‹ Étude sur Quinte Curce [microform]Chapitre 67 sur 386 · J. G. Droysen, Op. /., t. I, app. 4, pages · texte numérisé non relu

J. G. Droysen, Op. /., t. I, app. 4, pages

l'uISTOIRE D'ALEXANDRE

du moins l'auteur dont il s'est servi, les connaissait également*. Le mot 1)7:6 avr,|i.a qu'il emploie soulève toutefois quelques difficultés. Ce mot a des sens très variés; il a été donné comme titre à beaucoup d'ouvrages d'origine et de nature très diverses qu'on trouvera soigneusement catalogués dans deux dissertations de Kôpke ' ; mais, dans le passage de Diodore, il ne peut se traduire exactement que par le mot « archives ». Si, en effet, on comprend très bien que le devis des funérailles d'Héphestion soit resté dans des archives, on ne comprend pas du tout qu'il ait pris place dans des notes, dans une espèce de mémento d'Alexandre analogue à celui d'Antigone Gonatas ^ Le mot u7:6'jLvr,;jLa semble d'ailleurs avoir été employé en ce sens dans d'autres passages par Plutarque \ par Lucien ^ et par Diodore « lui-même, qui parle d'une description du golfe Arabique tirée des pao'O.'.xa 'j7roavr,[JiaTa conservés à Alexandrie.

Que, du reste, les historiens anciens aient ou n'aient pas eu connaissance de ces archives, il importe peu ; elles ont existé, le passage de Plutarque le prouve surabondamment; à son défaut, plus d'un motif nous déterminerait à croire à leur existence. Elles étaient indispensables à la bonne organisation et à l'exacte administration d'un empire aussi étendu, de services aussi divers, répartis en des lieux si éloignés les uns des autres ; enfin elles existaient chez les Perses ' ; Alexandre, grand imitateur du peuple qu'il avait vaincu, les aurait créées pour cette seule raison.

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