X, II
Amnistie.
Reste maintenant à fixer la part d'influence légitime des autres historiens.
Pour Aristobule et Ptolémée, les difficultés à vaincre ne sont pas insurmontables : et, si l'on ne peut toujours dire d'une manière positive que tel détail a été pris dans la relation d'Aristobule ei tel autre dans celle de Ptolémée, on est au moins en droit d'affirmer que telle catégorie de faits ou de renseignements est empruntée à Tune de ces deux relations. C'est qu'en effet ici, €omme précédemment pour Clitarque. nous avons un guide précieux, plus précieux même que ne l'a été Diodore, Arrien. « Quelques auteurs » (autres qu'Aristobule et Ptolémée], dit-il dans sa préface, « ont rassemblé des traits qui méritent d'être « cités et que je n'ai pas jugés incroyables: je les ai recueillis « comme des ondit '. » Nous serons donc en droit de considérer comme empruntés à Aristobule ou à Ptolémée tous les faits, tous les détails du récit de Quinte Curce qui ne sont donnés par aucun autre historien et se retrouvent cependant dans Arrien, sans être accompagnés d'une formule dubitative, comme o AÔyoç r/c'. ^, /ivs-a-, % )ivoj7'.v \ o'. os àviypa'iav ^, etc.
Ces détails sont assez nombreux; ils le seraient plus encore si nous n'avions, pour être plus exact, négligé tous ceux qui correspondent à la longue lacune ^ que présente le XYII*^ livre