‹ Étude sur Quinte Curce [microform]Chapitre 177 sur 386 · Quinte Curce, IV, vi, 25-30. — Cf. page · texte numérisé non relu

Quinte Curce, IV, vi, 25-30. — Cf. page

Arrien, on le sait \ est très partial pou r Alexan4rÊ.^£L.gn^ primTde parti pris tout ce qui pourrait ternir la gloire de son îïéros. C'est pour" cela aussi que, peut-être, il n'a pas voulu nous montrer Alexandre et Thaïs, au sortir d'une orgie, donnant le signal de l'incendie de Persépolis. Peut-être aussi n'avait-il pas trouvé cette anecdote dans l'ouvrage de Ptolémée, et, pour cela, n'avait-il pas cru devoir l'emprunter à une autre source. Il ne pouvait cependant s'atfendre à lire, dans les mémoires de Ptolémée, une mention quelconque de Thaïs.^ Un roi, même écrivain, se croit obligé à une certaine retenue, et le roi d'Egypte eût sans doute été embarrassé de parler de celle qui fut sa maîtresse *.

Le silence d'Arrien sur Dioxippe et la rencontre des vétérans s'explique par l'habitude qu'ajet historien de négliger tous^les détails purement pittoresques, sans qu'il faille nécessairement en conclurelilËrfâusseté de ces deux anecdotes rapportées par

Quinte Curce ^.

Les reproches qui portent sur la valeur des notions géographiques paraissent plus justifiés.

Certains de ces reproches visent des erreurs formelles, et on ne peut qu'y acquiescer en plaidant les circonstances atténuantes, qui sont fortes ; d'autres tombent devant un examen impartial.

Quinte Curce désigne, à la fois, sous le nom de Tanaïs, le Don * qui se jette dans la mer d'Azow et l'Iaxarte ^ qui se jette dans la mer d'Aral. Il y a là une confusion évidente ; mais cette confusion avait été faite par ses prédécesseurs ^ il faut bien s'en souvenir, et de plus le mot Tanaïs semble avoir été un appellalif générique, des fleuves septentrionaux 7.

1. Cf. Sainte-Croix, Op. L, pages 100, 273, 292,(;31l; 420, 501, 502. Cf. (Jrote, Op. L, t. XVIII, page 10. ^^

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