‹ Étude sur Pline le JeuneChapitre 47 sur 87 · Ces nombres semblent n'avoir pas varié · texte numérisé non relu

Ces nombres semblent n'avoir pas varié

5. Marquardt II, HamUntch d. B. A. Il, 3, p. 261. Il est diCQcile de déterminer exactement le nombre des préteurs.

6 OU. 12 places de l*^ classe {consulat; suivant qu*il durait 4 ou 2 mois).

Mais, pour la l'" classe, le nombre des places à donner k l'avancement régulier était restreint encore par les itérations ^ et par les consulats des empereurs. On voit qu'en pratique les compétitions les plus nombreuses devaient se produire pour la nomination des questeurs et des consuls ; et la lutte devait être particulièrement vive entre les candidats à la questure, vu la part que le sénat prenait à leur désignation. Par contre, une fois questeur, on était à peu près assuré d'arriver au tribunat ou à l'édilité, puis à la préture ; car, en tenant compte des décès et des empêchements qui pouvaient survenir, le nombre des candidats ayant droit à l'avancement de la 4^ à la 3® classe ne devait guère dépasser celui des places disponibles. Pour le passage de la 3*" à la 2® classe U était même inférieur, si bien que, pour compléter le nombre des préteurs, on devait évidemment recourir à des moyens exceptionnels ; ces moyens consistaient soit en une dispense du tribunat et de l'édilité que l'empereur pouvait accorder aux questoriens, soit en une allectio inter tribunicios de gens qui n'étaient pas sénateurs. On a des exemples nombreux de ces deux manières de procéder ^.

C'est d'après ces règles qu'il s'agit de déterminer la date des trois premières fonctions ordinaires remplies par Pline. Ce dernier, dans la lettre où il raconte sa visite au philosophe Artémidore ^ , nous apprend qu'à l'époque où il fit cette visite il était préteur, et que c'était précisément le moment où venait d'avoir lieu l'exécution de Herennius Senecîo, de lunius Arulenus Rusticus et de Helvidius Priscus le Jeune, et où le frère de Rusticus, lunius Mauricus, Fannia, belle-mère de Priscus, ei Arria, mère de celle-ci,

[l. Cest-à-dire par la collation d'un 1% parfois d'un 3- consulat, à des consulaires qui, depuis leur premier consulat, s'étaient particulièrement distingués, ou à des personnages alliés à la famille impériale.Voy. Mommsen, Bœmisehes StaatsredU 1, p. 425 et 426].

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