‹ Étude sur Quinte Curce [microform]Chapitre 76 sur 386 · Westermann, Op. L, comm. VI, page · texte numérisé non relu

Westermann, Op. L, comm. VI, page

23. Plutarque, Eumène, 11. — Lucien, Pro lapsu in salutando, 8. Citons encore les lettres d'Aristote à Alexandre, Diogène Laerce, V, i, 12.

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l'histoire d'alexandre

Évidemment, parmi ces lettres, beaucoup étaient fausses. Les unes étaient l'œuvre des historiens élevés à l'école des rhéteurs*; ils les avaient inventées de toutes pièces comme bon nombre des discours qu'ils inséraient dans leurs histoires. Les autres avaient été fabriquées par des faussaires peu scrupuleux, mais fort désireux de vendre très cher aux amateurs des pièces introuvables ^; d'autres étaient de simples exercices scolaires ^; d'autres enfin avaient sans doute appartenu à des ouvrages publiés sous la forme épistolaire *.

Il ne faut pas cependant, comme on l'a fait trop souvent, les considérer toutes comme apocryphes. Il y avait certainement des lettres authentiques, surtout des lettres d'Alexandre. Leur existence, si nous n'avions pas d'autre preuve, serait établie par le fait de la présence d'P^umène, archichancelier de l'empire, au quartier général de l'armée macédonienne ; elle est attestée d'autre part d'une façon formelle par certaines inscriptions ^ et par le témoignage peu suspect d'Arrien^. L'authenticité des lettres autres que celles d'Alexandre est moins évidente ; on peut cependant la défendre en rappelant que nombre de discours prononcés du vivant d'Alexandre font allusion à des lettres relatives à des événements contemporains ', lettres que les auteurs de ces discours n'auraient sans doute pas citées s'ils ne les avaient considérées comme authentiques; on est donc

1. Des lettres de ce genre se trouvent même dans des" histoires très sérieusement écrites; voy. par exemple Thucydide, I, 128, 129, 137; IV, 10.

2. Ces fabricants de pièces apocryphes sont surtout contemporains des Attale et des Ptolémée. — Cf. Galien, de Nat. ho7n., I, 42, page 105, éd. Kûhn, et ibidem^ II, préf., page 509.

3. Démétrius parle du genre épistolaire et en donne les règles. IlepV IpiXTiveia;, eh. 223. — Cf. ibidem, ch. 228 et 231.

4. Athénée, X, 483, F, mentionne un ouvrage historique de Ilieronymos de Rhodes publié sous forme de lettres.

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