PLANCHE III
Grossesse tubaire isthmique. — Embryon long de 5 millimètres.
(OB3SERVATION I)
Fr, 9 et 10. — Représentent, aux grossissements de 110 et 250 diamètres, les éléments du placenta dans la région pl située au-dessous de H (fig. 5, pl. I).
Vi. — Villosité fœtale limitée par une assise de hautes cellules claires à noyau ovalaire basal (couche cellulaire de Langhans) et par une couche plasmodiale foncée à petits noyaux foncés (syncitium) dont les bourgeonnements s font saillie dans l’espace sangui-maternel E.
La couche cellulaire de la villosité Vi se continue avec une colonne cellulaire prévilleuse B deux fois étranglée, bordée de lames plasmodiales irrégulières à petits noyaux foncés (syncitium). Les cellules de cette colonne B comme celle d'ailleurs de la colonne voisine LB, sont des cellules polygonales claires à protoplasma translucide à noyau central vésiculeux pâle pourvu d’un nucléole. Elle sont morphologiquement identiques aux cellules de la couche de Langhans.
En B, la colonne cellulaire est moins dense, les éléments cellulaires sont éparpillés, séparés par des espaces vides que remplissent une ou plusieurs vésicules vides. Ces vésicules vides occupent avec quelques globules rouges le couloir E que limitent les éléments Vi, B d’une part, — B; B, d'autre part. De ci, de là, le couloir est tapissé par des plaques plasmodiales irrégulières à petits noyaux foncés (syncitium). La lime plasmodiale qui revêt les colonnes cellulaires B, et B, est particulièrement dense dans les parties supérieures de la figure 10 au-dessous de l’espace E E, qu’occupent des amas de globules sanguins maternels g et des vésicules vides à cavité translucide, à fine membrane d’enveloppe circulaire.
En p, p,se voient de grosses masses plasmodiales pâles, à noyaux multiples vésiculeux et pâles (cellules géantes) ; certaines de ces masses sont creusécs de vacuoles r (tig. 9).
PLANCHE IV
Grossesse tubaire isthmique. — Embryon long de 5 millimètres.
(OBSERVATION I
Fi@. 11. — Znsertion pariétale de l'œuf, à 3 millim. au-dessus de la région R (paroi postéroinférieure du sac), sur une coupe sagittale passant par l’orifice de rupture (1 — 65).
La coupe comprend l’espace intervilleux Ei, des villosités choriales Vi, des villosités crampons, la capsule externe de l'œuf, la paroi tubaire musculo-conjonctivo-vasculaire et le péritoine.
Les quatre villosités les plus excentriques sont des villosités crampons, que précèdent des colonnes cellulaires prévilleuses ; les cellules de ces colonnes sont d’abord tassées, puis plus lâchement éparpillées et plus volumineuses.
Elles se continuent avec une nappe cellulaire (capsuleexterne de l'œuf) dont lesélémentssont dissociés par de fines travées de fibrine dense. Les éléments de cette nappe cellulaire capsulaire sont : de grosses cellules polygonales à noyau vésiculeux pâle, à protoplasma translucide ; — des masses plasmodiales pâles à gros noyaux multiples vésiculeux et pâles (cellules géantes) ; — et des lames plasmodiales s, à petits noyaux foncés (syncitium), semées à la surface interne de la capsule de l’œuf, sur le plancher de l’espace intervilleux.
Il y a une limite très franche entre cette couche capsulaire et la paroi musculo-conjonctivo-vasculaire de la trompe. Celle-ci, épaisse de 0 millim. 4 à 0 millim. 5, ne présente comme modification qu’une riche infiltration leucocytaire sous la capsule externe de l'œuf et une hypertrophie du système vasculaire (veines v, artères a, a).
F1G.12. — Znsertion parüétale de l'œuf dansla région située au-dessous de H (paroi antérosupérieure du sac, pl. I, fig. 5) (1 = 77).
La coupe comprend l’espace intervilleux, des villosités crampons Vi, des colonnes cellulaires prévilleuses (+), la capsule externe de l'œuf, la paroi tubaire musculo-conjonctivovasculaire et le péritoine.
Les gros cercles blancs indiquent la limite de la capsule externe de l’œuf et de la paroi musculo-conjonctivo-vasculaire de la trompe infiltrée à ce niveau d’une grande quantité de leucocytes.
Au niveau de la capsule de l’œuf sont des coupes de petits vaisseaux ectasiés (C, C1, Co) dont la paroï est revêtue par un endothélium; autour de l’endothélium, et le soulevant quelquefois, sont les gros éléments cellulaires clairs à noyau vésiculeux de la capsule. L'un de ces petits vaisseaux, vraisemblablement une veinule C, s'ouvre dans l'espace intervilleux. Les deux berges de l’ouverture sont tapissées non pas par un endothélium, mais par une plaque plasmodiale à petits noyaux foncés (syncitium) creusée de vacuoles vides 5, s.
Voir, pour les rapports de la capsule de l’œuf et des colonnes celiulaires prévilleuses, la figure 13 et sa légende.
Fi, 12,
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PLANCHE V
Grossesse tubaire isthmique. — Embryon long de 5 millimètres.
(OBSERVATION I
F1@. 18. — Znsertion pariétale de l'œuf : partie moyenne de la fig. 12 (1 — 125).
Lu figure comprend : les villosités crampons Vi Vi, Vi, ; les colonnes cellulaires prévilleuses correspondantes B B, B, B; ; la capsule externe de l'œuf limitée du côté de la paroi tubaire par les gros points blancs ; la zone sous-capsulaire d'infiltration leucocytaire.
La colonne cellulaire B, est pleine, elle est entourée d'une mince lamelle irrégulière de « syncitium ».
On suit sur la villosité Vi; la continuité des cellules dites de Langhans avec les assises cellulaires de la colonne B; tapissée par quelques lames plasmodiales à petits noyaux foncé (syncitium).
Du flanc gauche de la villosité Vi, part le bourgeon villeux Vi.
La colonne B est envahie à sa partie supérieure par une pointe avancée de tissu conjonctif fœtal (Vi).
Entre la colonne B, et la capsule externe de l’œuf est un espace E occupé par des globules rouves maternels, des masses plasmodiales p. à gros noyaux vésiculeux multiples (cellules géantes), des cellules polygonales éparpillées (au droit de p, entre B, et p); entre ces divers éléments, on voit des capsuies réfringentes spbériques vides. Les bords de cet espace E sont plaqués d'une façon discontinue de lames plasmodiales s (syncitium).
La capsule externe est constituée par un stroma de fibrine dense alvéolaire dont les alvéoles renferment de grosses cellules à protoplasma translucide et à noyau central vésiculeux pâle. Sa surface interne est tapissée par des masses plasmodiales à noyaux vésiculeux pâles (cellules géantes) et par les lamelles plasmodiales s à noyaux foncés (syncitium).
F1Q. 14, — Znsertion pariétale de l'œuf (mêmerégion que celle de la fig. 12, maïs sur une coupe sagittale vois'ne passant par l’orifice de rupture). (1 — 55).
La coupe comprend : l'espace intervilleux E et ses éléments B, pr; la capsule externe de l'œuf et une partie de la paroi tubaire.
B. colonnes cellulaires pleines entourées de «syncitium ».
pr — Réticulum très fin, dont les travées sont constituées par un protoplasma grenu, pâle, sans limites cellulaires, avec petits noyaux foncés ; les mailles sont occupées, les unes par un coagulum léger, les autres par de grosses cellules claires semblables à celles des colonnes prévilleuses, les autres par des capsules réfringentes creuses.
La capsule externe de l'œuf limitée par les gros points blancs est épaisse : elle est constituée par un stroma alvéolaire de fibrine dense dont les alvéoles renferment des cellules à protoplasma translucide, à noyau vésiculeux pâle et des sphères réfringentes creuses.
Fia. 14.
PLANCHE VI
Grossesse tubaire isthmique. — Embryon long de 5 millimètres.
(OBSERVATION I
FIG. 15. — Znsertion pariétale de l'œuf: région voisine de celle que représente la figure 12 et appartenant à la même coupe sagittale (1 — 59).
La coupe comprend l’espase intervilleux et ses éléments, la capsule externe de l'œuf et la totalité de la paroi tubaire :
sr. — Réticulum plasmodial à noyaux foncés (syncitium); les mailles du réticulum sr de gauche renferment de nombreuses cellules à protoplasma réfringent et à gros noyaux pâles ; les mailles du réticulum central sont presque toutes vides ou renferment un léger coagulum.
B. — Colonne cellulaire prévilleuse greffée par l'intermédiaire de plaques de syncitium sur un éperon de la capsule externe saillant entre B et E.
La capsule externe limitée par les gros points blancs a la même structure que sur les coupes précédentes ; sa surface interne est toute pavée de « cellules géantes ».
La paroï tubaire est riche en faisceaux musculaires tassés et légèrement hypertrophiés dans ses couches internes, dissociés par un tissu conjonctif légèrement œdémateux dans ses couches sous-péritonéales.
F1@. 16. -— Décalque schématique au trait d'une photographie microscopique de la région voisine de la rupture H o 0’ H, (planche I, fig. 5) (1 — 10).
p. — Paroi tubaire réduite à quelques fibrilles conjonctives et au péritoine, tapissée par la capsule externe de l'œuf.
Ci; Co. — Caïllots anciens en voie d'organisation; on ne retrouve plus trace de paroi tubaire en ces points. '
0 0’. — Zone d'amincissement maximum ; l’espace intervilleux n'est séparé ‘de la' cavité péritonéale que par une bande de fibrine dense épaisse de © millim. 05 à O0 millim 1, dans les mailles de laquelle gisent de ci, delà. des cellules polygonales claires ou des masses plasmodiales à noyaux multiples C’est la région o o’ qui s’est effondrée, lors de la rupture, entre les deux berges C, et C..
Vi. — Villosités choriales ; B colonnes cellulaires prévilleuses.
©. — Caiïllots récents de l’apoplexie ovulaire.
PLANCHE VI
Caps ule externe
de l'œuf
Paroi lub'°