‹ Étude sur Quinte Curce [microform]Chapitre 211 sur 386 · Quinte Curce, VIII, vm · texte numérisé non relu

Quinte Curce, VIII, vm

6. Quinte Curce, III, xi, 9 : « tum vero similis ruinœ strages eral. '> — VIII, II, 13 : « ad confirmaiidum pudorem. » — X, v, 3 : « omni vilœ debito liberatus. »

9. Quinte Curce, VII, xi, 4 : « cupido incessit animo naturam quoque

La composition même des récits dénote chez l'historien une grande habitude des exercices oratoires. Quinte Curce se plaît d'ordinaire à débuter par des considérations générales dont les événements sembleront n'être qu'un commentaire justificatif. Avant de raconter l'incendie de Persépolis, il énumère les qualités d'Alexandre, qualités malheureusement gâtées par un fâcheux penchant pour les excès de table *. C'est par une maxime générale que débute l'exposé des regrets d'Alexandre après le meurtre de Clitus ^ et c'est encore par une maxime générale que commence une description fort intéressante des coutumes hindoui s ^.

Si Quinte Curce a des phrases qui sont des exordes, il en a aussi qui sont des péroraisons. Après avoir longuement raconté la bataille d'Issus, supputé les pertes des deux armées, il termine par une phrase courte qui résume et fixe l'impression produite : « C'est par une perte si minime que fut achetée une « si grande victoire ♦. » La fin du long récit consacré à la

faliiïandi. Cf. Bossuet (Oraison funèbre du prince de Gondé), afin que nous ayons, avec tout l'art, toute la nature à combattre. — Ce n'est d'ailleurs pas le seul passa^re de Quinte Curce qui nous fasse ressouvenir de nos grands classiques. L'Achille de Racine parle comme Alexandre (cf. Racine, Iphigénie, I, ii, et Quinte Curce, IX, v, 19), quand il s'écrie :

Je puis choisir, dit-on, ou beaucoup d'ans sans gloire. Ou peu de jours suivis d'une longue mémoire. Mais puisqu'il faut enûn que j'arrive au tombeau. Voudrais-je, de la terre inutile fardeau, Trop avare d'un sangr reçu d'une déesse, Attendre chez mon père une obscure vieillesse. Et toujours de la gloire évitant le sentier, Ne laisser aucun nom et mourir tout entier?

II se souvient (cf. R.\cine, Iphigénie, et Quinte Curce, VIII, vm, 9) aussi d'une maxime qu'il formule en ce beau vers :

Un bienfait reproché lient toujours lieu d'offense.

Une maxime de Callislhène (VIII, v, 15) semble encore avoir inspiré à un autre poète ce vers devenu proverbe :

Le temps n'épargne pas ce qu'on a fait sans lui.

Nous ne parlons pas des imitations directes que présente VAlexandre de Raine, nous renvoyons au commentaire de l'édition de P. Mesnard, Hachette, 1865.

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