‹ Etudes antiquesChapitre 59 sur 87 · ACTE · texte numérisé non relu

ACTE

DLYSSE.

Un morcpati de ce pain que, vous ne mangez pas, Serait pour l’indigent un excellent repas ;

Songez que l’abondance, auprès de la disette, Envers ceux qui n’ont rien , seigneur, est une dette.

CTÉSIPPE

Paix!

ULYSSE

Si vous n’êtes pas à l’abri du remords.

Une bonne action efface bien des torts.

CTÉSIPPE

Va-t’en. Tu n’auras rien.

ULYSSE) à Amphinomc.

Et vous, mon beau jeune homme.

Ne donnerez-vous pas, magnanime Amphinome?

Je suis sûr qu’au moment de choisir un époux ,

Toute fille voudrait un mari tel que vous.

Donnez , et puissiez-vous avoir en récomjrenso Une femme prudente et craignant la dépense!

AMPflINOHE) ten Jani sa coupe à vlysüe»

Prends ma coupe, vieillard; bois ce vin généreux,

Et qu’un jour les destins te soient moins rigoureux!

ULYSSE) lui rcDilant la coupe^ apres avoir bu.

Noble Amphinome, fils d’un père respectable.

Vous êtes un seigneur pieux et charitable ;

Écoutez en retour l’avis d’un vagabond :

— Qu’importe qui je suis, si mon conseil est bon! —

ULYSSE

Je vois qu’on fait ici des choses que je blâme;

On pille un homme absent, et l’on poursuit sa femme. Est-ce juste? Non certe ; et je crois que les Dieux Ne lolércront plus ce pillage odieux.

Retirez-vous ; parlez ; gagnez votre demeure A l’instant; n’allondcz pas un jour, pas une heure; Partez vite; la Mort ignore les délais; nilé accourt , ci déjà plane sur ce palais.

A M P II I N O M E , effrayé, *e 1ère, puis se rasseyant.

Bah ! j’y réfléchirai demain.

ULYSSE

Trop tard peut-être.

Roprenaut un tou humble, et s’adressant à AntluoSi.

Donnez , Ântinoiis; donnez, mon jeune maître ;

Vous devez donner plus qu’aucun de vos amis ;

Car, à ne pas mentir, vous ôtes le mieux mis ;

•Vous avez l’air d’un roi qui siège sur son trône.

— J’étais riche autrefois, et je faisais l’aumône;

Mais mon vaisseau

ARTIN0U6.

Paix donc! éternel discoureur!

Va servir, fainéant, chez quelque laboureur.

Tu trouves plus aisé de vivre dans la rue ,

Que de gagner ton pain en poussant la charrue.

ULYSSE

Oh ! si nous labourions, tous deux, au même endroit. Nous verrions qui ferait le sillon le plus droit.

Non , allez; je ne suis ni fainéant, ni lâche;

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