Strabon, XVII, page
10. Jrv^.NAL .Satires, VII, 148) : « Nutricula causidicorum Africa. »
11. QuiNTiLiEN, de Institutione oratorio, I, v, 8 : (Barbarisiuus), unum gente quale est, si quis afrum vel hispanum latinœ oralioni nomen iuserat.
12. Tacite {Annales, XV, 44) : « (Roiiia) quo cuncta alrocia aut pudenda, confluunt. »
13. Qlmntilien, de Institutione oraforia (I, xii, 9) : w Novitiis per quot anno3 sermo latinus répugnât. »
14. Quintilien, de Institutione oratoria (I, v, 55) : « Peregrina (verba), ex omnibus prope dixerim genlibus, ut homines, ut instituta etiam multa venerunt. »
15. CicÉRON, Bnctus, LXXIV, 258. — Cf. Epist. ad Familiares, IX, xv, 2. Sur les transformations de la langue latine, cf. O. Rikmann, Études de la langue de Tite-Live, Paris, Tliorin, 1885, page 7, sqq.
la plainte eût été plus juste; l'invasion s'élant accrue, le mal
s'était aggravé.
Il fallait alors, bien moins encore qu'à l'époque de Cicéron, songer à Vurbanitas, à cette perfection du langage que Quintilien définit : « une manière de parler dans laquelle on ne peut « découvrir rien d'inconvenant, rien de grossier, rien de négligé, u rien d'étranger ni pouf le sens, ni pour les mots, ni pour la pro- « nonciation, ni pour le geste '. » Les grandes familles, ces gardiennes du bon usage ^ avaient disparu dans l'ouragan des guerres civiles \ emportant avec elles les saines traditions du latin. Les nouvelles institutions, en supprimant l'éloquence politique, avaient rompu le lien qui unissait les lettrés au peuple, elles avaient fait du latin une langue artificielle.
Auguste * et Tibère ^ avaient beau tenter de mettre un obstacle à l'envahissement des mots exotiques, d'arrêter la désorganisation de la langue; tout contribuait à rendre leurs efl^orts inutiles. Les jeunes patriciens avaient, dès leur premier âge, été mis entre les mains de gouvernantes grecques ^ plus tard ils avaient eu des Grecs pour précepteurs; ils avaient achevé leur éducation à Athènes ' et, chemin faisant, avaient appris à dédaigner le langage maternel ». L'éducation purement romaine ne préservait pas ceux qui la recevaient de toute infiuence mauvaise. « La grammaire, dit Quintilien, se divise sommai-
1 Quintilien, de Institutione oratoria, VI, m, 107. Cf. Cicéron, Brutus, XLVI 170 «qq. La langue littéraire avait été corrompue à la fois par les Illettrés (introduction du Sermo plebeius, Tacite, Dialogus 32) et par les stylistes (Sé.nèque, Lettres, 114).