‹ Étude sur Pline le JeuneChapitre 6 sur 87 · Gonf · texte numérisé non relu

Gonf

5. Dans les livres suivants sa soerus n'est mentionnée que deux fois en passant, VI, 10, et ad Traian. 51, où Pline remercie Tempereup d'avoir envoyé en Bithynie Gaelius Glemens adfinis de sa belle-mére, et par cette belle-mére il doit entendre Gelerina, car les parents de sa troisième femme étaient morts avant son mariage.

6. G*est ce que montre le récit fait à sa tante, dans la lettre 19 du

tion, soit d'elle (ses fausses couches sont racontées au livre VIII, 10; 11 ; 19), soit des deux personnes qui lui tenaient lieu de père et de mère, c'est-à-dire de son grand-père Calpumius Fabatus et de sa tante paternelle Galpumia Hispulla.

Les preuves que nous avons rassemblées ici ne sont que la plus petite partie de celles que nous possédons, et ce ne sont pas les plus concluantes ; la démonstration sera complétée dans le cours de ce mémoire, où nous avons essayé de déterminer plus nettement la chronologie des différents livres et celle de la carrière politique et littéraire de Pline.

Ajoutons cependant encore ime observation générale : on remarque que le cercle des correspondants et des amis de Pline se modifie peu à peu, et qu'en général les hommes plus âgés disparaissent à mesure qu'on avance vers les derniers livres, tandis que les plus jeunes ne figurent pas dans les premiers. Ainsi Corellius Rufiis et Verginius Rufos, dont la mort est rapportée aux livres I et II, sont, il est vrai, souvent mentionnés plus tard, mais toujours comme étant morts depuis longtemps. Ainsi encore Vestricius Spurinna, qui figure dans le troisième livre (1, 10) comme un vieillard de soixante-dix-sept ans, et Arrius Antoninus, également fort âgé à cette époque, ne sont plus -cités après le cinquième livre, tandis que Fuscus Salinator et Ummidius Quadratus, les jeunes admirateurs et élèves de Pline, ne sont mentionnés qu'à partir du sixième livre. Les relations de l'auteur avec les hommes du même âge que lui, tels que C!ornelius Tacitus, Cornutus TertuUus, Calestrius Tiro, se retrouvent dans tous les livres.

Nous nous proposons dans ce qui va suivre, de démontrer, d'une part, d'une manière plus complète la publication successive des différents livres des lettres de Pline ; de tirer, d'autre part, de cette démonstration les résultats qu'on en peut obtenir pour l'histoire. Nous avons donc recueilli les données chronologiques fournies, soit par le recueil principal, soit par la correspondance avec Trajan, et nous avons cherché à déterminer, autant que cela était possible, l'époque de la rédaction et de la publication de chaque livre. Nous allons passer en revue, en nous appuyant sur ces données, les principaux événements delà vie de Pline ; nous discuterons ensuite, dans des appendices, quelques autres questions spéciales qui ne peuvent être développées que séparément.

IV* livre. La lettre IV, 1 a trait à la première visite de la petite fille cbez son grand-pôre. Gonf. IV, 13, 5 : nmdum liberos hàbeo.

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