Quinte Ccrce, VII, iv
met le Styx en Macédoine ' ; il confond le Lycus avec le Marsyas, ou avec un autre affluent du même nom que reçoit le Méandre *.
A toutes ces causes d'erreur, il en faut ajouter une autre : c'est la rapidité fâcheuse avec laquelle Quinte Curce semble avoir écrit son ouvrage. Aussi bien et mieux peut-être que Quinlilien, il aurait pu au début de son histoire solliciter l'indulgence de ses lecteurs ^.
C'est qu'en effet il n'a pas seulement laissé échapper des lapsus calami, il a commis, en traduisant les historiens grecs, de véritables contresens. Quelques-uns ne sont pas graves, ce sont plutôt des traductions inexactes qui s'expliquent facilement *; c'est ainsi qu'il dit de la Bactriane qu'elle occupe le tiers de l'Asie °, d'Arbèles que c'est un bourg ^, et qu'il met l'Araxe sur le même plan que le Tigre et l'Euphrate ''. D'autres sont beaucoup moins excusables. C'est très probablement par suite d'un véritable contresens qu'il raconte * qu'Alexandre traversa en quatre jours le territoire compris entre le Tigre et l'Euphrate; qu'il fait deux personnages d'un seul ®; qu'il confond <Ï>6[jo; avec <ï>oI|3o; et le traduit par Sol ^°; qu'il tire un nom