Cf. Arrien, Anahase, III, xxx
7. Vivien de Saint-Martin, Histoire de la Géographie, Paris, Hachette, 1873, page 106.
lien est de même du Caucase. Sous ce nom, Quinte Curce désigne : 1° la chaîne de montagnes qui sépare le Pont-Euxin de la mer Caspienne *; 2° la chaîne du Paropamise ou de FEmodus (Hindoukousch) % et 3" une chaîne de montagnes traversant l'Asie et comprenant à la fois le Paropamise et le Taurus '. Ces données géographiques, quoiqu'elles aient été admises par Arrien ^ et par d'autres écrivains anciens ^, n'en sont pas moins inexactes; c'est pour les avoir confondues, et non pas pour se montrer bien informé, que Quinte Curce a placé en Inde le lieu de la légende de Prométhée ^
Ailleurs les erreurs attribuées à Quinte Curce semblent être le fait du copiste et disparaissent par des corrections très légitimes ".
Le plus souvent Quinte Curce a besoin de justice et non pas d'indulgence.
Leclerc * et Voltaire ^ lui ont reproché d'avoir représenté les Macédoniens comme pris, à la vue de la marée, d'un effroi qu'ils ne pouvaient ressentir *". Ils ont eu tort; les gens instruits connaissaient sans doute ce phénomène ", le vulgaire était assurément peu familiarisé avec lui *-. De plus, la marée à l'embouchure de rindus est très violente ^^; elle a pu effrayer même des gens habitués à un spectacle analogue.
Les critiques que l'on a faites de ses descriptions de la Sogdiane '*