CONCLUSIONS
Nous avons vu que les différents cas pouvant se présenter lorsqu'on fond ensemble deux ou plusieurs métaux sont les suivants :
. l*" Les métaux ne se mélangent pas ;
2"" Les métaux se mélangent mécaniquement ;
S"" Les métaux se dissolvent les uns dans les autres ;
4* Les métaux se présentent sous des états allotropiques différents;
5" Les métaux peuvent donner naissance à des combinaisons défmies qui ne sont solubles ni dans les métaux constituant, ni dans une autre des combinaisons ;
6*^ Les métaux donnent naissance à une combinaison qui se dissout dans Tun des métaux constituant ou dans Tune des combinaisons ;
T Les métaux sont isomorphes et cristallisent ensemble.
Les méthodes que nous avons rapidement étudiées permettent justement de préciser la constitution des alliages.
De toutes ces méthodes, la métallographie microscopique est la plus rapide et la plus générale. Elle permet de voir les constituants et par conséquent de déterminer les variations de microstructure apportées par les traitements mécaniques, thermiques, chimiques, La métallographie n'est plus, à Theure
actuelle» une science de laboratoire, elle constitue une méthode d'essais. Aussi son emploi se génëralise-t*il de plus en plus dans les différentes industries qui utilisent les produits métallurgiques.
La méthode des courbes de fusibilité détermine les combinaisons et les eutectiques (maxima et minima de la courbe) ; elle n'est pas suffisamment précise pour permettre de mettre en vue toutes les combinaisons. Elle donne cependant des renseignements extrêmement précieux dans un grand nombre de cas.
Quant aux surfaces de fusibilité, elles demandent un tel nombre de déterminations, qu'elles sont presque impossibles à utiliser. Cette méthode, basée sur la détermination des points de fusibilité, n'est donc réellement pratique que pour les alliages binaires.
La détermination des courbes de refroidissement n'est intéressante que pour des métaux qui présentent des transformations pendant la variation de température. La variation de la position du ou des points de transformation avec le pourcentage des éléments donne des résultats de tout premier intérêt.
La méthode de la résistance électrique présente une généralité particulièrement précieuse ; elle est de pratique facile, bien que la préparation des échantillons soit un peu longue. On sait que les maxima des courbes de résistance électrique correspondent aux combinaisons.
Les déterminations du pouvoir thermoélectrique, de la force électromotrice de dissolution, des chaleurs de formation et des chaleurs spécifiques, n'ont point été suffisamment étudiées pour que l'on puisse en bien montrer l'intérêt. Ce sont, en tous les cas, des méthodes délicates, extrêmement longues, et qui ne peuvent être utilisées comme méthodes d'essais.
L'examen magnétique des alliages ne trouve que des applications très restreintes, puisque le nombre des métaux magnétiques ne s'élève qu'à trois. La méthode des dilatations présente, au contraire, une généralité très intéressante, tant