Quinte CuRCK, IV, iv, 19: IV, viii
4. Strabon, XI, vu, page u09 : llpoacÇo^aa')/) ce xa\ i:bçj\ t?.? GaXaTTr.ç TavxYjç TioXXà <hz'jor, 5tà Tr,v 'AX£^âvûpo-j çtXoTi|x{av. Cf. R. Kôhler, Op. /., page 41.
5. Ces renseignements ne sauraient avoir été pris à Clitarque, car
Ce devrait être au contraire Patrocle qui avait répandu l'opinion d'une communication possible entre la mer Caspienne et l'océan Indien; c'est lui, ou tout au moins Ératosthène, que Quinte Curce désigne, quand il rapporte ce renseignement erroné :
Strabon, XI, page 518 : Ou/^ ôjxo-
XorouTt 8'oTi TresiETrXeuaav tivsç ixtco TY)? ivôtxTjç £7:1 tV)V ipxaviav ^Ti Be ôuvatov IlaTpoxX^ç eiprixe.
Quinte Curce, VI, iv, 19 » : Et quidam credidere non Caspium mare esse, sed ex India in Hyrcaniam ca-
Nous disons que c'était tout au moins Eratosthène qui avait transmis ce faux renseignement à Quinte Curce; nous savons en effet que ce géographe, substituant une erreur à la donnée fort exacte d'Hérodote ^ et d'Aristote \ refusait de voir dans la mer Caspienne une mer intérieure ; c'est donc peut-être à lui, aussi bien qu'à Patrocle, que Quinte Curce pensait en mettant quidam credidere au commencement de cette notice géographique, 4^nt on lui a si souvent et si injustement fait un crime. ^' .
L'examen des autres passages analogues à ceux-ci ne nous permet de découvrir Tinfluence d'aucun nouvel historien ou géographe grec; en revanche, il nous autorise à affirmer plus positivement encore que Quinte Curce connaissait l'ouvrage de son prédécesseur Trogue Pompée, et que, tout en le critiquant parfois, il lui avait emprunté certains détails qu'il ne trouvait pas dans ses sources habituelles. C'est ainsi que Quinte Curce rapporte d'après Trogue Pompée les détails suivants omis par tous les autres historiens d'Alexandre :
Justin, XI, xiv, 3 : Darius cum vinci suos videret, voluit et ipse mori.
Quinte Curce, IV, xv, 30 : DicitWy acinace stricto, Darius dubitasse an fugai dedecus honesta morte vi' taret.
Diodore, qui suit la tradition de cet écrivain, donne un certain nombre de détails omis par Quinte Curce.
1. C'est la vraie leçon des manuscrits, Clausum est une correction des plus arbitraires.