Statius Silv, I, 2, 178. Martial IX
2. Orelli 784. La vraie signification de ce décret a été démontrée par Borghesi Bullett ddV JnsL 1844, p. 126 {Œiwr. VU, 473), et par Henzen, Annali 1844, p. 40.
3. C'est ce que semblent prouver le Panégyrique de Pline et Dion Gassius; voy. Henzen Annali 1844, p. 11, 12.
4. Borghesi J. c. et après lui Henzen 1. c. p. 40, pensent que Gallicanus a plutôt succédé à Bassus ; mais c'est certainement à tort. Il est évident que Vobligatio praedioi'um fada per Cornelium Gallicanum mentionnée à la fin de la table de Veleia, est plus ancienne que le document principal, puisque Trajan y est appelé simplement Germaniais, au lieu de Germanicus Dacicus qui se trouve dans l'acte principal, lequel rraiUeurs se réfère à plusieurs reprises (Henzen Annal. 1834, p. 12) non seulement aux hypothèques alimentaires conclues sous Tadministration de Gallicanus, mais aussi à celles de Pomponius Bassus (3, 12, 53) et nomme ce dernier en second rang (3, 12 : deducto vecUgali et is quae ante Cornélius Gallicanus et Pomponius Bassus obligaverunf), ce qui ne peut être motivé que par leur succession en date. En outre, Cornélius Gallicanus était déjà légat prétorien en 83; il avait donc, seize ans plus tard, un âge assez respectable pour remplir le poste dont il est question. Du reste nous manquons encore de notions précises sur la nature des fonctions de Gallicanus et de Bassus. Borghesi et Henzen admettent que Trajan les avait chargés, comme praefecU alimentorum, d'organiser ces fondations en Italie; en sorte que ces deux personnages n'auraient pas été restreints, comme les préfets postérieurs des alimentations^ à l'une des circonscriptions indiquées par l'administration des voies d'Italie (Conf. Dig. 32, 41, 5 : fu/ndum in Appia). Cette opinion a, il est vrai, en sa faveur, la formule du décret de Ferentinum (demandata cura ab imp., qua aeternitaii Italiae snae pro^exii) et le fait que Bassus
fut légat de Gappadoce et de Galatie au moins jusqu'à la fin de l'an 99 ^ 11 ne put donc revêtir de fonctions relatives aux alimen-
paraît avoir été employé en cette qualité aussi bien à Ferentinum qu'à Veleia. Mais d'un autre côté, il est certain que les fondations alimentaires furent établies par groupes, et cela conduit à penser qu'à mesure que les capitaux qui leur étaient destinés devenaient disponibles^ les diverses régions d'Italie étaient dotées de fondations de ce genre; et que par conséquent Tadministration de ces affaires fut mise en rapport avec la curatelle des voies dès le premier établissement et non pas plus tard, lorsqu'il ne s'agit que de les surveiller. On pourrait rappeler en outre que sous Trajan nous trouvons un curator de la voie Ëmilienne, qui n'est pas, comme c'était de règle absolue, de rang prétorien, mais bien de rang consulaire (p. 18, n. 3), ce qui s'expliquerait si, à ce moment, la charge importante d'établir les fondations alimentaires était réunie à cette curatelle. On ne pourra guère trancher la question que lorsque les titres officiels de Bassus ou de Gallicanus auront été découverts.
1. Sur Titus Pomponius Bassus, comme légat de Gappadoce et de Galatie, on trouve les renseignements réunis dans la consciencieuse étude de M. G. Perrot {de Galatia provincia Romana^ Paris, 1867, p. 110 et suiv.). Une inscription de Bassus trouvée aux environs d'Ancyre {Bullett. delV Inst. 1862, p. 68 - G. I. L. III, 309) donne à Trajan les titres de irib. pot p. p, cos. II; ainsi comme Trajan fut consul en 98 pour la seconde et en 100 pour la troisième fois, elle date de 98 ou 99; on possède aussi un nombre considérable de monnaies de Bassus (Eckhel IlL 190; Mionnet IV, 412, 33-35; 413, 45; p. 7, 665, 35; 36; 669, 57; 58; Borghesi JBullett. 1844, 126 et Œuv. II, 16). J'ai consulté sur ces monnaies M. Waddington, la première autorité dans ce domaine, et je résume ici les parties essentielles des communications qu'il m'a faites et qui reposent sur l'examen direct des pièces en question. « Pour ce qui regarde les médatUes de Pomponius Bassus, celle de Vannée lA de Bomitien n'est pas d'une lecture certaine; l'exemplaire décrit par Mionnet me semble plutôt se lire \C* — La date IC de Bomitien est certaine. Celle de Nerva est certaine. — La pièce de Trajan, frappée à Césarée (Mionnet Cappad., n. 45) avec £111 * BACCOY * CT * F, Mont-Argée, se trouve au Cabinet : la lecture en est certaine. » Les monnaies de ce gouverneur vont donc de l'an 15 de Domitien à l'an 3 de Trajan; mais ici surgit la question de savoir à partir de quel jour ces années sont comptées. D'après la détermination de Belley (Mém, del'Acad, des Inscr,, t. XXXV, p. 628) qui est approuvée par Eckhel et Ideler, l'année impériale de Gappadoce commence le 13 décembre. M.Waddington, au contraire, la fait commencer au 22 septembre. Il fait observer que les chififres les plus élevés d'années qu'on rencontre sur les monnaies de Césarée sont: pour Titus, III; pour Domitien, XV; pour Antonin le Pieux, XXIV; pour L Verus, VII; pour Septime Sévère, XVIII; pour Macrin, II. « Ces » monnaies de Idacrin, continue- t-il, qui sont assez nombreuses pour » la seconde année, tandis que je n'en connais pas pour la première, » montrent qu'on comptait probablement à partir de l'équinoxe d'au- » tomne, commencement habituel de l'année en Asie-Mineure. » Le fait que pour Antonin le Pieux (10 juillet 138 au 7 mars 161) on compte
taires ayant la fin de l*an 400, et il est même probable qu'il n'en fut chargé qu'en Tan 404 . Il en résulte que le consulat de Stella et de Marinus ne peut être antérieur à l'an 404 : en l'an 400 il n*y a pas de place entre le consulat de Pline et Tertullus en septembre et celui d'Âelianus et Sacerdos en décembre. Mais, d'un autre côté, on ne peut pas descendre plus bas que 404 : rien ne s'oppose à ce qu'on fixe le consulat de Stella et de Marinus ^ à cette date qui, seule, se concilie avec l'indication fournie par Martial sur les trois ans de loisir qu'il avait accordés à sa muse. Il n'était pas nécessaire que Stella fût déjà entré en charge lorsque le poëte envoya à Rome son douzième livre, il sufQsait qu'il fût désigné, et comme la publication parait avoir eu lieu en hiver ou au printemps^ on devra la faire dater des premiers mois de l'an 404, après qu'on pût connaître en Espagne les noms des consuls désignés le 7 janvier. — D'après ce que nous venons d'exposer on s'explique aussi que Bassus figure dans le IV^ livre de Pline comme un homme fort âgé qui, après une longue carrière, s'était retiré des affaires publiques 3 ; il est probable qu'il venait alors précisément de résigner les fonctions qu'il avait occupées dans l'administration des Alimentaires.
Si donc le dernier livre publié par Martial parut au printemps de 4 04 , rien n'empêche de placer sa mort en cette année même, ainsi que nous l'avons fait plus haut.