CONCLUSIONS
Dans le blenno-rhumatisme, à côté des arthrites inflammatoires dues à la pullulation du gonocoque, ou de microbes associés, ou à l’action directe de toxines microbiennes, il existe des arthropathies d’origine névropathique. Les névralgies, les arthralgies, les troubles de la sensibilité rencontrés dans le rhumatisme blennorrhagique permettent de songer assez légitimement à cette origine.
De même les cornes cutanées, les amyotrophies, qui accompagnent si souvent les arthropathies, doivent être rangées, avec elles, dans le groupe des {roubles trophiques évoluant sous l'influence du système nerveux. Ces manifestations nerveuses remarquables par leur généralisation, et presque toujours par leur symétrie sont dues à une localisation du poison blennorrhagique sur la moelle ou sur les nerfs périphériques.
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Le gonocoque de Neisser, comme d’ailleurs nombre d’autres germes pathogènes, est capable de produire des
toxines. Ces foxines gonococciques peavent agir sur le système nerveux, v provoquer des lésions purement dynamiques, que les moyens d'investigation appliqués actuellement ne permettent pas d'apprécier.
Pour nombre d'auteurs ces manifestations nerveuses sont en relation avec des altérations méningo-médullaires réelles ; mais, dans bien des cas, les lésions ne doivent pas être aussi étendues ni aussi profondes qu'on l'avait supposé, et on est. en droit aujourd'hui de se demander s'il ne s’agit pas de troubles plutôt dynamiques qu'organiques. L'évolution des accidents, même graves, vers la guérison doit faire douter de l’existeuce d’altérations véritables du névraxe.
Vu le Doyen :