‹ Étude sur Quince CurceChapitre 289 sur 398 · Aristote, Rhétorique, III · texte numérisé non relu

Aristote, Rhétorique, III

0. CicÉRON, de Orafore, III, xliv, 173. — Orator, LI, 170; LVI, 190; LVII, )4. — Part, orat., XXI, 72.

plusieurs reprises cette confusion des deux rythmes * ; Quintilien dit que « laisser passer un vers entier dans la prose est « une faute honteuse, et qu'en laisser passer une partie seule- « ment n'est pas une faute beaucoup moins grave -. »

Les prosateurs latins ne se sont pas, en dépit d'Aristote, de Cicéron et de Quinlilien , toujours tenus assez rigoureusement sur leurs gardes. Quinlilien lui-même a laissé échapper quelques fins de vers hexamètres dans sa prose ^; — et c'est pourtant, d'après lui, le vers hexamètre qui devait être le plus soigneusement écarté \ Les œuvres de Cicéron, discours ^, traités de philosophie ^ ou de rhétorique ', offrent aussi plus d'un exemple de cette négligence; mais ce sont les ouvrages historiques qui montrent le plus évidemment ce phénomène curieux de l'influence que peut avoir une recherche peu éclairée de l'harmonie de la phrase. On comprend presque, en les lisant, la définition de l'histoire donnée par Quintilien : « [historia) proxima poetis et « quodammodo carmen solutum est *. » Et, de fait, il n'est pas un seul historien latin qui ne puisse nous fournir un nombre plus ou moins considérable de vers hexamètres. Salluste ^, César '°, Coi'nélius Népos ^', Tite-Live *% Tacite *', le fait est depuis longtemps connu, ont mêlé des vers à leur prose, Quinte Curce aussi; les vers entiers sont toutefois assez rares, voici les seuls que l'on ait découverts " :

1. Sur le rythme de la prose latine, cf. Riemann, Études xur la langue.... de Tite-Live, Paris, Tliorin, 18Sj. paL'e 11, et Ocintilien, de Institutions oratoria,W, iv, 116. — Cicébo.n, de Oratore, 111, li, 197, sqq.

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