PREMIER AGE
Les plus jeunes formes de Spirifer Verneuili que j'ai pu observer, ont déjà plus de 5 mm. de longueur. Leur élude montre que le Spirifëre a commencé par avoir un bourrelet et un sinus lisses comme chez les Spirifëresdu dévonien inférieur. Mais à la longueur de 2 m.m. il y a déjà des côtes; elles se multiplient en naissant par division sur le bourrelet et dans Pintervalle des autres côtes sur le sinus.
N® 45 (Planche V). Coquille de 5 mm., 5 de longueur; sa forme générale est celle des ohovati
le crochet est légèrement recourbé, Taréa triangulaire assez large (o = 0.29). Le bourrelet et le sinus nettement marqués.
Sur le bourrelet, on distingue près de sa naissance une grosse côte, qui se transforme par trifurcation en une côte médiane et en deux côles latérales ; de la première, naissent plus loin trois autres côtes, ce qui porte le nombre des côtes du bourrelet à 5 sur le front; h l'extérieur du bourrelet sur le côté droit, il y a une côte rudimentaire. Dans le sinus, deux côtes naissent à peu de distance du crochet et suivent presque parallèlement les bords du sinus ; aux quatre cinquièmes de la coquille, on voit naître deux nouvelles côtes intérieures ; une cinquième se montre à rextériéur du côté droit de la coquille ; elle n'a pas son analogue du côté gauche. Les ailes arrondies à leurs extrémités portent 10 côtes simples.
Ferques. — Frasnien.
N<) 49 (Planche V). Coquille un peu plus grande, mais présentant les mômes caractères ; sa forme est encore celle des obovati ; Taréa triangulaire fo = 0,29) a ses bords mousses ; le crochet est porté un peu de côté. Le bourrelet se termine en avant par une suture trapézoïdale. Sur le bourrelet quatre côtes naissent par bifurcations successives d'une côte unique primitive. Ce procédé de multiplication est exceptionnel. Dans le sinus l'encroûtement ne permet pas de distinguer les côtes. Les ailes portent 13 côles simples.
Ferques. — Frasnien.
N<> 266. Coquille à ailes plus étendues ; bien que les extrémités de ces ailes soient brisées, on peut juger qu'elle avait la forme générale des ô/on^a/t (a = 2). Sur le bourrelet de la côte médiane primitive se détachent comme chez la précédente deux côtes latérales, puis plus loin deux nouvelles. En même temps sur les bords extérieurs des bords du bourrelet, il naît deux côtes, une de chaque côté, ce qui fait un total de 7 côtes au front de la coquille. Dans le sinus on voit naître successivement deux côtes, puis deux autres vers l'extérieur, puis encore deux nouvelles à Tintérieur. Ferques. — Frasnien.
No 44 (Planche Yj. Coquille un peu plus âgée, ayant la forme des obovati, passant aux elongati. Sur le bourrelet 5 côtes naissent par deux trifurcations successives de la côte unique primitive. De plus, il y a une côte sur le côté gauche du bourrelet. Dans le sinus, les côtes sont plus minces et plus difficiles à observer; cependant on distingue qu'il s'y produit deux côtes, puis deux latérales entre les précédentes et le bord du sinus, puis encore deux côtes intérieures. Les ailes légèrement arrondies portent 13 côtes simples.
Ferques : Beauliea. — Frasnien.
H° 42 (Planche V). Celte coquille, d'ane dimension un peu plus grande, présente absolument les mêmes caractères. Une ligne d'accroissement montre qu'elle possédait déjà le même nombre de côtes^ lorsque sa longueur n'était que de 6 mm. Ferques. — Frasnien.
No 306. Forme remarquable par l'ouverture de Taréa (5 = 0.87). On voit que ce caractère peut se dessiner même dans le premier âge. Celte forme et les suivantes correspondent au Sp, tenticulum de de Verneuil et de WenjukofF.
Barzé (Belgique). — Frasnien; couche à Cam, megistana (i).
No 46 (Planche V). Forme à aréa aussi très ouvert; les lames d'accroissement visibles sur Taréa et sur le dos montrent qu'à une époque ancienne Taréa était déjà très grand. Les côtes du bourrelet sont usées, mais dans le sinus on voit quatre côtes : deux extérieures sont plus longues et plus grosses que les deux intérieures. Le crochet de la petite valve est légèrement usé.
Romedenne (Belgique). — Frasnien.