Tacite Ann. VI
2. Les marques de briques mentionnent non seulement des fylinae Camillianae (plus tard propriétés impériales) mais aussi une Arruntia CamiUa Camilli comme propriétaire de briqueteries (Borghesi I. c. p. 366). Si la lecture est juste, c'est une fille du consul de 32, et son nom est suivi de Tancien nom de son père; Camilli serait encore ici pour Camilli /:, ce qui est bien extraordinaire.
3. Ainsi sur la table des Arvales Marini XV et dans d'autres inscriptions (Orelli 727, 728, 732, 3311). Ici Eckhel VllI, 367, s'est gravement trompé à deux points de vue; d'abord en s'appuyant sur des inscriptions de Nero lulius Germanici /". (Orelli 663) pour accuser l'empereur Nero Glaudius de s'être fait passer pour le fils de Germanicus Gaesar; ensuite en traduisant les mots Germanici Caesaris nepos de la table des Arvales par a neveu de Germanicus d, ce qui l'a empêché de reconnaître qu'il s'agissait du grand-père maternel.
Tout cela est conforme à la règle. On n'a qu'à se rappeler que Tadoption ne fait changer que le père et non la mère : Si fUium adoptaverim, dit Paulus ^ uxor mea illi matris loco non est; neque enim agnascitur ei; propter quod nec cognata eius fit. Ainsi, même après Tadoption, Néron resta légalement le fils de sa mère (peu importe d'ailleurs qu'Agrippine ait été en même temps la femme dô son père adoptif) et le descendant de ses ascendants maternels. Il est évident que ce furent des raisons politiques qui l'engagèrent à nommer de préférence ces derniers dans les degrés plus éloignés. De même que Caligula, en sa qualité de petit-fils d'Auguste, évinça le petit-fîls de Tibère, qui en droit héréditaire était son égal, de même il est certain que Néron a été préféré, dans la succession au trône, au propre fils de Claude, qui était légalement son égal , parce qu'il était arrière-petit-fils d'Auguste. Les titres qui s'étalent dans cette singulière généalogie de Néron sont ceux de la dynastie julienne, de la descendance, non 'de César, mais d'Auguste, descendance qui semblait plus légitime à côté de celle des Claudiens. Et pourtant, dans cette généalogie rien ne contredit les principes du droit. Il n'y a d'anormal que le choix.