Quinte Curce, VI, xi, 32. , . ,. , y a
15. Quinte Curce, III, m, 20. sqq. On pourrait multiplier les exemples de ce3 locutions toutes faites, de ces mots répétés à satiété : Cf. deos ul ores, VII, v, 25; V, xm, 16; III, xm, 17; nec plura elocutus, VI, vm 22; Vil, iv, 35; VI, X, 11, vu, 35. Supervenit, IX, v, 15, est répété trois fois dans le même paragraphe. « Quippe, subire » sont très ««^^^"t^lP'^y^^,^"^^*- Cf. J. MuETZELL, éd. de Quinte Curce, Op. /., pages 52, 208, 215, 216, 248, 432, 469, 655, 887 et E. Krah, Deitràge, op. /., page 7.
288 CARACTKRES DU TALKNT DE QUINTK CUUCE
Quinte Curce lui doit cette accumulation de synonymes, d'équivalents poétiques, destinés à rendre l'image plus visible ou à éviter la répétition des mêmes termes à des intervalles trop rapprochés : « et avgumentum nfj'erant aquatn, quod dulcior s'U <( quam cetera maria, infuso paludis humore mitescere *. » — (( Cœli fulgor, tempore œstivo, ardenti similis, internitens igm's « prœbuit speciem *. » Elle lui doit sans doute aussi ces ellipses hardies ^ ces zeugma *, ces allitérations, rares d'ailleurs ^ qui étonnent quand elles ne se trouvent pas chez un primitif ou chez un poète.
Ces dilettantes S dont le goût appréciait surtout dans un ouvrage la saveur poétique du style, trouvaient, on le voit, de quoi se satisfaire dans VHisloire d'Alexandre; ils y trouvaient aussi — on ne s'en étonnera guère — ces réminiscences de Virgile qui leur plaisaient si fort ^ Ces réminiscences ne sont pas des citations; Quinte Curce ne reproduit pas textuellement un ou plusieurs vers en entier, il intercale simplement dans sa phrase deux ou trois mots qu'un amoureux de Virgile — ils ne manquaient pas alors — reconnaissait et saluait au passage. Le souvenir porte parfois cependant sur un passage tout entier, l'imitation est plus frappante; on ne saurait méconnaître par exemple, dans une phrase du discours d'Amyntas *, une réminiscence de V Enéide.