Cf. Appendice H, pages
3. QuiNTi CuRTii Elpgantissime oratiojies et episiole..., Paris, 1508, cf. G. W. Panzer, Annales lypogvaphici..., Nuremberg, 1799, t. VII, page o27, n» 230.
4. Dans une édition publiée à Venise {ex officina Brigoncia, 1666), les discours sont classés par genres dans une table spéciale.
5. Valentim Thilonis Curtius orator sive orationes Curtianœ brevi analysi et pleniori locorum commwiium evolutione illustrât^, Amstelodami, apud J. Janssonium, 1664, 2« édition. La première a été publiée à Leipzig, en 1567, apud I. S. Fickium et J. B. Seuboldum.
6. Oratio Legati Persici pro materia disputationis academicae
scripta et proposita ab Ernesto Heusio, Argentorati, J. Schùtz, 1673. —
« Justin, dit Vasquez de Liicènes, tient le train cl la voie du « dict Quinte Curse et ne diffère d'icelui que on stile; car Justin « racompte en brief les choses faittes, Quinte Curse les choses, les « lieux et les affections. L'un met la somme des sermons, l'autre « les con(di)tions tout au long, tous deux véritables, tous deux « excellents orateurs, mais Quinte Curse trop plus *. »
Depuis, à différentes époques, les critiques, Leclerc 2, Sainte- Croix ^ ont répété l'opinion de Vasquez de Lucènes, en lui donnant un sens péjoratif.
Que YHistoirc d'Alexandre par Quinte Curce ait un caractère oratoire, c'est là un fait des plus vraisemblables a priori Quinte Curce est Romain et il écrit pour des Romains.
Romain, il a ce don naturel de Téloquence qu'ont en général ses compatriotes; il a vécu et il a été élevé à une époque où Téloquence, si elle n'était plus indispensable pour arriver au pouvoir \ était du moins le but auquel tendaient tous les efforts; à une époque où l'étude de l'art oratoire, commencée dès le plus jeune âge, se poursuivait jusque dans la vieillesse et ne finissait guère qu'avec la vie ^
Quinte Curce écrit pour des Romains, et il doit, à ce titre, se souvenir de la définition de l'histoire donnée par Cicéron, le maître un moment contesté, écouté malgré tout; il sait que l'histoire est œuvre d'éloquence % il s'en souvient trop.
Sans doute il ne revendique pas tous les privilèges qu'une théorie trop complaisante accordait à l'histoire ' comme à la
E. B. Kreuchel, Ad Curtium, III, x, Ennrralio oratoria Alexandri magni ad 7n//î7e5, Argentorati, 1671. — S. Schalesius, £:/ir/;ra//o orationis a Charidemo Atheniensi ad regem Persarum Darium hahitœ, Argentorati, 1660.
1. P. Paris, Les manuscrits français de la bibliothèque du roi...., Paris, Tecliner, 1836, t. 1, page '30.