‹ Etude théorique des alliages métalliquesChapitre 14 sur 42 · peu visible · texte numérisé non relu

peu visible

515 (peu visible)

Pour certains aciers il a été fait plusieurs déterminations qui mettent en vue certaines variations. Le chiffre placé après le pourcentage en nickel près les courbes indique le nombre de chauGfage.

Avant d'achever ce qui a trait à la thermo-électricité nous voudrions montrer en quelques mots comment cette méthode a permis à M. Belloc d'étudier sur les aciers un phénomène particulièrement intéressant relatif à leur décarburation.

Lorsque, après chaque expérience relative à la mesure des forces électromotrices des couples acier-platine, on démonte l'appareil, on remarque que le fil d'acier a changé de couleur, qu'il est devenu beaucoup plus blanc et que le platine, d'une part, et la terre de pipe qui entoure le couple, d'autre part, présentent une coloration violette qui est d'autant plus intense que la durée du chauffage a été plus grande.

Lorsqu'on emploie des aciers très carbures, on remarque

que la composition chimique est très altérée et que les mesures des forces électromotrices faites sur des aciers ayant subi plusieurs échauffements indiquent nettement que Ton se trouve en présence d'un acier de plus en plus doux. D*ailleurs

Ni 0/0

1100 1000 OOi) 800 700 600 500 400 300 200 100

Fio. 83. — Courbes données par les aciers au nickel à 0,800 0/0 de carbone {suite). Travaux de M. Boudouard.

après un certain temps Tacier est devenu malléable et ne prend plus la trempe. Il y a donc eu décarburation.

M. Belloc étudia de plus près le phénomène en chauffant par courant électrique une spirale d'acier dans un récipient contenant le gaz en présence duquel on veut opérer ou en portant un morceau d'acier dans un four à chauffage électrique dans lequel circule le gaz voulu.

THERMOÉLECTRICITÉ 129

Les résultats obtenus sont les suivants :

La décarburation spontanée des aciers est un fait d'ordre général qui se produit chaque fois que Ton chauffe un acier au-dessous de 800* dans n'importe quel milieu.

Ce phénomène est lié à la présence des gaz occlus dans ce métal. Ces gaz sont d'autant plus difficiles à expulser que Tacier est moins carburé.

En Tabsence des gaz occlus, non seulement le carbone ne disparait pas par la chauffe, mais ilyasurcarburation par suite du phénomène secondaire de la volitilisation du fer dans le vide.

Parmi les travaux récents qui viennent d'être publiés sur la thermoélectricité nous tenons enfin à citer l'étude de M. Harrison^ relative h la thermo-électricité des couples fercuivre et fer-nickel, et celle de M. Steinmann sur quelques bronzes, laitons, maillechorts, etc.

Page 1