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6. Arriex, Anabase, I, x, 4; II, xxv, 3; VI, i, 4; VII, xxni, 7; il en donne une à peu près textuellement, Op. /., II, xiv, 4. — Sur l'ensemble de cette question, cf. R. Il Ayszy {Phi lolof)its, XXXIX, 1880, pages 258, 304), qui soutient rauthentit-ilé des lettres d'Alexandre, et A. Schoene (de Rerum

Alexandri magni Scriptorum Fontibus. Leipzig, 1870, page 31), qui est

de lavis de Hansen.

7. Lettre d'Olijmpias, IIypéride, 111, 36. — Lettre du roi Ochus, Eschine,. III, 238. — Lettre de Darius, Dinauque, I, 27. — Lettre sur la bataille d'Is-\ sus, Esaii.NE, 111, 164.

L UISTOIRE D ALEXANDRE 85

autorisé à admettre que des contemporains d'Alexandre, mêlés aux événements politiques, ont écrit des lettres, que ces lettres ont été connues, et probablement utilisées par les historiens. La seule précaution à prendre, avant de se servir de ces documents, était donc simplement de faire le départ entre les lettres vraies et les fausses ^ Ce triage était d'ailleurs plus facile pour les anciens que pour nous, et ils étaient parfaitement capables de le faire : un grammairien du premier siècle, Apollonidès de Nicée, en est la preuve ^

Les œuvres littéraires.

I. Récits des témoins oculaires et des contemporains. — II. L'histoire d'Alexandre depuis Ptolémée Soter jusqu'à l'empereur Claude. — III. Les ouvrages de géographie.

I. Les grands conquérants et leurs lointaines expéditions ont, de tout temps, eu le privilège d'engager à écrire beaucoup de gens qui n'y auraient probablement jamais songé sans les événements dont ils avaient été acteurs ou témoins. Rien de plus naturel d'ailleurs; tous ces écrivains de circonstance trouvent dans leur travail même une satisfaction personnelle et légitime. L'homme d'affaires ou le diplomate revoit ces documents précieux, longtemps tenus secrets, qu'il va révéler au monde; le général retrace les combats auxquels il a assisté, et surtout il établit, un peu trop libéralement peut-être, la part qu'il y a prise ; l'observateur et le simple curieux se plaisent à publier les faits nouveaux qu'ils ont vus, les anecdotes ou les traits de mœurs qu'ils ont recueillis; tous sont heureux de revivre par le souvenir leur vie d'autrefois et de constater publiquement qu'ils ont été pour quelque chose dans ces grands événements historiques. De nos jours, après la chute du premier empire, les mémoires de toute sorte sur Napoléon ont pullulé; après la mort d'Alexandre, il en fut de même.

1. J. G. Droysen {Op. L, t. I, page 738, sqq.) a tenté de le faire.

2. Westermann, Vitarum scriptores grœci minores, Brunswig, 1845, page 5o.

Néarque, Androsthène, et les autres explorateurs, dont nous avons donné les noms plus haut *, remanièrent et publièrent sous une forme un peu plus littéraire les rapports qu'ils avaient rédigés pour Alexandre et sur son ordre.

Ptolémée écrivit ses mémoires, qu'Arrien estimait beaucoup et qu'il prit pour base de son récita Ces mémoires furent probablement écrits après la bataille d"lpsus ^: ils s'arrêtaient à la mort d'Alexandre ", et traitaient principalement des questions militaires. Par contre, les renseignements géographiques y faisaient presque complètement défaut ; Arrien ne cite pas une seule fois dans ses Indiques l'œuvre de Ptolémée, et, dans son Anabase ^, il cite, comme exemple unique, un renseignement géographique fourni par le roi d'Egypte sur l'Acésinès.

Aristobule de Cassandrée ® — qui suivit peut-être l'armée en qualité d'ingénieur ' — se préoccupa beaucoup au contraire de tout ce qui touchait à l'histoire naturelle, à l'ethnographie, à la géographie en général, et à celle de l'Inde en particulier. Ses mémoires, qu'il composa dans un âge très avancé % devaient à ce point de vue être aussi intéressants qu'exacts. Les missions dont il fut à plusieurs reprises chargé en Inde ^ lui avaient permis de recueillir facilement de nombreuses observations, et la nature même des emprunts '° que lui fait souvent Arrien nous donne le droit d'affirmer qu'il les avait recueillies.

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