour objet de prévenir ou d’éteindre les torrents. )
a’ La dépense des digues.
Ne considérons que la première. — Il s'agirait d'abord d'en déterminer le chiffre. Pour cela , il faudrait évaluer approximativement la superficie des terrains à reboiser, et établir un prix moyen par mètre carré de boisement; mais on comprend trop bien tout ce qu’il y aurait de vague dans une pareille détermination. Comment tenir compte , et de l'énorme variété des terrains , et de toutes les tentatives infructueuses , et des frais d’expropriation, et de tant d’éléments eucore, que l’expérience de quelques essais pourra seule fournir? Néanmoins, comme ilfaut asseoir d'abord nos idées sur une base quelconque, saufà la modifier plus tard , partons du chiffre adopté par M. Dugied (i). — Voici comment cet
(t) Voye» l’analyse du mémoire de M. Dugied dans U note 18. Son calcul suppose le reboisement d'une superficie de -200,000 hectares. C’est à peu près la surface qu’on peut espérci de reboiser dans le département des Hautes-Alpes.
DES MOYENS
auteur établit la dépense annuelle qu’il propose d'affecter au reboisement
des Basses-Alpes :
40.000 fr. à titre de primes, données sut planteurs : somme qu'on peut consi*
dérer comme excédant les frais de plantations.