‹ Étude sur Quince CurceChapitre 161 sur 398 · Quinte Cukce, IX, v · texte numérisé non relu

Quinte Cukce, IX, v

6. R. Kôbler, Op. L, pages 39-40. — Schô.ne, Op. l., page 46.

7. Arrien, Aiiabase, YI, xi, 8 : TaOvx àvaYcYpâ»9w (Aot, tiç \ir\ kzxlix'.-

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contre Quinte Gurce, qui vivait avant Arrien ; elle ne prouve pas même que nos deux historiens aient puisé à une source unique; cette réflexion devait, étant données certaines erreurs grossières, se présenter tout naturellement sous la plume d'un historien consciencieux ; Thucydide * n'a-t-il pas exprimé une idée analogue sous une forme presque identique à celle dont Arrien s'est servi ?

III. — Si Quinte Curce s'était borné à signaler les faits peu croyables, ou même à manifester, dans quelques cas, son regret de trouver si peu de sûreté dans les informations de ses devanciers, il eût fait preuve de bonne foi, il n'eût guère montré de sens critique. Il en a cependant. Au besoin, il sait choisir entre plusieurs traditions. « Babylone , dit-il , avait été fondée par f< Sémiramis et non pas, comme beaucoup d'écrivains l'ont <( pensé -, par Bélus, dont on voit encore le palais. » — « La « Scythie, dit-il encore, ne touche pas simplement, comme on « l'a cru ^, au territoire des Sarmates, elle en fait partie. »

Ce n'est d'ailleurs pas au hasard qu'il se décide pour telle ou telle tradition; il a vérifié les assertions de ses prédécesseurs et ne parle qu'en connaissance de cause. « On a cru *, écrit-il, « qu'Alexandre avait réglé par son testament le partage des « provinces; mais nous nous sommes assuré que cette tradi- « tion , en dépit de quelques auteurs, est sans fondement. » On ne saurait être plus catégorique, aussi ne s'étonnera-t-on pas que, tout en choisissant, il laisse échapper un mot de mauvaise humeur et traite « d'ignorants ceux qui prétendent expli- ^ quer le nom de la mer Rouge par la couleur de ses eaux ^ ». Il s'abandonne assez rarement à des attaques directes, et, s'il nomme Timagène et Glitarque, c'est tout à fait par exception^; le plus souvent il se contente de se moquer de la fable ou de la fausse tradition admise par ses devanciers.

1. Thucydide, I, 20, sub fin. : Ojtwî àTaXatirwpo; tûÏ; -ko'/IoXi; f, !;r,Tr,ai; -r,? xf.rfieioL^, xat Im xà l-roîaa ixôtXXov xpcTtov-cai.

3. Quinte Cumce, VII, vu, 3. La petite digression que se permet ici notre auteur n'est malheureusement ni très exacte ni très claire, cf. A. Miller, Op. l., page 37, note.

•i. Quinte Curce, X, x, o.

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