‹ Étude sur Quince CurceChapitre 263 sur 398 · Horace (Épitres, II, i · texte numérisé non relu

Horace (Épitres, II, i

Scribimus indocti doclique poemala passim.

Pline le Jeune écrivait une tragédie à quatorze ans {Ep., VIII, 4).

3. Sénèql'e, Oratofum..., Op. t., Suas. III, page 26. — Servius, in Virg. A'ra.,X, 18.

4. Tacite, Dialogue des orateurs, 20. — Qlintilien, de Inf^titidione oratoria, VIII, proœm., 23; m, 60; vi, 17.

o. Quinklien (de Institutione oratoria, I, vi, 27) : « Quare mihi non invenuste dici videtur, aliud esse latine, aliud grammatice loqui. »

6. Sur l'influence philosophique, cf. M. W. Heffter, Op. /., page 188. — Sur les abstraits en latin, cf. H. Gcklzer, Etude de la latinité de saint Je'ràme, Op. L, pages 16, 17.

7. QuiNTiLiEN, de Institutione oratoria, I, proœm., 24. — Cf. III, xi, 21.

8. Pétrose [Satyricon, 1) : Ideo ego adoleseentulos existimo in scholis rhetorum stultissimos fieri, quia nihil e.^ iis quse in usu habemus aut iudiunt aut vident... sed 7nellitos verborum globulos....

âT'â CARACTÈRES DU TALENT DE QUINTE CURCE

élèves à de puérils cliquetis de mots, à des jeux de phrase artificiels, à l'enflure, à l'hyperbole '.

Une dernière cause, bien inattendue, contribuait non moins fortement à la désorganisation de la langue.

Depuis l'avènement d'Auguste, beaucoup d'hommes de talent, à qui la guerre et la politique étaient désormais à peu près interdites, avaient consacré toutes leurs forces, toute leur activité à la littérature -. Ces écrivains de circonstance, n'ayant à traiter aucun sujet sérieux, abandonnaient délibérément tout souci du fond pour ne songer qu'à la forme; la véritable originalité des idées n'ayant plus pour eux tout son prix, ils n'étaient sensibles qu'au délicat, au maniéré; ils ne voyaient dans l'art d'écrire que le métier et n'appréciaient que le métier: s'adressant à des gens fatigués, désabusés, lassés, gâtés par trop de littérature, ils s'efforçaient, par tous les moyens, de raviver l'attention, de piquer la curiosité. « Maintenant — dit Tacite — que dans tout audi- « toire il n'est personne qui n'ait, non pas une teinture, mais bien « une profonde connaissance des lettres, il faut des procédés (( nouveaux pour ne pas ennuyer ^ » Ces procédés nouveaux, ces moyens de plaire, on les demandait à l'archaïsme * ou bien à ce que Quintilien appelle « les grâces efféminées du langage mo- « derne "^ ». Dans l'un et dans l'autre cas la langue en soufl"rait. Les écrivains anciens ne s'y sont pas trompés; ils ont, à plusieurs reprises, constaté cette décadence du latin ^ ; ils ont cherché à l'expliquer', ils ont tenté, sans trop y réussir, de réagir contre elle *; ils ont noté quelques-uns de ses efTets; ils ne les ont

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