Etuis en forme de fuseaux et de troncs d'arbre
199. Un peigne en ivoire dont il ne reste que quelques dents. Reliefs : une lutte entre deux hommes au corps très trapu; tête de femme de style latin.
§ 6. — Alabastres. Verres.
Collection Barberini.
200. Une cinquantaine d’alabastres en pâte de verre de diverses couleurs (blanc et noir , blanc et bleu , jaune , blanc et bieu , etc.).
201. Un très grand nombre de perles en pâte de verre de toutes couleurs. Le travail de ces objets rappelle tout à fait celui des verreries modernes de Venise
% 1. — Objets en os.
Collection Barberini.
202-206. Cinq plaques d’os travaillé trouvées dans les fouilles de 1866. Elles servaient primitivement de couvercle à des boîtes. On voit encore les petites chevilles, également en os, qui les tenaient attachées. Chacun de ces couvercles semble avoir été composé de quatre bandes rectangulaires, sur chacune desquelles est représenté un personnage. Les quatre plaques d’os juxtaposées étaient entourées d’un cadre généralement formé d’oves et assez étroit. Dans leur état primitif, elles étaient coloriées ; on aperçoit encore quelques traces de couleurs verte, rouge et violette.
202. Sur la première de ces plaques (Cf. la planche 3 à la fin du volume) est représenté un Mercure ; les yeux sont gros, les ailes du nez fortement accusées, la lèvre supérieure un peu avancée , le menton en retrait. Les cheveux retombent sur le front et sont indiqués d’une manière assez raide par des lignes parallèles. Le dieu est coiffé, suivant l’habitude, du pétase et tient en main le caducée. Il a pour vêtements une tunique qui forme un grand nombre de plis et qui ne descend pas tout à fait jusqu’aux genoux. Les manches en sont courtes et relevées par une agrafe. La bande d’étoffe ou de cuir qui lui sert de ceinture se croise ensuite sur la poitrine. Derrière le dos tombe une chlamyde attachée sous le cou par une fibule ronde. Les chaussures montent jusqu’à mi-jambe.
Le second personnage est un Hercule ; il est debout, le pied gauche appuyé sur une amphore renversée. Cette position donnée à Hercule est très fréquente sur les graffites des miroirs. Il tient, de la main
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droite sa massue dont l’extrémité repose à terre et s’entretient avec Minerve. Les traits de son visage ont le même caractère archaïque que ceux de Mercure. Son costume est singulier. Sur les peintures de vases et sur les graffites des miroirs et des cistes , Hercule est souvent représenté nu , couvert seulement de la peau du lion de Némée. Il porte ici, outre la peau de lion, le costume d’un soldat latin. Il est, en effet, vêtu d’une tunique semblable à celle de Mercure et, par-dessus la tunique , d’une cuirasse de style antique qui prend toutes les formes du corps. Il n'y a dans la collection des miroirs étrusques de M. Gerhard qu’un seul exemple de ce costume (n° 154); ce miroir semble appartenir à l’art latin plutôt qu’à l’art italo-grec. On peut encore en rapprocher l’Hercule représenté sur le vase de Busiris (Annales de l'Inst. arcliéol., 1865, pl. supplém. P. Q.) où ce personnage est vêtu d’une tunique recouverte de la peau de lion.
La Minerve est coiffée d’un casque avec visière et crinière ; elle tient de la main droite une baste et laisse tomber la main gauche le long du corps. Elle est vêtue d’une tunique talaire qui forme deux sinus et un grand nombre de plis. Elle a sur la poitrine le gorgoneion ; derrière elle est un bouclier. Entre elle et Hercule, une tête de lion représente une fontaine.
Le personnage suivant n’a pas d’attributs assez caractéristiques pour qu’on puisse sans hésitation lui donner un nom. C’est peut-être un Mars ou un Quirinus. Il a le bras droit à moitié levé ; l’index de la main l’est également. Il tient, de la main gauche, une lance. Il est vêtu d’une tunique , d’une cuirasse et d’une cblamyde et porte des jambières ; les pieds sont nus.
203. Le deuxième couvercle a les mêmes dimensions que le premier ; mais l’identification des personnages est beaucoup plus difficile à faire. Un jeune homme , vêtu seulement d’une tunique semblable à celle du Mercure qu’on vient de décrire , tient une baste courte aux deux tiers de laquelle se trouvent une courroie et une boucle. Devant lui est un guerrier ayant en main une longue lance. Il a le casque à visière et à crinière orné d’une oreille sur le côté, la tunique, la cuirasse, la cblamyde et les jambières. Le second groupe est composé d’un jeune homme vêtu de la même façon que le dernier personnage du couvercle précédent et d’une femme vêtue d’une tunique talaire. Elle porte un collier de perles rondes, a la main droite sur la poitrine et tient, de la main gauche , un objet dont il est difficile de déterminer la nature (une fleur ou une pomme de pin).
204. Les quatre personnages du troisième couvercle sont : 1° Un guerrier dans le même costume que les précédents. 2° Un Mercure vêtu de la cblamyde avec un pétase qui lui retombe derrière les épaules et un caducée qu’il tient de la main gauche. 3° Une femme qui tient de la main gauche une branche d’arbre (laurier?). Elle est vêtue de la tunique talaire recouverte d’un péplos. Elle a des pendants d’oreilles, un collier de perles rondes et porte des chaussures. Derrière elle est un
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guerrier qui porte le casque conique souvent représenté sur les graffites des cistes et des miroirs.
205. Le travail du quatrième couvercle est du même style , mais d’une exécution beaucoup plus grossière. On y voit un guerrier, la main droite appuyée sur son bouclier. Il parle avec une femme. Celle-ci est vêtue de la tunique talaire recouverte d’un péplos dont l'extrémité retombe sur le bras gauche, suivant l’usage romain. Elle a la main droite levée, le pouce et l’index appuyé l’un contre l’autre. Elle porte des sandales. Une autre femme, vêtue de la même façon , tient une pomme dans la main droite; c’est peut-être une Yénus , bien qu’aucun autre indice ne la fasse reconnaître pour cette déesse. A côté d’elle se trouvent deux guerriers.
206. Il faut enfin signaler quatre plaques d’os, hautes de 0m,I7 et larges de 0m,04. Elles ont appartenu à un couvercle beaucoup plus grand; on y aperçoit aussi des traces de couleur rouge. Deux guerriers y sont représentés, et chaque figure se compose de deux plaques (Cf. la planche 4 à la fin du volume).
207. En os également formé de deux morceaux , un sphinx assis levant la patte gauche (Cf. la planche 4 à la fin du volume).
Ces objets appartiennent tous à la même époque et probablement proviennent de la même fabrique. Ce n’est pas le produit de l’art étrusque ni de l’art grec , c’est le produit d’un art latin archaïque qui tient encore un peu du premier, qui n’a pas subi entièrement l’influence du second, et qui conserve un caractère original. Les formes en sont encore raides et grossières ; mais le travail est assez fini, du moins pour quelques-uns de ces objets.
Si l’on cherche à rapprocher ces représentations d’autres plus connues et à déterminer leur date d’une manière approximative , on ne saurait trouver de meilleur point de comparaison que les graffites de quelques cistes.
208. La présence, dans les tiroirs de la collection Barberini, de quelques plaques d’os avec des ornements semblables à ceux des bordures de cistes ou des miroirs autorise le rapprochement. Sans parler du type particulier des figures et des détails du costume, le manque d’attributs pour déterminer les personnages est aussi sensible que sur la plupart des graffites. Il semble qu’on puisse , pour toutes ces raisons , ranger les objets qui viennent d’être décrits dans la même catégorie qu’un certain nombre de cistes où l’influence de l’art grec ne s’est pas fait encore beaucoup sentir.
§ 8. — Terres cuites.
A. — Collection Barberini.
Les terres cuites trouvées à Palestrina ne semblent pas appartenir toutes à la même époque. Il faut sans doute tenir grand compte de la
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grossièreté plus ou moins grande des moules et de l’inhabileté des fabricants à une époque donnée. Toutefois, sur quelques-unes, des traces d’archaïsme sont visibles. D’auti'es sont encore grossières, mais cependant un peu mieux travaillées ; quelques-unes , ce sont les moins nombreuses, rappellent le style italo-grec ; il n’y a aucune figurine de travail purement grec, semblable aux terres cuites de l’Italie méridionale ou aux figurines de Tanagre.
Les terres cuites archaïques sont fabriquées avec une argile blanchâtre ; les autres ont une teinte rouge plus ou moins prononcée ; quelquesunes, une teinte jaune saumon. Toutes les terres cuites provenant de Préneste sont couvertes de paillettes noires ; le poids en est toujours assez considérable ; elles ne peuvent à cet endroit se comparer aux terres cuites de style purement grec. Le plus grand nombre de ces figurines ont été peintes
209. Deux femmes assises sur un trône à dossier ; entre elles, à leurs pieds, est assis un enfant. Elles sont voilées ; le voile retombe sur les genoux ; les pieds sont rapprochés l’un de l’autre ; le visage est très aplati. L’enfant, ainsi que les deux femmes, tiennent les mains sur les genoux. Il y a dans ce petit groupe une raideur extrême ; les figures ont à la fois quelque chose d’archaïque et de sévère. Ce doit être sans aucun doute une représentation hiératique ; c’est le seul point qui puisse être affirmé .
Cette figurine a une grande valeur. C’est la seule de ce modèle que l’on ait trouvée jusqu’à présent à Préneste (1). Hauteur : 0m,13.
210. Une femme vêtue d’une tunique et voilée ; elle est aussi de style très archaïque. Elle est faite, comme la précédente, d’une argile pâle tachetée de paillettes noires. Le visage est aussi très aplati et les traits peu indiqués. Les tresses de ses cheveux retombent le long de ses joues. Elle a la main droite ramenée sur la poitrine. De la main gauche , elle tient un objet rond , peut-être une pomme ou une grenade. Est-ce une déesse ou une femme tenant une offrande? Il est difficile de le décider. Dans les fouilles récentes de Capoue, on a trouvé un grand nombre de statuettes représentant une femme voilée et portant une grenade (Pomone ou quelque autre divinité de l’agriculture) ; la figurine de Préneste pourrait en être rapprochée. Hauteur : 0m,12.
211. Une femme voilée assise, de style archaïque. L’argile dont cette figurine est fournie est pâle. Les traits sont peut-être moins grossiers et surtout moins aplatis que ceux des figurines précédentes. La chevelure est un peu plus travaillée. Elle forme plusieurs bandeaux ondulés qui retombent sur le front. Elle est vêtue de la même façon que les autres figurines ; elle pose la main droite ouverte sur le genou. Elle tient le bras gauche courbé et couvre un objet rond dont les formes sont indéterminées. Hauteur : 0m,13.
(1) Il en existe une semblable au musée du Louvre. D’après l’aspect de la terre , elle semble aussi provenir de Préneste.
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212. De style assez grossier, mais non archaïque, des fragments de deux génies féminins ailés , semblables à ceux que l’on trouve sur les graffites des cistes et des miroirs. L’un de ces génies est assez bien conservé. Les traits de la figure sont très durs ; les cheveux sont relevés sut1 le milieu de la tête. Les proportions du corps sont très allongées et manquent tout à fait d'élégance. Sur l’épaule gauche , on aperçoit un bout de chlamyde ; les ailes sont très grandes et ressemblent tout à fait à celles des génies ailés dessinés sur le bronze. Les deux bras étaient tendus en avant. Le corps était peint en blanc , ainsi que la figure. Sur les ailes se voient des traces de couleur jaune et bleue. Hauteur de la statuette, sans les pieds : 0“,16, L’autre génie est moins bien conservé ; il est fait d’après le même modèle. On voit aussi , sur la terre cuite , des restes de couleur.
213. Trois têtes votives de femme qui semblent être assez anciennes. On a trouvé, à Préneste, un grand nombre de figurines semblables , principalement dans les fouilles de 1878.
214. Deux petites têtes de génies, coiffées du bonnet phrygien; au bas de l’une d’elles des feuilles de lierre et des traces de couleur rouge.
215. Une tête couronnée de lierre, de style relativement récent. Au dessus du cou elle est terminée par un ornement. Ces têtes, ainsi terminées , devaient être appliquées sur d’autres objets.
216. Une tête d’homme grimaçante; la statuette à laquelle elle appartenait représentait sans doute un acteur comique.
217. Trois têtes de femme de style réaliste terminées par un ornement : ces terres cuites n’appartiennent, en aucune façon , à l’art grec.
218. Petit bas-relief bachique destiné à être attaché à un autre objet; il est, en effet, percé de plusieurs trous. Une bacchante laisse retomber son vêtement derrière le dos ; sa tête est rejetée en arrière , le corps penché à gauche , elle tient de la main droite une sorte de férule.
219. Un gros Silène trapu marche à gauche , portant une amphore sur son épaule. Son vêtement est enroulé autour du poignet gauche. Basrelief.
220. Bas-relief bachique. Une bacchante , les cheveux en désordre , la tête renversée, le vêtement soulevé par ses mouvements , frappe une espèce de tympanon orné d’une frange (Cf. de Clarac , Musée de sculpture, t. 2, pl. 138, n° 138).
221. Un petit génie ailé. Sa tête est entourée d’une sorte de rouleau (une couronne ?) garni de lierre. Les ailes semblent avoir été très courtes et semblables à celles des anges de l’iconographie chrétienne. Il a la taille entourée d’une ceinture à moitié brisée qui forme un nœud sur la hanche. Il porte le bras gauche replié à la hauteur du visage.
222. Un autre génie ailé ; la tête et la jambe gauche manquent ; les ailes étaient déployées. Il porte au poignet des bracelets et tient de ses deux mains abaissées la poignée d’objets qui ont disparu. Il a la jambe droite en avant.
223. Un petit génie non ailé. La chevelure est imitée par des trous. Il
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penche en souriant la tête à gauche d’une manière assez gracieuse. Il tient sa chlamyde enroulée sur le bras gauche.
224. Buste d’un personnage portant une outre sur l’épaule droite.
225. Fragments de deux figurines. Hauteur : 0“>,10. Elles représentent un homme ayant une ceinture autour de la taille ; les deux extrémités en retombent par devant. Autour du cou de l’une des figurines, on voit des traces d’une chlamyde, et à l’épaule un fragment d’aile. Par derrière est un trou destiné à fixer l’objet (?) ou ayant peut-être simplement servi d’évent. Il y a une trace d’ocrea à la jambe droite de la figurine de gauche.
226. Deux bacchantes à peine modelées. Bas-relief. Au-dessous de l’une d’elles une plaque avec trois trous. Ce bas-relief, ainsi que tous ceux du même style, semblent appartenir à une époque relativement récente.
227. Une femme à demi nue , à peine modelée. Son vêtement couvre la partie inférieure du corps. Elle est coiffée et porte des pendants d’oreilles.
228. Un personnage dont le sexe est indécis, mais qui semble être plutôt un homme , est couvert d’une sorte de toge qui laisse libre le côté gauche. Il tient de la main droite un bâton recourbé (?).
229. Buste d’une femme vêtue d’une tunique talaire ; les plis de la draperie rappellent de loin le style des figurines grecques.
230. Bas-relief. Une femme vêtue porte de la main gauche une amphore ; elle tient la main gauche sur la hanche.
231. Fragment d’un petit bas-relief représentant une bacchante.