Cf. page
3. Il n'est pas rare que les écrivains anciens utilisent l'ouvrage d'un de leurs contemporains ou de leurs prédécesseurs sans le nommer; cf. page 13, note 2.
cette histoire est antérieure au règne de Vespasien, puisque les Lettres de Sénèque ont été publiées en 02 ^ ou tout au plus en 65 -.
Celte date est trop vague, mais on peut la préciser davantage. Il suffira pour cela de continuer, comme nous l'avons fait, à examiner quels sont les empereurs sous lesquels on ne peut placer la publication de YHistoire cV Alexandre.
Elle ne peut avoir eu lieu ni sous Jules César ni sous Auguste, parce que l'œuvre de Quinte Gurce est certainement postérieure à celle de Tite Live ', dont l'histoire parut ou acheva de paraître après la mort du premier empereur romain. Il ne faut pas davantage chercher à mettre cette publication sous Tibère.
Amyntas, dans le discours que lui prête Quinte Gurce, explique les raisons qui l'ont amené à se lier d'amitié avec Philotas, et démontre qu'on ne peut lui faire un crime de cette amitié. Ces mêmes idées, exprimées souvent en termes presque identiques, se retrouvent dans le discours que, suivant Tacite, M. Terentius prononça devant Tibère, pour se défendre de ses relations intimes avec Séjan. Cette ressemblance singulière avait été remarquée dès le xvr siècle. J. Lipse l'avait notée *, mais, jusqu'à ces derniers temps, on n'en avait tiré aucune conclusion particulièrement intéressante. Il y en a une cependant à tirer, et fort curieuse. Elle ressortira clairement de la simple comparaison des trois passages suivants :
Quinte Glrce, VU, i, 26, sqq. : « Amicitiam, quœ nobis cum Philota fuit, adeo NON eo infitias, ut expetisse qiioque nos magnosque ex ca fructu3 percepisse confitear.
An vero Parmenionis, quem tibi proximucu esse voluisli, filium, omnes pœne amicos tuos di-
Tacite, Annales, VI, 8 :
Sejania?rt/c77/aM...ausus est eqnesromanus, M. Terentius, ob id reiis, aiuplecli, ad hune moduni apud senatum ordiendo :
« Fortunae quidem mese fortasse minus expédiât adgnoscere crimen quain abnuere: sed, utcunque casura res est, fatehor
DionCassius,LVIII, 19, 1 : Mdcpxo-j Tc03v7''o'j îtt-
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1. Cf. H. L. LEnM.\NN, Philolofjus, t. VllI, page 317, et Claudius und Xero (I8y8:, page 8, sqq,
2. Fn. IIaase, Œiuvres de Sénèque, Leipzig, Teubner, 1872, 1874, t. III. préface, page 3, sqq.