Ce sont des hyperboles, cf. pages 230 et 2S
6. Quinte Curce, IV, ix, 9. — Arrien l'appelle {Anabase, III, ym, 7) ttôXiç et Strabon (XVI, page 737) xaToixta àÇtôXoyo;.
8. Quinte Curce, IV, ix, 14. — Cf. Th. Zolling, Op. l., pages 12, 13. On ne saurait cependant être bien affirmatif; la distance qui sépare le Tigre de l'Euphrate étant, d'après Strabon (II, page 79), de 2 400 stades, Alexandre aurait parcouru 600 stades par jour; or, d'après deux passages de Strabon relatifs à l'Oasis d'IIammonium (I, page 49, et XVII, page 799), la moyenne d'une journée de marche serait précisément de 600 stades; par conséquent, Tinexaclitude que nous avons signalée, si elle est réelle, ne doit probablement pas être imputée à Quinte Curce.
9. Quinte Curce, VIII, vu, 9 : Nicostratu7,i Antipalrum Asclepiodorumque. Arrien, IV, xiii, 4 : Oub toutwv ôe àva7ietffer,vat 'h.'^-:iT^oi':?h^ Te xbv 'AcxXr,mootopou
10. Quinte Curce, IV, xiii, 12. — Cf. Plutarque, Alexandre, 31.
propre d'un nom commun et lit Cohortandus au lieu de yop(ji Tiv'l * ; et c'est peut-être encore par un contresens qu'il a dit ^ « Ozinem et Zariaspen nobiles Persas », prenant le nom d'un peuple pour le nom d'un rebelle ^, qu'il a attribué aux cavaliers macédoniens une suprématie qu'ils n'avaient pas "*.
Cette rapidité excessive a eu bien d'autres résultats fâcheux.
Elle n'a pas peu contribué à rendre plus obscures certaines descriptions de batailles, de la bataille d'Issus, de celle d'Arbèles, ou de celle de l'Hydaspe par exemple. Les images, éveillées dans l'esprit de Quinte Gurce par la lecture des historiens grecs, n'ont pas eu le temps de prendre un corps, de se préciser; elles sont demeurées à l'état vague, elles ont gardé quelque chose de flottant et d'insaisissable ^; si parfois elles sont plus nettes, c'est seulement lorsqu'un épisode pittoresque ou dramatique a su arrêter l'attention de l'auteur.
Ce n'est pas tout. Quinte Gurce se servait à la fois de plusieurs récits, qu'il combinait à sa guise. Mais ces récils ne donnaient pas tous les faits dans le même ordre, ni avec les mêmes circonstances. Suivant l'humeur ou l'information de l'écrivain, tel événement changeait de valeur. Pour l'un, il était de la plus haute importance et était mis en belle place; pour l'autre, il n'avait qu'une valeur toute secondaire et était à peine mentionné brièvement et sèchement; par suite, les conséquences en parais-
1. Quinte Curce, VIII, iv, 21. — Cf. Plutarque, 47. — Quinte Clhce (X, I, 43) commet peut-être encore une erreur analogue et traduit àrcb xoivoO par a Cœno, cf. J. G. Duoysen, Op. l., t. I, page 3, et J. Mutzell, Op. /., page 894.
2. Quinte Curce, IX, x, 19. — Quinte Curce n'est pas le seul historien qui fasse des contresens; G. Lumbroso {Mélanges de l'École.... française de Rome, t. V, avril 1885, page 248, sqq.) signale un contresens de Trogue Pompée (Justin, XI, 10), qui aurait traduit ariXo; par classis.