CHAPITRE X DENSITÉS
Principe. — Supposons q.ue nous cherchions à étudier les alliages formés par deux métaux M^ et M2 dont la teneur varie de puis 0/0 de M^ et 100 0/0 de Mo j usqu'à 100 0/0 de Mj elO 0/0 de M2, en passant par toutes les compositions intermédiaires.
Si les deux métaux ne donnent aucune combinaison, on aura toujours la densité théorique; cette densité A peut se calculer de la façon suivante:
Soit un alliage contenant p^ du métal M| et p2 du métal M2, la somme p^ + P2 étant égale à 100 ; soient rf| et d^ les densités des deux métaux composants. On pourra écrire que le volume du corps composé est égal à la somme des volumes des composants; on aura donc:
£1 4. £a - Pi + P2 - 125, rf, ^ dj " A ""A
d'où :
Ar=:
Supposons que, en déterminant les densités des alliages, nous trouvions parfois des écarts très grands avec la densité théorique. Ces écarts pourront nous indiquer des combinaisons, qui se forment soit avec contraction, soit avec augmen-
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tation de volume. Toutefois nous ne pourrons jamais conclure, d'une pareille étude, que nous avons bien toutes les combinaisons données par les métaux M| et M2 ; car certaines peuvent se former sans contraction et sans augmentation de volume. La densité trouvée peut se rapprocher sensiblement de la densité calculée, ou du moins Técart peut être si peu sensible que Ton ne doit rien conclure et que Ton peut môme l'attribuer, soit à de très légères impuretés, soit à un état des métaux un peu différent de celui sous lequel ils pouvaient se trouver lorsqu'ils ont servi à la détermination de leurs propres densités. Nous nous permettons d'insister sur ce dernier point : une étude très intéressante de M. Riche portant sur les alliages étain-cuivre a montré que les écarts obtenus en prenant du métal en barre ou en limailles différaient considérablement. Le tableau suivant donne quelques-uns des résultats obtenus :