P. Meyer, Op. L, pages
OÙ il donne une lon^rue énumération des écrivains romains *. Il l'a mentionné cependant *; il le cite dans son « de Rcmediis utriusque fortiinx ^ »; il l'utilise ailleurs sans le citer expressément *, enfin Robert Holkotli cite '" Quinte Curce, Boccace ^ semble l'avoir connu et Coluccio Salutato "^ demande à un de ses amis s'il a un exemplaire complet de VHistoire d'Alexandre.
Quinte Curce, au xiv siècle, n'était donc guère plus connu qu'au siècle précédent; son histoire continuait cependant à être copiée, et l'Espagne ^, la France ^, l'Italie "^ possèdent encore des manuscrits de cette époque. S'il fallait en croire Blume *', la popularité de VHistoire d' Alexandre aurait été plus grande que le peu de renseignements recueillis jusqu'ici ne le ferait supposer; une traduction italienne en aurait été faite et serait encore conservée à Naples dans la Bibliothèque de Saint-Philippe de Néri. Malheureusement, les indications données par Blume sont des plus sommaires, et nous n'avons pu en contrôler l'exactitude, a jrriori fort douteuse.
La rareté fâcheuse de renseignements sur Q. Curce, la médiocre influence qu'il a exercée et par intermittence s'expliquent facilement. Elles tiennent à des causes générales et à des causes particulières; il n'est pas besoin d'insister sur les premières ^-, de faire ressortir ce fait qu'avant le xv« siècle les manuscrits de tous les auteurs anciens étaient relativement en petit nombre, que beaucoup d'entre eux ne nous sont pas parvenus, détruits par le temps, les accidents de toute nature; il n'est pas inutile en revanche d'exposer au moins sommairement les causes spéciales qui ont nui à la diffusion de l'ouvrage de Quinte Curce au moyen âge.
VHistoire d'Alexandre pouvait intéresser deux catégories de lec-
1. PÉTRAROLE, Œuvres latines. Edition de Bâle. Amberbach, 1496. Epist. de Reb. Fani., III, xLiv.