‹ Étude sur Quinte Curce [microform]Chapitre 119 sur 386 · Diodore, XVII, 65 et 73. Cf. page · texte numérisé non relu

Diodore, XVII, 65 et 73. Cf. page

3. La marche sur Gélènes (III, i) et sur Gordium ; la description de la Cilicie (III, iv, 6); le passage des Pyles ciliciennes (III, iv, 11); l'histoire de Sisenès (III, vu, 11); le conseil des Grecs à Darius (III, vui, 1) ; le bain dans le Cydnus (111, v); la délimitation d'Alexandrie avec de l'orge (IV,

4. Détails sur Tarmomcnt des Perses, Quintk Cliice (III, ii, 1); sur Thymodes, Pharnabaze, le songe de Darius et l'armce perse (Quinte Cuhce, III^ m). Cf. encore Quinte Curce, III, xi, 23, et Diodore, XVII, xxxv, '6; Quinte Curce, III, ii, 10, et Diodore, XVII, xxx, 2; Quixte Curce, IY, i, 16, et Diodore, XVII, xlvi, 6. Cf. J.-G. Droysen, Op. l., t. I, page 480, n. 3, et 527, n. — A. Fr^nkel, Op. L, page 401, sqcj. — D'autre part, on trouve dans Diodore des détails, des faits qu'ignore Quinte Curce; cf. R. Kôhler, Op. L, pages 36, 37, et en général pages 5, 8, 13, 17. — 11. Petersdorff, DiodoTUs Curtius, Op. /., page 13, sqq.

LES SOURCES DE QUINTE CURCE 135

Glitarque seul, et, conséquence naturelle, Quinte Gurce ne s'est servi de Glitarque dans aucun des passages où il donne des détails différents de ceux que fournit Diodore. Dans ces deux alternatives, l'argument employé par G. MùUer et les autres critiques perd toute valeur.

Est-ce à dire cependant que Glitarque n'a jamais servi de guide à Quinte Gurce, et que l'histoire de Diodore ne saurait nous être d'aucun secours? Assurément non.

Tout d'abord l'influence de Glitarque se reconnaît dans les passages que nous avons cités plus haut *; elle se reconnaît encore — quoique avec moins d'évidence — dans la description du tumulte causé par le phénomène, nouveau pour les Macédoniens, de la marée montante % et dans le récit du sacrifice humain offert à Moloch par les Tyriens. Nous donnons ce dernier fragment, ainsi que le passage de Quinte Gurce qui le reproduit en partie, parce qu'il n'avait été signalé ni par Geier ni par G. Mùller.

Suidas: 2ap$avto; ^i\b)^ xai

cpa-Ttv àXXot TE xat KXsiTap/oç, Iv Kap/TjSovi £V xaT; (XEyàXai; eOy^aTç TîatSût xaTç yj.ç>fj\ tou K povoo iTuiTiOe'vTaç eTretxx uTioxaisiv.

Quinte Clrce, IV, m, 23 : Sacrum

quoque multis sîpcuUs inter-

missura,repetendiauctores quidam erant, ut ingcnuus puer Saturno immolarctur ; qviod sacrilegium verius quam sacrum CarthaginienseSf a conditoribus traditum, usque ad exscidium urbis suœ fecisse dicuntur.

Ge détail du siège de Tyr n'est raconté par aucun des historiens d'Alexandre que nous possédons ; il doit donc, selon toute probabilité, avoir été pris par Quinte Gurce à Glitarque, qui l'avait, à tort ou à raison, introduit dans son récit. Une preuve d'ailleurs que l'origine de ce renseignement était d'ordinaire attribuée à Glitarque, c'est que le scholiaste de Platon, le rapportant à son tour, Tappuie, comme Suidas, de l'autorité de Glitarque ^.

Il ne serait pas difficile de multiplier ces rapprochements partiels, mais — quelque soin, quelque minutie même que l'on

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