‹ Étude sur Quince CurceChapitre 105 sur 398 · Cf. infra, page 299 sqq · texte numérisé non relu

Cf. infra, page 299 sqq

souvent et dans des termes peu flatteurs. Le passage où leurs noms se trouvent réunis est de telle nature que, si l'on voulait absolument en tirer une conclusion quelconque, il faudrait peutêtre, comme le dit Freinsheim *, en conclure que Quinte Gurce n'a fait aucun usage des travaux de ces deux historiens.

Les deux passages en question ne prouvent rien; lors même qu'il en serait autrement, notre embarras n'en subsisterait pas moins, car il nous resterait à expliquer les passages assez nombreux dans lesquels une description géographique, un fait particulier, un détail de mœurs sont accompagnés d'expressions générales, comme fertur^, cUcitur^, fama est'*, quidam credidere^, etc.

Ces termes vagues sont, on le sait, très fréquemment employés par les historiens anciens pour désigner les sources auxquelles ils ont puisé. On les trouve, par exemple, très souvent dans Tite- Live, et aussi dans les historiens grecs d'Alexandre, Diodore ®, Plutarque % dans Arrien ^ lui-même, qui a du reste pris la peine de nous en expliquer le sens ^. Il est donc probable que Quinte Curce, lui aussi, s'est servi de ces termes généraux pour désigner certains auteurs qu'il avait lus et dont il avait fait usage.

Méthode à suivre. — Son application.

I. Examen des faits caractéristiques; chiffres, particularités historiques, ' détails géographiques. — II. Examen des faits que Quinte Curce accompagne d'une indication vague.

Cela étant, et les deux passages dans lesquels Quinte Curce cite ses autorités ne permettant d'arriver à aucune conclusion

1. Freinsheimius, Comm. in Curtium., Op. l., prolég., IV, au mot Clitar- CHUs, L. /., cf. page 103, note 3. Sur Timagène, cf. page 129.

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