‹ Étude sur TurgotChapitre 9 sur 22 · LA MARINE · texte numérisé non relu

LA MARINE

La géograpbia maritime, la théorie de la navigation, celle de la construction des vaisseaux, n'étaient point étrangères h Turgot. Il connaissait les besoins de la marine française et l'état de nos oolonies. Fortifier l'une aux melUeures conditions possibles par nos relations eommer>cîales avec la Suède, améliorer la situation ma» tériaUe et morale des autres, entreprendre des expéditions où la science, le commerce, l'étendue de nos possessions coloniales n'auraient

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qu'à gagner : telle était la pensée du nouveau ministre.

Il fallait, pour cela, changer des usages et des règlements administratifs et, par conséquent, toucher à des intérêts fondés sur des abus et aux personnes qui en profitaient. Les rapports entre la métropole et les colonies devaient aussi subir de profondes modiltcations, au nom de la liberté et de la justice, et au plus grand avantage des coloniesetdelametropoIe.il songeait égalementà l'abolition prudente de l'esclavage dans nos possessions transatlantiques. Ses idées sur la marine se rattachaient à un plan grandiose qui faisait partie d'une conception magnifique , et nullement impraticable, en matière de droit international et de pacification universelle. Mais Texécution de pareils projets demande du temps, et Turgot ne resta que cinq semaines à. k marine. Le poste de contrôleur général, auquel il fut appelé, ouvrait encore un

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champ plus vaste t son activité réparatrice et bienfaisante. Il devait y trouver aussi de plus grandes difficultés '.

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