IIÉRODIEN, III
6. Quinte Curce, VI, ii, 12 : « Hinc in Parlhienem..., caput omnium qui post Euphratem elTigrim amues Rubro mari terminantur. »
7. RuFus Festus, Breviariuta rerum gestarum popidi romani. 14 : « Secl postea, sub Antoninis duobus, Marco et Vero, ac Severo Perlinaee, ceterisque principibus Romanis, qui adversus Parthos, eventu vario, dimicaverunt, quater amissa, quater recepta Mesopotamia est. »
Marc Aurèle en fonda à Carrhes \ à Singara -, peut-être à Édesse ^; Septime Sévère en établit à Nisibis *, à Rhesœna ^ à Zathya": de plus, il conquit tout ou partie du territoire déli-j mité par Quinte Guroe '. ^
De Septime Sévère à Trajan, il n'est pas un seul empereur que l'on ait essayé de regarder comme un contemporain de Quinte Curce. Par conséquent, nous n'entreprendrons pas de démontrer que notre auteur n'a pu vivre entre 193 et Ho. Nous ne nous arrêterons pas davantage à discuter l'opinion de Pontanus ^ et de quelques autres savants qui veulent faire de Quinte Curce un contemporain de Trajan. Elle est absolument insoutenable, car le seul fait absolument précis que nous fournisse le passage ^ tant de fois commenté du livre X, c'est-à-dire l'allusion aux héritiers de l'empereur, ne peut s'appliquer à Trajan ; il n'eut jamais d'enfants.
Ainsi d'élimination en élimination nous avons singulièrement restreint le champ des conjectures. Quinte Curce ne peut plus désormais être considéré que comme un historien du i" siècle. Un fait grammatical corrobore cette conclusion à laquelle nous sommes arrivé. On ne trouve pas dans toute V Histoire d'Alexandre i un seul exemple de qiœ mis après un e bref; or, d'après un excel- j lent travail de M. Harant *", les prosateurs qui ont écrit depuis Cicéron jusqu'à Quintilien se sont tout particulièrement abstenus de mettre ces deux e l'un à côté de l'autre. C'est un petit fait, il a cependant son importance, et il apporte son modeste appui à la démonstration que nous avons tenté de faire.
VHistoire d'Alexandre a été publiée antérieurement au
1. EcKHEL, Doctrina ?nimmoriim, t. III. 508. — .Mioxnet, Op. L, t. V, oOi, VIII, 385, 392.